Par Pierre Le Vigan − Avril 2023

« Liquidation », écrivait Frédéric Rouvillois dans son livre sur Macron comme définition de son projet (Liquidation. Emmanuel Macron et le saint-simonisme, Cerf, 2020). Le projet de Macron, c’est cela : liquider tout ce qui restait solide dans la société française, certaines mœurs et habitus, certaines structures, certains projets (devenir propriétaire d’une maison, la léguer, avoir un métier dont on est fier et pas seulement un ‘’job’’), rendre tout liquide, tout réversible, tout jetable (notamment les traces de notre histoire), tout interchangeable (les peuples, les gens, les sexes, les métiers, les territoires, etc). Éparpillé façon puzzle : cela veut dire que notre pays et notre peuple ont été mis en morceaux. Dispersés et hachés menu. Éparpillé : c’est le résultat de la politique de Macron. Un peuple dispersé, affaibli, atomisé.



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En 1989, l’empire soviétique a commencé à se désintégrer avec la chute du mur de Berlin. Peu à peu, les forces du mal sionistes/trotskistes néocons se sont déchaînées à Washington. En 1992, ils s’étaient déjà ingérés en Irak et en Yougoslavie, bombardant les deux pays. La folie meurtrière des États-Unis à l’échelle mondiale avait commencé, selon un cycle de onze ans. Onze ans plus tard, en 2003, les néoconservateurs ont lancé une « croisade » contre le monde islamique afin de le priver de son pétrole et de son gaz, en utilisant le Pearl Harbor du 11 septembre comme prétexte. Cela a culminé avec l’opération « Printemps arabe » de Facebook, menée par la CIA, qui a échoué, laissant derrière elle une traînée de mort, de chaos, de destruction et des dizaines de millions de réfugiés en Irak, en Afghanistan, en Libye et en Syrie. Entre-temps, les néoconservateurs ont réussi à installer de nouvelles bases militaires, formant un réseau mondial de quelque 800 bases dans 80 pays étrangers, dont un quart rien qu’en Allemagne.
D’un point de vue géopolitique, les élections présidentielles turques de dimanche peuvent apparaître comme l’un des événements politiques non violents les plus cruciaux de cette année. Mais les apparences peuvent être trompeuses dans la politique turque.
Selon ce nouveau « mécanisme », appelé LBV et LBV plus, les agricultures doivent accepter de mettre fin définitivement et de manière irréversible à leurs activités de production, et s’engager à ne pas en implanter de nouvelles dans d’autres régions du pays — la Hollande est à ce jour le deuxième plus grand exportateur du monde en matière agricole — ou au sein de l’Union européenne.