Août 2022 – Source Nicolas Bonnal

Prélat conservateur de notre résistant XIXème siècle, Mgr Gaume évoqua les caractères des démons dans son Traité du Saint-Esprit : intelligence, agilité, vitesse, puissance ; toutes qualités que nous développons à foison avec les techniques de transport et la technologie de communication ; ces forces magiques transforment les humains en agents ou cibles démoniaques ; de là ce goût pour la bêtise, la dictature, le contrôle, la manipulation, l’hypnose, la lubricité, la passivité (pigritia, ou paresse) que nous avons vu se développer chez tous les hommes et les femmes modernes, y compris en nous-mêmes. Le satanisme est devenu industriel, et l’ubiquitaire dictature anglo-saxonne est son couronnement. Un petit rappel pour comprendre comment nous avons créé un monde fourmillant de démons. Pensons aussi au visionnaire biblique John Milton et voyez en lien notre texte sur le caractère hypermoderne et industriel du lexique miltonien du Paradis perdu.
Cette semaine sur RT, l’Europe qui n’en est plus aux sombres prédictions mais aux réelles conséquences de ses sanctions contre la Russie, l’Ukraine qui tourne à l’État terroriste/mafieux, la Russie qui lance son premier avertissement aux États-Unis et la Chine qui continue de subir les provocations autour de Taïwan.

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Un jour, dans le futur, un savant universitaire écrira un lourd tome intitulé Le déclin et la chute de l’empire occidental. La page de sommaire comprendra peut-être, entre autres, douze chapitres dont les titres ressembleront à ceci : Première Guerre mondiale. Deuxième guerre mondiale. Corée. Vietnam. Palestine. Iran. Nicaragua. Afghanistan. Irak. Syrie. Ukraine. Taïwan.
Les relations américaines avec la Chine, en ce qui concerne Taïwan, ont été dictées par des années de déclarations et d’engagements ambigus. Aujourd’hui, cette rhétorique s’effondre et un conflit armé semble plus proche que jamais – mais Washington est-il prêt à se battre pour Taïwan. Est-il seulement capable de gagner ?
Le poète WB Yeats a souvent utilisé dans ses écrits deux vieux termes folkloriques irlandais : « thrall » et « glamour » . Subir le « thrall » signifiait qu’une personne était totalement dominée par un « magnétisme » inexplicable émanant de son monde, et sous l’emprise duquel elle était tombée. C’était, si l’on veut, être pris par un sort irrésistible, « magique » , exercé par une « chose » , un « être » ou une « image-idée » . On avait l’impression d’être rendu impuissant, d’être tenu immobile dans une toile d’araignée, d’être ensorcelé.