Par M.K. Bhadrakumar – Le 10 novembre 2024 – Source Indian Punchline
La visite de travail du Premier Vice-Premier ministre russe Denis Manturov à Mumbai et Delhi les 11 et 12 novembre est dans les cartons depuis un certain temps. Elle revêt un intérêt accru aujourd’hui car, par une délicieuse coïncidence, elle chevauche le début de la fin de la Pax Americana en politique internationale.
Manturov, 55 ans, est l’une des étoiles les plus brillantes de la nouvelle génération de dirigeants du firmament politique russe avec un brillant bilan d’économiste et de technocrate dans le complexe énergétique et militaro-industriel, deux secteurs clés de l’économie.
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L’élection présidentielle de cette semaine aura été un tournant pour les États-Unis. L’impressionnante victoire de Donald Trump signifie, à première vue que, sur les principaux sujets de préoccupation de l’électorat américain – l’économie et l’immigration – les citoyens ont trouvé ses positions plus convaincantes que celles proposées par la vice-présidente Kamala Harris. De plus, il est clair que les Américains, lors du choix d’un chef d’État, préféraient une personnalité manifestement plus forte.
L’Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA) a été créée le1er avril 1979 sous l’administration de Jimmy Carter, au plus fort d’une crise stagflationniste de près de dix ans et de la crise pétrolière iranienne. En vertu du décret 12127, son objectif déclaré était de centraliser tous les efforts liés aux catastrophes au sein d’une seule entité de haut niveau. Plus précisément, la FEMA a mis fin à l’Agence de défense civile, plus localisée, qui se concentrait sur les interventions d’urgence au niveau local, et a fédéré toute la coordination des catastrophes sous un système unique de haut en bas contrôlé par le Bureau ovale.
À l’approche des élections américaines de 2024, la tension monte à travers le pays, alimentant les craintes que la république étasunienne elle-même soit en jeu.
Le 7 octobre dernier, le Hamas a surpris les célèbres agences militaires et de renseignement israéliennes. Toutes deux savaient depuis des années que le groupe armé palestinien se préparait à envahir Israël, à tuer et à kidnapper ses soldats et ses citoyens. Mais ils n’ont pas cru que le Hamas oserait ou réussirait à exécuter une telle opération sans précédent. L’armée et les services de renseignement israéliens, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le grand public israélien croyaient tous que la frontière sud fortifiée de leur pays était si impénétrable et que l’équilibre des forces était si favorable à Israël que le Hamas ne remettrait jamais en cause le statu quo.