L’audience de Navalny, comme la presse ne vous la présentera pas
Par Karine Bechet-Golovko − Le 3 février 2021 − Source Russie politics
L’audience hier de Navalny devant le tribunal à Moscou, devant statuer sur les violations de sa liberté conditionnelle invoquées par le Service fédéral russe d’exécution des peines, qui demandait la transformation de sa peine conditionnelle en prison ferme, a fait beaucoup de bruit. Et tel était le but. Une vingtaine de diplomates « du monde libre » dans la salle, Navalny transformant l’audience en show de bas étage et, devant bien répondre aux questions, reconnaissant avoir souvent violé ses obligations … car il avait mieux à faire. Condamné à 2 ans et 8 mois de prison ferme en raison du temps déjà passé en assignation à domicile à l’époque, il sera dirigé vers son lieu de détention. Le cirque international continue, Navalny présente à nouveau, enfin, un intérêt : il peut jouer le rôle de la victime, faute d’avoir pu remplir celui du dirigeant alternatif.
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L’État bleu [Démocrate] a tout pris. Et maintenant, il est donc aussi responsable de toute future « casse ». Trump n’est plus là et, « quelle coïncidence », un projet a émergé le jour même de son départ, (qui circulait déjà « dans les deux partis depuis quelques mois »). Un projet préconisant implicitement un « retour à la case départ » : c’est-à-dire un retour aux jours d’avant Trump ; essentiellement un retour à l’époque précédant le dumping du TPP par Trump et le début de la confrontation commerciale avec la Chine.
La plateforme de partage de vidéos YouTube, qui appartient à Google, vient d’empêcher de nombreux comptes de médias indépendants d’être rémunérés, une escalade brutale dans une campagne de plus en plus intense contre les médias alternatifs en ligne.
