La tentative de meurtre contre Rehab Nazzal à Bethlehem et l’hypocrisie des médias occidentaux


Une interview d’Eric Walberg par le journal palestinien Al-Qods


Par Eric Walberg – Le 25 décembre 2015 – Source Eric Walberg

L’artiste canadienne sur laquelle on a tiré à Bethléem (photo artnet.com)

Question – Pensez-vous que la colère suscitée par l’échec des pourparlers de paix soit à l’origine de l’Intifada actuelle ?

Eric Walberg – Personne, ni dans un camp ni dans l’autre, ne prend ces éternels pourparlers au sérieux. Netanyahou a clairement dit à plusieurs reprises qu’il n’avait pas l’intention, en tant que Premier ministre, de céder d’autres colonies ni d’arrêter leur expansion. Son objectif est de faire de Jérusalem la capitale d’Israël, de détruire la mosquée al-Aqsa et de construire un temple juif dédié au roi Salomon sur le Mont du Temple.

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« Nous allons vers une guerre générale »


Interview de Michel T. Flynn, lieutenant-général de l’US Army à la retraite, ancien directeur du Renseignement militaire (DIA)


Le 31 décembre 2015 – Source : thesaker.is

Michael T. Flynn, Lieutenant général

Michael T. Flynn, Lieutenant Général

Le général Flynn, que nous vous avions présenté en décembre dernier, a fait beaucoup parler de lui récemment. Avec plusieurs autres très hauts généraux américains, il aurait fait parvenir, par des voies détournées, des renseignements classifiés au régime d’Assad pour l’aider à lutter contre les islamistes (y compris les fameux rebelles modérés). Dans cette interview, il reste modéré, se cantonnant à une critique de la politique américaine sans en attaquer les fondements. Continuer la lecture

Semaine 12 de l’intervention russe en Syrie : zag !


Par le Saker US – le 27 décembre 2015 – Source thesaker.is

Dans la revue de la semaine dernière sur l’intervention militaire russe en Syrie, j’ai écrit que Kerry avait perdu toutes les négociations qu’il avait eues avec les Russes et qu’il détenait un record d’acceptation de A puis, de retour à la maison, de déclaration non-A. Cette fois encore, les Américains n’ont pas changé leur mode de fonctionnement, sauf que c’est Obama lui-même qui a déclaré, une fois de plus, que Assad doit partir. Ce qui a eu pour résultat que certains commentateurs ont parlé de schizophrénie de la Maison Blanche. D’autres, toutefois, ont noté que ce pourrait être simplement une histoire de dénis pour sauver la face. Personnellement, je pense que ces deux explications sont correctes. Continuer la lecture

La course pour verrouiller la frontière nord de la Syrie

Si Damas – ou les Kurdes – sécurisent le dernier tronçon de la frontière entre la Syrie et la Turquie, c’en est fini de l’influence d’Ankara en Syrie.

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 21 décembre 2015 – Source Russia Insider

Qui profite le plus du drame Russie-Turquie ? Aucun doute : c’est l’Empire du Chaos. Une Ankara désespérée dépend de l’étreinte de l’Otan.

Dans l’arène cruciale du Pipelineistan, le projet du Turkish Stream a été suspendu (mais pas annulé). L’intégration de l’Eurasie – le projet du XXIe siècle pour la Chine et la Russie – est gravement entravée. Continuer la lecture

Amnesty publie un rapport partial sur l’intervention russe en Syrie


Le rapport formule des allégations fantaisistes de crimes de guerre sans preuves concrètes

«...En tant que soutien des campagnes d’Amnesty par le passé, cela me peine de la voir s’éloigner autant du but qui était le sien lors de sa fondation en prenant parti si ouvertement dans des conflits et d’une manière politique si éhontée.» Alexander Mercouris

Alexander Mercouris

Par Alexander Mercouris – Le 24 décembre 2015 – Source Russia Insider

Amnesty International vient de publier un rapport accusant les autorités russes de dissimuler honteusement un grand nombre de morts civils causées par les frappes aériennes russes en Syrie. Le rapport affirme aussi que les Russes pourraient commettre des crimes de guerre en Syrie.

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Semaine 11 de l’intervention russe en Syrie : s’éloigner du gouffre ?


The Saker

The Saker

Par le Saker US – Le 19 décembre – Source thesaker.is

Cela a été une semaine fantastique. Alors que la semaine dernière, je concluais par : «La seule manière d’éviter une guerre est de renoncer enfin, même si c’est d’abord nié publiquement, à la politique Assad doit partir». Maintenant, il est vrai que divers responsables américains, y compris Kerry, ont fait des déclarations sur le fait qu’il n’est pas nécessaire que Assad s’en aille en ce moment, qu’une transition était importante ou que les institutions de l’État devaient être préservées, mais bien sûr, ce que j’avais à l’esprit, comme beaucoup d’autres, était qu’il fallait que les États-Unis changent fondamentalement leur politique à l’égard du conflit syrien. En outre, depuis que la Turquie a commis un acte de guerre contre la Russie sous le parapluie des États-Unis et de l’Otan, cela a aussi créé une situation extraordinairement dangereuse dans laquelle un État voyou comme la Turquie pourrait avoir une impression d’impunité puisqu’elle est membre de l’Otan. Là encore, ce qui était nécessaire n’était pas seulement une déclaration positive, mais un changement fondamental de la politique des États-Unis. Continuer la lecture

Guerre sans merci au Yémen

La mélodie de notre exil

Par sayed7asan – Le 22 décembre 2015 – Source sayed7asan

La ville historique de Sanaa a été ouverte à des populations provenant de diverses régions et milieux depuis le IVème siècle avant JC. Elle les a accueillies tout au long de ses périodes prospères et difficiles, devenant un témoin de leurs joies et de leurs peines. Encore une fois, Sanaa est prise dans une période de turbulences, et ses vents portent des mélodies d’exil, au point que ses habitants se sentent comme des étrangers. Aujourd’hui, ils attendent dans la peur et la crainte de l’inconnu.

Pourtant, la résilience de Sanaa ne peut pas et ne sera pas détruite. Elle continue d’aimer ses habitants, et maintient la conviction que le soleil se lèvera à nouveau. « Mélodies d’étrangers ». Par ses images puissantes, cette courte vidéo donne vie aux œuvres du poète yéménite Abd-al-Aziz Al-Maqaleh, qui rappellent aux citoyens la force et la résilience de leur ville malgré les nombreux conflits.

Le message est un rappel que, peu importe à quel point la ville semble étrangère, ses habitants ne sont pas des étrangers dans leur propre ville. C’est leur ville. C’est chez eux. C’est le lieu où ils feront la différence en tant qu’agents de la paix

 Vidéo traduite et sous-titrée par Salah Lamrani

 

https://www.youtube.com/watch?v=MWecXyeF04g

 Transcription

La mélodie de notre exil.

Est-ce que la folie est devenue sensée ?
Est-ce que l’irrationalité est devenue raison ?
C’est une question que pose l’esprit humain
paralysé par la peur
et accablé par les chagrins.
Est-ce que la nuit qui répand ses ténèbres sur la terre est devenue une barrière éternelle ?
Ou y a-t-il, après la nuit, un jour
qui a sur la terre une durée déterminée et des périodes fixes ?
Elle est la mélodie de notre exil et la couleur de nos discussions,
et notre prière aux heures de joie et d’ennui.
Qu’importe combien la nuit a recouvert ses montagnes,
et combien le danger a envahi et opprimé ses rues,
qu’importe que la vieille chaîne ait paralysé sa jambe
telle une blessure béante à la face du soleil, sur l’œil de la lune.
Un ouragan dévastera les ténèbres de son jour
et une aube généreuse l’embrassera dans sa tendresse.
Nous avons brisé le visage de notre exil,
et ce que nos nuits étrangères ont conservé en fait de fausses images.
Les navires du départ se sont fracassés
et elle a expiré dans les bras de notre rive véritable.

Sanaa est incontournable.

Un jour, le chant du destin a été entonné depuis notre exil.
Sanaa est incontournable, si long que soit le voyage pour l’atteindre.
Elle est incontournable.
Notre amour, son désir de nous revoir
font résonner cet appel tout autour de nous : « Où trouverons-nous refuge ? »
Nous avons porté ses chagrins et ses blessures sous nos paupières, ils ont germé et les fruits sont mûrs.
Sanaa… Même si elle s’endort sur ses chagrins pour un temps…
Même si elle s’endort sur ses chagrins pour de bon, et que la torpeur et l’engourdissement la saisissent.
Son aube se révoltera à la face des ténèbres, sans aucun doute,
et ce jour-là, la pluie noiera sa sècheresse.

Oeuvre du poète yéménite Abd-el-Aziz Al-Maqaleh, dans “Réalité insensée”, «Sanaa est incontournable»

En savoir plus :

De la Palestine au Yémen : honneur et déchéance du monde arabe

Guerre sans merci au Yémen

Yémen : Une Voix dans le Désert (Témoignage poignant sur la barbarie saoudienne)

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La guerre asymétrique de l’Amérique contre les musulmans


Sheldon Richman

Par Sheldon Richman – Le 18 décembre 2015 – Source CounterPunch

L’exagération démagogique de la menace terroriste, qui a été au centre des derniers débats des Républicains, se dégonfle facilement dès qu’on commence à réfléchir. Quelle chance un habitant des États-Unis a-t-il de se trouver au même endroit que quelqu’un qui projette de commettre des meurtres au nom d’État islamique, d’al-Qaïda ou d’une autre cause ? Quasiment aucune. Beaucoup de choses banales sont susceptibles de nous tuer bien avant qu’on ne rencontre un islamiste, un suprématiste blanc ou un terroriste anti-avortement aux États-Unis.

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Pourquoi l’Occident ne pourra jamais vaincre ni pardonner à la Russie


Andre Vltchek

Par Andre Vltchek – Le 17 décembre 2015 – Source New Eastern Outlook

Historiquement et intuitivement, la Russie a combattu pour la survie de l’humanité. Bien sûr, les choses ne sont pas toujours énoncées ou définies dans ces termes. Pourtant, en plusieurs occasions déjà, cet énorme pays a résisté aux forces les plus puissantes et les plus malfaisantes qui menaçaient la survie même de la planète. Continuer la lecture

La Syrie va-t-elle connaitre le destin de la Libye, pays qui n’existe plus ?

Préambule

Lorsque l’équipe de France de football gagne un match le pays entier se sent fier, mais lorsqu’une décision politique du gouvernement français a des effets catastrophiques personne ne se sent responsable. De plus les deux principaux instigateurs de la catastrophe libyenne, BHL et Sarkozy, continuent impunément à se promener sur les plateaux télévisés, où les journalistes ne les confrontent jamais à leurs erreurs criminelles ; l’un deux a même le toupet de briguer de nouveau l’investiture suprême sans rencontrer beaucoup de résistance. La France et les Français ne connaissent-ils donc pas la honte ? Le peuple français est-il donc si complice ? Ou alors est-il, tel un junkie, complètement déconnecté de la réalité et totalement apathique ?

Le Saker Francophone

Le 8 décembre 2015 – Source sputniknews

Students march in Green Square in Tripoli, Libya in 1986

© AP Photo/ John Redman

La Libye, largement décrite par des médias complices comme étant la dictature militaire de Kadhafi, a été détruite avec succès en 2011 pour préparer le chemin vers une vraie démocratie. Alors que maintenant les mêmes médias demandent à ce que le président Assad de Syrie soit renversé lui aussi, jetons un coup d’œil à ce que la Libye a perdu et qu’elle n’aura plus.

Contrairement à la croyance populaire, la Libye, que les médias décrivaient comme la dictature militaire de Kadhafi, était en réalité le pays le plus prospère d’Afrique.

Selon le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), avant la campagne de bombardement occidentale en 2011, elle avait l’index de développement humain le plus élevé, le PIB par habitant le plus élevé, le taux de mortalité infantile le plus bas et celui d’espérance de vie le plus haut de toute l’Afrique.

Selon un rapport du PNUD de 2010, l’espérance de vie à la naissance était de 74,5 ans, le taux d’alphabétisation adulte de 88,4%, le taux brut de scolarisation de 94,1%, faisant de la Libye un pays à haut niveau de développement humain dans la région du Moyen Orient et de l’Afrique.

A woman mourns for the Egyptian Coptic Christians captured in Libya and killed by militants affiliated with the Islamic State group, outside of the Virgin Mary church in the village of el-Aour, near Minya, 220 kilometers (135 miles) south of Cairo, Egypt, Monday, Feb. 16, 2015

Une femme pleure la mort des chrétiens coptes tués par EI en Libye de el -Aour le 16 février 2015

«Pendant le bombardement de la Libye par l’OTAN, les journaux occidentaux ont oublié, de manière bien commode, de mentionner que les Nations Unies venaient  de terminer un long dossier louant les réalisations de M. Kadhafi dans le domaine des droits humains», écrit le professeur Garikai Chengu, un professeur spécialiste du Moyen-Orient a l’université de Harvard, dans un article de Foreign Policy Magazine datant de 2013.

«Le rapport des Nations Unies louait la Libye pour son amélioration de la protection juridique de ses citoyens, faisant des droits de l’homme une priorité, améliorant les droits des femmes, l’accès à l’éducation et à la propriété foncière. Durant l’ère Kadhafi l’accès à la propriété foncière était considéré comme un droit humain. En conséquence il n’y avait quasiment pas de personne sans toit ou dormant sous les ponts», ajoute-t-il.

Libyan military soldiers check on an area asLibyan military soldiers check on an area as they battle with Islamic extremist militias in Benghazi, Libya, Thursday, Oct. 30, 2014.  they battle with Islamic extremist militias in Benghazi, Libya, Thursday, Oct. 30, 2014.

Des militaires libyens en lutte contre les extrémistes islamistes à Benghazi © AP PHOTO/ MOHAMMED EL-SHEIKHY

Et le nombre de gens vivant dans la pauvreté y était plus faible qu’aux Pays-Bas.

«Combien de maisons et de ponts libyens ont été détruits par les bombardements de l’Otan ?», se demande alors l’auteur.

 

Libyan women raise red cards during a protest against the national unity government proposed by United Nations envoy Bernardino Leon on October 9, 2015 in Tripoli's central Martyrs Square.

Des femmes libyennes protestent à Tripoli en octobre 2015 contre le gouvernement proposé par les Nations Unies

Un domaine où le conseil des Nations Unies pour les droits humains a particulièrement loué Kadhafi a été celui des droits des  femmes, précise-t-il. «A la différence de nombreuses autres nations du monde arabe, les femmes en Libye avait le droit à l’éducation, le droit de travailler, de divorcer, d’être propriétaire et d’avoir un revenu.»

«Une des premières lois mises en place par Kadhafi dès 1970 a été celle qui garantissait un salaire égal pour un travail égal, seulement quelques années après qu’une même loi soit passée aux États-Unis.»

«De plus, les mères libyennes au travail bénéficiaient d’avantages spéciaux tels que des primes pour chaque enfant, des garderies gratuites, des centres de soins gratuits et la retraite à 55 ans.»

L’éducation dans la Libye de Kadhafi

«Dans la Libye de Kadhafi, l’éducation était un droit humain et était gratuite pour tout les Libyens. Si un Libyen ne trouvait pas de travail après avoir obtenu son diplôme, l’État lui versait l’équivalent d’un salaire moyen de sa profession», nous explique Chengu.

«N’est ce pas ironique que les États-Unis aient bombardé la Libye pour soi-disant répandre la démocratie alors que précisément l’éducation devient de plus en plus un privilège en Amérique, n’est plus un droit, et se termine le plus souvent par un fort endettement ?» se questionne-t-il.

Si un enfant talentueux du pays le plus riche du monde ne peut se permettre d’aller dans les meilleures écoles, nous explique-t-il, alors la société a manqué à son devoir vis-à-vis de cet enfant. En fait, pour la jeunesse du monde entier, l’éducation est un passeport pour la liberté. Donc un pays qui fait payer cher un tel passeport n’est libre que pour les riches, pas pour les pauvres.

Les Libyens ne profitaient pas seulement d‘une éducation et d’un système de santé gratuits, ajoute l’auteur, ils bénéficiaient aussi de l’électricité gratuite et de prêts à taux zéro. Le prix de l’essence tournait autour de 0,14$ le litre et 40 miches de pain coûtaient 0,15$ seulement.

Avec ces chiffres en tête, voici quelques extraits du rapport sur la Libye de Human Right Watch en 2015, qui montre clairement comment ce pays autrefois prospère a sombré dans le chaos.

«Les combats ont causé d’immenses destructions de propriétés, de civils blessés ou morts. Environ 400 000 personnes ont été déplacées dont 100 000 résidents de Tripoli. Plus de 150 000 personnes, dont les étrangers, ont fui le pays. La plupart des ambassades étrangères, les Nations Unies, la Croix-Rouge internationale et les autres agences internationales ont retiré leurs employés et fermé leurs missions en juillet», selon ce rapport.

«Les milices attaquent, menacent, assaillent ou détiennent arbitrairement les journalistes, les juges, les activistes, les politiciens et les citoyens ordinaires en toute impunité. Le manque de protection pour le système judiciaire a entrainé la disparition quasi-totale de la justice dans des villes comme Tripoli, Benghazi, Sebha et Derna.»

«Le manque de contrôle aux frontières et les combats entre tribus ont aggravé la situation sécuritaire, permettant trafic d’humains, de drogues et d’armes en continu à travers les frontières avec le Tchad, le Soudan, l’Égypte et l’Algérie.»

«Le système judiciaire libyen a subi de sérieux revers. Les milices attaquent les juges, les procureurs, les avocats et les témoins, entrainant la fermeture des tribunaux et des bureaux de procureurs à Benghazi, Derna, Sirte et Sebha et le quasi effondrement du système judiciaire. Le ministère de la justice à Tripoli a fermé en juillet à cause des combats.»

«A cause de l’effondrement de la loi et de l’ordre, et du climat d’impunité régnant, les femmes continuent à souffrir de discrimination. Des groupes armés imposent des restrictions aux femmes basées sur leurs croyances idéologiques. Des gardes harassent les étudiantes des universités de Tripoli qui refusent de porter le voile. D’autres sont harcelées alors qu’elles essayent de sortir de Libye sans un gardien masculin

Un nombre record de migrants et de demandeurs d’asile s’embarquent dans une périlleuse traversée de la Libye vers l’Europe, dont 60 000 ont atteint l’Italie rien qu’en 2014. Les opérations de sauvetage de la marine italienne, Mare Nostrum, ont sauvé environ 100 000 personnes embarquées sur des bateaux inadaptés, mais au moins 3 000 personnes ont péri en mer.

Le professeur Garikai Chengu fait remarquer que l’Occident a démontré que des marchés totalement dérégulés et des élections authentiquement libres ne peuvent cohabiter

«L’avidité organisée gagne toujours contre des démocraties désorganisées. Comment le capitalisme et la démocratie peuvent-ils cohabiter alors que le premier concentre richesse et pouvoir dans les mains de quelques uns pendant que la deuxième cherche à répartir richesse et pouvoir entre tous ?»

Donc, s’il n’est pas trop tard, les États-Unis devraient laisser la Syrie tranquille pour qu’elle puisse décider elle-même comment répartir le pouvoir économique parmi les démunis plutôt qu’entre quelques privilégiés.

Muammar Gaddafi

Syrte était la ville d’origine de Khadaffi. Il a été assassiné par l’Otan en 2011

Traduit par Wayan, édité par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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