La guerre contre la Chine et la Longue Marche des temps modernes


Par Izak Novak − Le 18 avril 2020

« Nous sommes réunis ici, au point de départ de la Longue Marche, pour nous souvenir de l’époque où l’Armée rouge a commencé son voyage. Nous entamons maintenant une nouvelle longue marche, et nous devons tout recommencer » – Xi Jinping, mai 2019.

La propagande entourant la COVID-19 et la réponse de la Chine n’est que la dernière marche de l’escalade d’une stratégie géopolitique à long terme de l’impérialisme américain pour détruire la Chine. Peu de gens de gauche ou du mouvement socialiste subsistant dans le noyau impérial ont prêté attention à l’explosion historique des relations entre les États-Unis et la Chine. Depuis Deng Xiaoping, les relations entre les États-Unis et la Chine dépendaient de ce que j’appelle ici le « marché » entre le capital américain et l’État socialiste chinois en progrès continuel.

La classe dirigeante des États-Unis comprend maintenant qu’elle n’a réussi qu’à trouver sa propre fin. Avec la production en hausse croissante de la Chine et sa capacité technologique accrue également, sa volonté de développer les pays voisins et de mettre fin à l’ordre de l’après-Seconde Guerre mondiale dirigé par Washington par l’intermédiaire de la BRI, tout cela est une accélération dans le même sens. Les réformes du marché du système chinois n’ont pas eu le même résultat qu’en Union soviétique – au contraire, la direction du Parti communiste chinois s’est renforcée à mesure que l’État s’emparait habilement des capacités technologiques, organisationnelles et productives du capital américain.

En conséquence, un processus régulier de « découplage » politique et économique a été choisi et accéléré par le régime Trump. Nous sommes maintenant à l’ère de la guerre hybride entre les États-Unis et la Chine.

Cet article exposera la progression historique jusqu’à cette nouvelle ère.

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Le Guardian calomnie le président syrien avec un article trompeur lié à l’explosion du port de Beyrouth


Par Moon of Alabama – Le 15 janvier 2021

Le 4 août 2020, 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées dans un entrepôt du port de Beyrouth explosaient, détruisant une grande partie de la ville.

Cette dangereuse charge avait été déchargée d’un navire défectueux qui avait été saisi par les autorités libanaises. Elle était entreposée depuis 2013. Malgré les avertissements d’urgence, la bureaucratie libanaise n’avait jamais trouvé le moyen de se débarrasser de la dangereuse cargaison.

Rapidement, des théories du complot se sont développées au sujet du « vrai » propriétaire du bateau et de la finalité du chargement, ainsi que sur les personnes qui auraient pu avoir intérêt à le faire exploser. Aucune de ces théories n’avait beaucoup de sens. L’explication initiale de la lourdeur bureaucratique et d’une pure négligence est toujours la plus plausible.

Mais cela n’empêche pas le journal anglais, The Guardian, d’essayer de rejeter la responsabilité de l’incident sur le gouvernement syrien :

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Biden, la Chine et la Russie


Par Brian Cloughley − Le 5 janvier 2021 – Source Strategic Culture

Le président américain élu Joe Biden n’est pas un menteur de l’ampleur de son futur prédécesseur qui a fait plus de 20 000 « déclarations fausses ou trompeuses » au cours de sa désastreuse présidence. Mais Joe Biden fait des déclarations oiseuses, comme par exemple lorsqu’il a affirmé avoir rencontré le Premier ministre soviétique Alexeï Kossyguine à Moscou en 1979. En 2007, il écrivait que « Brejnev avait un air pâle ; nous ne le savions pas, mais il était déjà malade et mourant. Le président soviétique s’est excusé après les présentations et a confié la rencontre à Kossyguine ». Cela semble exact. Mais ce n’est pas le cas, car un historien de l’Université de Lille en France, Andreï Kozovoi, a fait des recherches sur la visite et a découvert que Brejnev n’a jamais mentionné avoir rencontré Biden, ni son secrétaire ou toute autre personne lors de la visite. L’ancien sénateur Bill Bradley faisait partie du groupe avec Biden et aurait déclaré : « Brejnev n’a participé à aucune réunion à laquelle j’ai assisté et j’ai participé à toutes les réunions de la délégation lors de ce voyage ».

Ensuite, Biden a affirmé avoir été arrêté en Afrique du Sud sous l’apartheid, en 1990, pour avoir prétendument « essayé de rencontrer » Nelson Mandela en prison. Le Washington Post a découvert que cette histoire était également un ramassis d’inepties – et Biden a été contraint de l’admettre.

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Quelques infos sur l’apartheid


Par Moon of Alabama – Le 12 janvier 2021

Sheldon Adelson, l’oligarque des casinos qui a financé des causes d’extrême droite ainsi que les carrières politiques de Donald Trump et Benjamin Netanyahou, est mort. En 2013, Adelson avait appelé à bombarder Téhéran (vidéo).

Bon débarras.

Malheureusement, son argent continuera d’affluer vers l’extrême droite, car c’est sa femme israélienne qui dirige maintenant l’affaire.

Autre info, B’Tselem, la plus importante organisation israélienne de défense des droits de l’homme, décrit finalement Israël et son contrôle des territoires palestiniens comme étant un seul et même régime d’apartheid :

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Les Démocrates utilisent l’incident du Capitole pour réprimer la dissidence politique


Par Moon of Alabama – Le 9 janvier 2021

En regardant cette émission de Jimmy Dore sur l’incident du Capitole, on peut clairement voir que certains policiers étaient réticents à intervenir contre les visiteurs surprises. Certains ont même pris des selfies avec les policiers. La police a peut-être été débordée et a décidé qu’il aurait été contre-productif de se battre davantage. Ou peut-être ont-ils laissé faire exprès ?

La théorie du LIHOP [Let It Happen On Purpose, laisser faire intentionnel, NdT] est souvent appliquée à l’incident du 11 septembre 2001. Le FBI et d’autres acteurs savaient que des terroristes du Moyen-Orient étaient sur le point d’utiliser des avions pour attaquer les États-Unis, mais il a été décidé de laisser faire et d’utiliser l’événement à des fins politiques. Ce gain politique a pris à la fois la forme  du Patriot Act qui a donné au gouvernement plus de pouvoir pour espionner ses citoyens et la forme de la guerre contre le terrorisme au Moyen-Orient.

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L’épiphanie de la déchirure occidentale


Par Alastair Crooke – Le 4 janvier 2021 – Source Strategic Culture

La couverture du TINA (il n’y a pas d’alternative) qui recouvrait le monde est en train de se déchirer. Elle se déchire pour l’instant au niveau des coutures. Maintenant que les tribunaux américains ont abdiqué leur rôle d’arbitre pour les élections du 3 novembre, il semble que le président Trump fera un dernier effort pour changer le cours des événements entre le 6 et le 20 janvier (jour de l’inauguration). Au moment où nous écrivons ces lignes, quelque 140 représentants républicains affirment qu’ils contesteront le résultat de certaines élections le 6 janvier. La question de savoir si ce défi réussira (dans toutes ses dimensions) reste posée.

Que se passera-t-il alors ? Eh bien, l’Amérique rouge – à tort ou à raison – pensera que le 20 janvier est « une impasse » pour eux. Huit républicains sur dix pensent que l’élection a été volée ; que la course cruciale au Sénat de Géorgie sera probablement « volée » elle aussi ; que la destruction des petites et moyennes entreprises par le confinement est une stratégie préméditée pour consolider les oligarques du Big Business ; et qu’en fin de compte, les Américains rouges [ceux qui soutiennent Trump, NdT] seront confrontés au « totalitarisme mou » de la « Cancel Culture », orchestré par Big Tech. Telle est leur perspective – leur épiphanie. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est plutôt sombre.

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Jack Ma va-t-il sarcler les pommes de terre ?


Par Bruno Guigue − Le 8 janvier 2020 − Source Le Grand Soir

Avec cette belle unanimité qui la caractérise, la presse pluraliste du monde civilisé nous invite désormais à pleurer sur le sort de Jack Ma, célèbre milliardaire mystérieusement disparu. Le malheureux homme d’affaires va-t-il reparaître un jour, ou sombrer dans les oubliettes d’un régime totalitaire prêt à tout pour asseoir sa domination ? Va-t-il finir dans un camp de concentration, triste compagnon d’infortune des pauvres Ouïghours qui n’ont pas encore été mangés tout cru ? Est-il en train de sarcler les pommes de terre dans une exploitation agricole, de manier la pelle à charbon dans une centrale thermique, ou bien, peut-être, de se préparer une infusion de chrysanthème dans une obscure maison de retraite pour capitalistes récalcitrants ?

En fait, rien de tout cela. Sa famille a déjà annoncé qu’il était chez lui, bien portant, et qu’il préférait faire profil bas un certain temps vu les circonstances.

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Un départ en grande pompe


Par Moon of Alabama – Le 7 janvier 2021

Les partisans de Trump veillent à ce que leur président puisse partir en beauté.

Nous assistons à un mordant retour de bâton de la politique étrangère américaine. Quelqu’un se souvient-il encore du moment où les tiques bleues de Twitter saluait cette action « pacifique » et « pro-démocratie » ?

La présidente de la Chambre, Nanci Pelosi, avait même dit, à propos des protestations à Hong Kong, : « C’est un beau spectacle à contempler ».

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Le « Blob » de la politique étrangère américaine sait pourquoi la Chine est une menace


En plus il a des idées pour la vaincre


Par Moon of Alabama – Le 5 janvier 2021

Andrew Bacevich fait référence à un essai intéressant de Richard Hanania sur la « menace » chinoise telle qu’elle est perçue par l’establishment américain.

La Chine est une menace envers l’idéologie dominante américaine

L’auteur affirme que la Chine, même si elle se développe et a dépassé les États-Unis sur le plan économique, n’est pas un ennemi des États-Unis et ne représente aucun danger pour la sécurité des États-Unis ou d’autres pays :

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La Russie et l’administration Biden


Par The Saker – Le 29 décembre 2020 – Source The Saker Blog

Il semble bien que, d’une manière ou d’une autre, Biden va prendre le contrôle de la Maison Blanche et, si Trump et ses partisans peuvent encore tenter quelques choses, la corrélation politique des forces au sein des classes dirigeantes américaines est clairement contre Trump. Quant aux « déplorables », ils ont été neutralisés en leur volant l’élection. Ce qui signifie que la Russie sera bientôt confrontée à la bande de néoconservateurs messianiques la plus russophobe de l’histoire. Que peut donc en attendre le monde ?

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