Par Moon of Alabama – Le 3 mars 2021
Les politiciens et les militaires américains adorent prétendre qu’ils agissent pour rétablir la dissuasion :
Lorsque le président a illégalement ordonné l'assassinat de Soleimani en janvier de cette année, les responsables de l'administration se sont finalement ralliés à l'excuse qu'il s'agissait de "rétablir la dissuasion" contre les attaques de roquette des milices irakiennes soutenues par l'Iran. Même si ces attaques se sont poursuivies tout au long de l'année, comme auparavant, nous sommes revenus à la même vieille rengaine de menaces d'action militaire en réponse à des attaques qui n'auraient pas eu lieu si le président n'avait pas agi de manière imprudente. ...
Sans la campagne de "pression maximale" du président, les forces américaines en Irak seraient confrontées à beaucoup moins de risques qu'aujourd'hui, et un conflit entre nos gouvernements serait beaucoup moins probable. N'eut été de la décision du président d'ordonner l'attaque illégale et provocatrice qui a tué Soleimani et un chef de milice irakien, les tensions entre les États-Unis et l'Iran ne seraient pas aussi grandes qu'elles le sont aujourd'hui. Depuis deux ans et demi, l'approche de Trump vis-à-vis de l'Iran a été de provoquer puis d’accuser l'autre partie parce qu’elle a répondu aux provocations. Loin de décourager les attaques des milices soutenues par l'Iran et de l'armée iranienne elle-même, l'administration Trump les a incitées et provoquées.
Le président Joe Biden et son administration poursuivent, sans aucun changement, la même politique que l’administration Trump avait envers la Syrie, l’Irak et l’Iran.


J’ai rencontré Igor Morozov pour la première fois en 1991, à Moscou. Je n’étais jamais allé en Russie auparavant (j’avais été mis sur la liste noire du KGB en tant que « dangereux activiste antisoviétique » et « provocateur » ; à juste titre d’ailleurs). Mais dès la fin du 
Le député Jamie Raskin a conclu l’affaire de la mise en accusation de Donald Trump en citant un passage de Tom Paine, datant de 1776 : « La tyrannie, comme l’enfer, n’est pas facile à vaincre, mais nous avons cette consolation salvatrice : plus la lutte est difficile, plus glorieuse, en fin de compte, sera notre victoire ». La lumière et l’obscurité, le bien et le mal. C’est ainsi que l’essence de ce « procès spectacle » est révélée. Il s’agit d’un théâtre extravagant qui touche au manichéen en utilisant des clips télévisés montés pour présenter un drame composé, d’une part, de légitimité et de pouvoir, et d’autre part, de Trump et de ses partisans présentés comme des « ennemis », mais aussi comme des « tyrans sortis de l’enfer ».