Par Olga Luzanova – Le 1er avril 2015 – Source globalresearch.ca
Le président ukrainien Porochenko a tenu parole : «Nos enfants iront à l’école, et les enfants du Donbass croupiront dans les caves.»
Cet article de la journaliste d’investigation Olga Luzanova fournit des preuves photo et vidéo des impacts des bombardements du régime de Kiev, dirigés directement contre des zones d’habitation et des écoles dans le Donbass.
Les civils ont été délibérément visés.
Ces crimes de guerre ont été ignorés par les grands médias. Ils n’ont pas été reconnus par la Commission des droits de l’homme de l’ONU.
Les droits fondamentaux des enfants ont été violés de manière flagrante par le régime de Kiev soutenu par les Etats-Unis, en dérogation au droit international.
M. Ch. GR Editeur
Photos et images vidéo par Olga Luzanova
Nous rappelons qu’en octobre dernier, le président Petro Porochenko a mis en évidence les contrastes entre les perspectives des Ukrainiens et celles de la population dans le Donbass lors d’un discours tenu à Odessa. Le président a promis, en particulier:
«Nos enfants iront à l’école et au jardin d’enfants, tandis que les leurs se terreront dans des caves!»
Jusqu’à présent, le gouvernement ukrainien a fait de son mieux pour tenir sa parole. Voici un des enfants vivant dans un sous-sol, conformément à la volonté du président de l’Ukraine.
Le commandant par intérim du commandement de Perevalsk m’a proposé de faire une brève visite dans une petite ville qui venait de se retrouver à proximité immédiate de la ligne de front. Les forces ukrainiennes avaient tiré sur le quartier d’habitation de la ville jusqu’au jour où la milice a pris Debaltsevo. Nous avons emprunté la route que je connaissais très bien.
Nous avons roulé à travers la ville, où je pouvais voir partout les conséquences du bombardement. Nous nous sommes approchés de l’école par l’arrière et nous avons vu un terrain de football avec un énorme cratère au milieu. Ensuite, nous avons vu un autre cratère dû à un missile Ouragan à proximité de l’école.
Nous avons trouvé un très grand morceau de missile, qui ressemblait à un seau d’aluminium écrabouillé, à l’intérieur du bâtiment, mais le nombre de traces distinctes prouve qu’il faisait partie d’une batterie de missiles Ouragan.
L’école n’avait plus une seule fenêtre intacte sur sa façade donnant sur Debaltsevo. A l’évidence les tirs n’avaient pas été dirigés au hasard – nous avons vu que toutes les attaques sur l’école étaient des coups directs.
Nous avons fait le tour de l’école – sa façade orientée vers le territoire contrôlé par la milice est restée à peu près intacte. Accessoirement, cette école était l’une des plus belles de la région de Perevalsk : elle avait obtenu une subvention pour sa rénovation il y a deux ans et était donc complètement remise à neuf.
Et maintenant, le gros plan sur le livre avec le marteau et la faucille, et la phrase «Paix dans le monde», qui ajoute encore plus de tristesse à toute la scène.


L’état de l’intérieur du bâtiment n’était pas moins terrible : meubles renversés, cadres de fenêtre brisés, éclats de verre et débris de plâtre sur le sol, fragments de bois et de briques partout, tout est cassé et percé de trous.
Dans un couloir à demi en ruines, des panneaux avec les portraits des héros de la Grande guerre patriotique, tués encore une fois par les balles ukrainiennes. Personne n’a été oublié, rien n’a été oublié.
J’aimerais souligner que le respect des valeurs de la mémoire a toujours été une partie importante de notre éducation scolaire. A la lumière du conflit en Ukraine, l’un des instruments les plus importants actuellement utilisés dans les écoles ukrainiennes est la déformation de l’Histoire – en particulier par le remplacement des noms des héros soviétiques par les noms de Banderistes. Pourtant, les gens du Donbass se souviennent de leur véritable histoire: nous ne l’avons pas apprise seulement à l’école, mais aussi de nos grands-parents, qui ont vu cette histoire de leurs propres yeux et nous l’ont racontée encore et encore, et nous ne l’oublierons jamais.
Vidéo 1 min, sous-titres anglais
J’ai entendu une voix d’enfant dehors – une petite fille s’approchait avec quelques adultes, elle a pointé du doigt en direction de la partie la plus endommagée de l’école, en disant: «Ma classe était là.» Vika, cinq ans, était très triste pour son école; presque tous ses amis ont quitté la ville, et maintenant, elle et sa famille doivent partir aussi.
Je suis entrée dans la salle de classe où Vika et les autres élèves de première année suivaient les cours. De nouveau, la même scène: des éclats de verre partout, des fenêtres détruites, des meubles brisés, des parois percées de trous… Des livres abandonnés sur une étagère…

Quelqu’un a écrit au tableau :«Mort aux envahisseurs fascistes»
Les enfants du Donbass ne vont plus à l’école…

Traduit par Diane, relu par jj, pour le Saker Francophone

Est-ce que la Pologne commence enfin à réaliser que le gouvernement putschiste d’Ukraine, qu’elle a soutenu depuis le début, est en réalité infesté par une idéologie qui glorifie la véritable extermination de citoyens polonais dans ce qui ont été les épouvantables crimes de guerre commis pendant la Seconde Guerre mondiale?
Le 27 mars 2015 – Source 
Par Dmitry Minin – Le 27 mars 2015 – Source
Le gouvernement ukrainien est en train de perdre son indépendance, incapable qu’il est de stopper la lutte interne entre les clans des oligarques. Par exemple, la confrontation actuelle entre le magnat des affaires ukrainien Igor Kolomoisky, gouverneur de la région de Dniepropetrovsk (une des plus importantes régions du pays), et le président Petro Porochenko n’a cessé qu’après l’intervention directe de l’ambassadeur des États-Unis pour soutenir le chef de l’État. Porochenko n’oserait pas lancer une attaque ouverte contre Kolomoisky ni, encore moins, le démettre sans que Washington ne le lui demande.


Thierry Laurent-Pellet connaît l’Ukraine comme sa poche. L’entrepreneur français a passé neuf ans dans le pays, expérimentant personnellement la corruption rampante et l’opportunisme politique qui prévalent toujours à Kiev aujourd’hui. Grâce à la révolution de la dignité, Thierry a aussi fait l’expérience d’un interrogatoire par le SBU et de coups du Secteur-Droit [parti politique néo-nazi] qui l’ont laissé avec de graves problèmes de santé. Mais d’abord, quelques explications.