Si c’est ce qu’ils veulent, qu’il en soit ainsi
Par Alastair Crooke – Le 26 octobre 2020 – Source Strategic Culture
Wolfgang Munchau, du site Euro Intelligence, a récemment suggéré que l’UE commettait des erreurs en n’écoutant que sa propre chambre d’écho (ceux ayant la même opinion). Munchau faisait référence au fait que lorsque Boris Johnson avait cherché à obtenir un accord « en vue » pour le sommet européen de ce mois, il avait été accueilli avec dédain. Le Conseil Européen a non seulement déclaré qu’aucun accord n’était en vue, mais qu’il n’y aurait pas d’accélération des négociations. Le Conseil a de plus fermement réaffirmé ses trois lignes rouges, « non négociables ».
La question que nous devrions nous poser, à nous-mêmes et entre nous, est celle-ci: pourquoi y a-t-il tant de désinformation à propos de la Covid de la part des autorités sanitaires, politiques, ainsi que des pressetitués? Beaucoup de désinformation nous vient des personnels de santé car eux-mêmes la reçoivent des autorités sanitaires et des chercheurs liés à Big Pharma. Mais pourquoi les autorités sanitaires elles-mêmes nous mentent-elles ?
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La Tchécoslovaquie a obtenu son indépendance de l’Empire austro-hongrois en 1918. Même si l’Empire austro-hongrois était une entité politique unique, la partie autrichienne et la partie hongroise existaient sous une double monarchie. Chaque moitié de l’empire exerçait un contrôle important sur sa région, indépendamment de l’autre moitié du pays. Les politiques différentes des Autrichiens et des Hongrois ont eu un fort impact sur ce qui constitue aujourd’hui la République tchèque et la République slovaque.
Je me souviens qu’un soir de l’année 1991, j’étais assis avec quelques amis à la cafétéria du SAIS et que je discutais de l’avenir des États-Unis avec quelques étudiants très intelligents, dont un colonel de l’armée pakistanaise, un capitaine américain ayant servi sur des porte-avions et un diplomate espagnol : nous étions tous d’accord pour dire que « le système » était parfait, pour ainsi dire, et que les États-Unis ne s’effondreraient que si un fort choc extérieur le frappait de plein fouet. Nous étions tous d’accord sur le fait que la combinaison de la meilleure machine de propagande de l’histoire, de la stupidité résultant de nombreuses heures quotidiennes passées à regarder l’Idiot Tube et, par-dessus tout, d’un appareil de répression très efficace, avait donné naissance à une dictature quasi parfaite : celle qui ne donne que l’illusion d’une démocratie et d’un pouvoir populaire.