Par Arnaud Bertrand – Le 2 Octobre 2026 – Source Blog de l’auteur
Il est extrêmement rare qu’un document provenant d’un groupe de réflexion de Washington déclenche une tempête des deux côtés du Pacifique, mais c’est exactement ce qui s’est passé avec celui écrit par Jennifer Kavanagh, intitulé “ A Second Island Chain Strategy for Asia”, publiée par Defense Priorities le 10 septembre.
Même aujourd’hui, environ 3 semaines après sa publication, il fait encore l’objet de discussions : cette semaine, un professeur de dissuasion stratégique au Naval War College des États-Unis a réfléchit sur « l’agitation » qu’il provoque. Vous avez également eu une couverture du Chosun Ilbo coréen, du japonais Japan Times, jusqu’au Deutsche Welle allemand, qui a rapporté qu’elle avait « alarmé les alliés des États-Unis en Asie ». Stars and Stripes, le journal de l’armée américaine, lui a consacré un long article citant des experts disant que la proposition n’équivalait à rien de moins que « le démantèlement de l’architecture de sécurité américaine post-1951 en Asie de l’Est ».
Pour être honnête, Kavanagh a tout à fait le curriculum vitae, il n’est donc pas surprenant que ses paroles aient du poids : avant de devenir directrice de l’analyse militaire chez Defense Priorities, elle était politologue senior à la RAND Corporation – le groupe de réflexion semi-officiel du Pentagone – où elle a dirigé le programme de stratégie de l’armée pendant trois ans, puis senior fellow au Carnegie Endowment for International Peace. Elle enseigne également les études de sécurité à Georgetown et est membre du Council on Foreign Relations. Difficile de penser à un CV plus grand public à Washington.


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Au cœur de l’Asie-Pacifique, l’île autonome de Taïwan – anciennement République de Chine (ROC) – se retrouve une fois de plus au carrefour de l’histoire et de la géopolitique alors qu’elle surfe sur une élection présidentielle cruciale.
Les lois électorales taïwanaises prévoient que le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de voix est élu au scrutin uninominal majoritaire à un tour. Le fait que le vice-président sortant William Lai, du Parti démocrate progressiste (DPP), qui n’a obtenu que 40 % des voix, soit encore élu président était assez prévisible.
Le 24 juin, à l’Institut Hudson de Washington, Mike Pompeo a prononcé un
L’un des points essentiels de la politique de sanctions américaine, qui n’est pas pleinement compris par la plupart des analystes, et certainement pas par la plupart des analystes pro-russes, est que les sanctions ne sont pas un outil politique direct. Dans des cas extrêmes, comme ce qui est arrivé à la Russie dans les jours qui ont suivi son invasion de l’Ukraine, elles sont censées l’être.