Par Ron Unz − Le 10 février 2025 − Source Unz Review
Charles Lindbergh : la première célébrité héroïque à l’échelle mondiale
Bien qu’enfant je ne me sois guère intéressé à l’histoire des États-Unis, j’ai toujours connu le nom de Charles A. Lindbergh grâce à l’histoire de ce pionnier de l’aviation qui a toujours été au moins mentionnée dans mes manuels scolaires.
Je savais vaguement que Lindbergh fut le premier à traverser l’Atlantique en vol solo de New York à Paris, et que cet exploit vaillant lui valut une célébrité mondiale. Quelques années plus tard, son histoire a pris une tournure tragique lorsque fut commis le kidnapping de son fils nouveau-né, et toute la nation pleura lorsqu’on retrouva le corps de l’enfant. L’affaire Lindbergh provoqua des changements dans les lois fédérales. Les choses prirent de nouveau une tournure sombre au début des années 1940, lorsque Lindbergh devint l’un des isolationnistes étasuniens les plus en vue, en opposition frontale contre l’entrée des États-Unis dans la seconde guerre mondiale, et plusieurs des déclarations antisémites publiques qu’il prononça détruisirent son image jadis héroïque et amenèrent à des accusations de soutien de sa part à l’Allemagne nazie.
Les plus grands obstacles à une politique étrangère européenne rationnelle sont la pression américaine, la crise interne des élites d’Europe occidentale et le modèle économique néocolonial du continent. L’antagonisme actuel de l’Europe occidentale envers la Russie n’est pas un état de choses naturel, c’est le résultat de la coercition implacable des États-Unis. Si cette pression extérieure s’affaiblit, un changement de rhétorique et de politique pourrait survenir rapidement, transformant le paysage politique du continent.

Israël a lancé une guerre numérique contre les Palestiniens en inondant les médias sociaux de faux comptes conçus pour répandre la désinformation, déformer les récits et diaboliser la résistance palestinienne. Ces comptes, se faisant souvent passer pour des Arabes et imitant des dialectes régionaux, visent à créer une fausse opinion publique, à promouvoir la division entre les nations arabes et à faire avancer l’agenda israélien dans l’espace numérique.
À l’approche des élections allemandes du dimanche 23 février, une question se pose. La classe politique allemande comprend-elle réellement à quel point les choses vont mal ? Comprennent-ils à quel point l’Allemagne est mal préparée aux multiples défis à venir ? Saisissent-ils à quel point ils ont laissé leur État devenir délabré et incapable ?
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Alors que Washington commence à envisager sa sortie du projet Ukraine, les responsables européens continuent de fuir la réalité. C’est compréhensible compte tenu de toute l’eau que l’Europe s’est prise dans la gueule depuis le début de la guerre et de la façon dont les mensonges de ses dirigeants ont fait de la Russie un ennemi existentiel à force d’accuser Moscou d’être la seule responsable.
Les réactions au coup de téléphone du président américain Donald Trump à son homologue russe Vladimir Poutine et les remarques du secrétaire américain à la Défense Peter Hegseth concernant les perspectives américaines sur l’état de la guerre en Ukraine et sa résolution étaient largement prévisibles. Certains y sont opposés et implacablement horrifiés, au point de se sentir trahis. D’autres jubilent et attendent. Ces derniers sont presque euphoriques dans leurs attentes ou leurs espoirs que la paix vienne rapidement. Les premiers semblent se préparer à jouer les trouble-fêtes.