Par Ibrahim Tabet − Mars 2017
« La guerre est la continuité de la politique par d’autres moyens »
Karl von Clausewitz
De la préhistoire au XXe siècle
L’homo, pas si sapiens que ça, est un animal guerrier et prédateur. Son histoire est jalonnée d’incessantes guerres d’ampleur et de types différents qui culminèrent avec les guerres totales du XXe siècle, celle opposant le néo-djihadisme islamiste à l’Occident au XXIe siècle en étant le dernier avatar. Les petits groupes errants de chasseurs-cueilleurs du paléolithique avaient peu de chance de se croiser. Et c’est à l’occasion de leurs rares rencontres que survinrent probablement les premières luttes à mort de l’espèce pour le contrôle du même territoire. Avec l’apparition, au néolithique, de villages d’agriculteurs-éleveurs, puis de la civilisation au Proche-Orient, ce sont les terres cultivables et les pâturages qui devinrent le principal objet des premières véritables guerres. Celles-ci étaient en gros de deux types : celles opposant les cités-États entre elles, également motivées par la volonté de puissance de leurs souverains, et celles occasionnées par les razzias ou les invasions de tribus nomades en quête de butin. Pour les Huns et les Mongols, face auxquels fut érigée la Grande muraille de Chine, la guerre était une culture et une manière de vivre.


Après le Brexit, la victoire de Donald Trump et l’élection surprise de Francois Fillon aux primaires de la droite, les médias occidentaux paniquent et révèlent d’une manière toujours plus flagrante leur fonction de purs propagandistes du système libéral-libertaire, quitte à interférer comme jamais dans le processus démocratique, tentant par des leviers tout à fait indifférents au débat d’idées, de propulser Macron d’un côté et de détruire Fillon de l’autre.




