Ghani demande un cessez-le-feu
Par Moon of Alabama – Le 4 mai 2021
Lorsque l’administration Biden a annoncé que les États-Unis allaient se retirer de l’Afghanistan, j’ai essayé de prédire ce que feraient les talibans :
Biden ayant annoncé une date limite pour ce retrait, il est probable que les talibans prolongeront leur cessez-le-feu avec les États-Unis jusqu'à ce jour, mais qu’ils poursuivront leur combat contre les forces gouvernementales afghanes et ISIS. Ils attendront probablement que le dernier soldat étranger soit parti pour envahir les villes que les forces gouvernementales tiennent encore. Il est alors probable que les forces gouvernementales s'effondreront et que les seigneurs de guerre qui règnent actuellement sur Kaboul se battront entre eux et contre les talibans. Un an ou deux plus tard, les talibans contrôleront l'ensemble du pays.

Winston Churchill a fait remarquer qu’en temps de guerre, la vérité doit être entourée d’un garde du corps de mensonges. Nombre de mes propres articles, parmi les plus longs et les plus controversés, ont suivi une présentation quelque peu analogue, les sections d’ouverture, qui comptent parfois des centaines de mots ou plus, étant souvent plutôt inoffensives ou même quelque peu hors sujet. Elles sont destinées à servir d’introduction fade ou édulcorée au contenu beaucoup plus dangereux qui suit, qui pourrait autrement avoir tendance à alarmer et à dissuader le lecteur occasionnel s’il était introduit trop rapidement.

Vous souvenez-vous de l’indignation mondiale suscitée par les
La politique étrangère des États-Unis est devenue une sorte de Rubik’s cube global. À un moment donné, le cube est tout rouge, « l’équipe » semblant prête à désamorcer les tensions avec la Russie ou la Chine ; pourtant, l’instant d’après, le cube montre une autre facette, Washington se déchaînant à coups de sanctions, d’agressivité et de démonstrations de force militaires. Ce qui rend cela particulièrement déroutant est que ce cube d’un bleu si agressif aujourd’hui, montrait sa face d’un rouge apaisant hier, ou sinon le lendemain.
Peu de gens, hormis les spécialistes, ont entendu parler de la Commission mixte du JCPOA. Il s’agit du groupe chargé d’une tâche sisyphéenne : la tentative de relancer l’accord nucléaire iranien de 2015 par une série de négociations à Vienne.