Par Deborah Brautigam et Meg Rithmire – Le 6 février 2021 – Source The Atlantic

La Chine, nous dit-on, incite les pays les plus pauvres à contracter prêt sur prêt pour construire des infrastructures coûteuses qu’ils ne peuvent pas se permettre et qui n’apportent que peu de bénéfices, tout cela dans le but que Pékin puisse prendre le contrôle des actifs de ses emprunteurs en difficulté. Alors que les États du monde entier s’endettent pour lutter contre la pandémie de coronavirus et soutenir des économies en perte de vitesse, les craintes de telles saisies éventuelles n’ont fait que s’amplifier.
Selon ce point de vue, l’internationalisation de la Chine, telle qu’elle se déroule au travers de programmes comme les Nouvelles routes de la soie, ne serait pas seulement une quête d’influence géopolitique, mais aussi, selon certains, une arme. Une fois qu’un pays est coincé par les prêts chinois, comme un joueur malchanceux qui emprunte à la mafia, il est la marionnette de Pékin et risque de perdre un membre.
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Eh bien, je vais aussi en parler. Je veux dire toute cette affaire AUKUS et la perte par la France d’un énorme contrat pour fournir des sous-marins à la Royal Australian Navy. À ce stade, je ne suis pas intéressé par les détails techniques de cette histoire, car il est inutile de se concentrer sur les détails techniques de quelque chose qui peut encore changer plusieurs fois, peut-être même ne jamais se concrétiser. En revanche, je m’intéresse, comme toujours, aux facteurs fondamentaux qui définissent le cadre du problème. Le Drian et toute personne au sommet de la politique française peuvent bien exprimer leur frustration et jouer aux jeux géopolitiques qu’ils veulent :
Une étrange guerre, par mots interposés, a éclaté ces derniers jours dans les pages des médias financiers entre le milliardaire George Soros, spécialiste des fonds spéculatifs et des révolutions de couleurs, et le gigantesque groupe d’investissement BlackRock. Le motif de cette dispute est la décision du PDG de BlackRock, Larry Fink, d’ouvrir le premier fonds commun de placement étranger en Chine, sans doute pour attirer l’épargne de la nouvelle population chinoise à revenu moyen. Dans une récente interview à un journal, Soros a qualifié la décision de BlackRock de menace pour les investisseurs de BlackRock, mais aussi pour la sécurité nationale américaine.

Vingt ans se sont écoulés depuis le 11 septembre, alors où en sommes-nous aujourd’hui ? Je vais donner mes réponses courtes sous forme de points et vous laisser ensuite réfléchir à vos propres conclusions. Voici les miennes :
Nous vivons une nouvelle ère fascinante de réformes socialistes, très ambitieuses et radicales, qui ne visent qu’un seul résultat : gagner la bataille technologique contre l’Amérique.