Un moralisme qui aveugle les relations internationales


Par Moon of Alabama – Le 5 aout 2026

Il y a quelques années, Paul Robinson, un spécialiste canadien de l’histoire russe, a écrit sur deux différents points de vue concernant les règles politiques internationales :

J’ai souligné que la Russie et l’Occident prétendaient tous deux être en faveur d’un « ordre fondé sur des règles » et que chacun accusait l’autre de briser cet ordre. Le problème, j’ai conjecturé, découle d’une compréhension différente de ce que sont les règles et de la manière dont elles devraient être appliquées.

La Russie croit en un ordre traditionnel, westphalien, dans lequel les États sont des entités souveraines égales. Les règles s’appliquent également à tous, peu importe qui ils sont ou ce qu’ils font. Les États ne peuvent agir contre d’autres États qu’avec l’autorisation d’une juridiction supérieure, c’est-à-dire le Conseil de sécurité des Nations Unies. Bien sûr, la Russie ne respecte pas à 100% les règles de son propre modèle, mais son option préférée reste celle de la symétrie juridique – les mêmes règles s’appliquent à tous.

En revanche, le raisonnement sur les droits de l’homme a poussé l’Occident dans une direction opposée, vers une préférence pour l’asymétrie juridique. Dans ce modèle, les justes et les injustes, ceux qui respectent et ceux qui ne respectent pas les droits de l’homme, ne sont pas égaux juridiquement ou moralement.

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L’Occident unitaire. Une interprétation civilisationnelle du corps politique occidental


Par Pascal Lottaz – Le 29 juillet 2026 – Source Blog de l’auteur

La crise de l’Occident, une crise du Réalisme

Comment expliquer les politiques contreproductives et autodestructrices des États occidentaux ?

L’Europe semble heureuse de se désindustrialiser, la guerre par procuration des États-Unis en Ukraine tue des centaines de milliers (voire des millions) d’Ukrainiens – ceux-là mêmes que l’OTAN jure vouloir protéger – et, à présent, cette guerre est sur le point de se répandre sur tout le continent. Et que fait l’Europe ? Remettre une dose de politiques qui échouent depuis douze ans en créant un 21e paquet de sanctions. Toujours pas de diplomatie en vue. Dans le même temps, la guerre que l’alliance américano-israélienne a déclenchée contre l’Iran ravage les installations militaires et dégrade l’hégémonie américaine au Moyen-Orient. Pourtant, l’ensemble des dirigeants euro-atlantiques semble déterminé à poursuivre une voie que beaucoup d’entre nous, qui sommes dans le commentaire critique, considèrent comme manifestement ruineuse et suicidaire pour la plupart des membres du club.

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L’Allemagne élabore des « Plans secrets » pour paralyser l’AfD à la veille d’élections


Par Simplicius – Le 31 juillet 2026 – Source Blog de l’auteur

Die Welt et d’autres médias ont révélé que le chancelier Merz élaborait des plans pour isoler les États allemands où l’AfD pourrait remporter la majorité à l’issue de futures élections, afin que l’Allemagne puisse conserver son rôle de plaque tournante centrale du transport de l’OTAN dans la guerre contre la Russie suscitée par les élites européennes :

Extrait de l’article ci-dessus :

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« Pleure plus et plus fort » : un audit de l’affirmation « La Russie est en train de perdre »


Par lily357 – Le 1 juillet 2026 – Source Blog de l’auteur

Un lecteur a récemment honoré mes commentaires avec un « pleure plus et plus fort. La Russie est en train de perdre. La Russie perdra ». Quatre phrases. Pas d’analyse. Aucun argument à l’appui. Fondamentalement, un lecteur pleinement informé mais manipulé. Un à qui seul un idiot répondrait. Et je vais être cet idiot : « L’ignorance est la félicité, mais la félicité de l’ignorance est la pauvreté la plus profonde ».

Je veux prendre cela au sérieux, non pas parce que ce registre rhétorique mérite une réponse, mais parce que l’affirmation sous-jacente est la position dominante du discours public occidental sur la guerre et mérite d’être testée par rapport aux faits matériels réels.

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Je ne vois aucun moyen fonctionnel de mettre fin à la guerre en Ukraine


Par Ian Proud – Le 14 juillet 2026 – Source Blog de l’auteur

Une paix durable en Ukraine : diplomatie, neutralité et limites de l’ordre actuel

Je ne vois aucun moyen fonctionnel de mettre fin à la guerre en Ukraine, au motif que l’OTAN et l’UE ont volé la souveraineté de leurs membres, refusent de parler à la Russie et voient que peu de leurs citoyens sont intéressés à faire la paix.

Dans un monde parfait, l’OTAN et la politique étrangère commune de l’UE cesseraient d’exister, mais cela n’arrivera pas dans la prochaine décennie.

Donc je prédis, qu’à un moment donné au cours de l’année prochaine, Zelensky sera évincé et, qu’à partir de 2027, le soutien aux partis traditionnels globalistes commencera à s’effriter à travers l’Europe quand les citoyens se rendront de plus en plus compte que leur prospérité et leur sécurité ont été vendues pour prolonger une guerre éternelle dont plus personne ne voudra.

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Et ça continue, sans qu’on puisse dire quand et comment ça s’arrêtera


Par Aurelien – Le 22 juillet 2026 – Source Blog de l’auteur

Étant donné qu’environ quatre-vingt-dix pour cent de tous ceux qui ont déjà écrit sur les relations internationales, les études sur la guerre, les conflits et les questions militaro-stratégiques sont vivants et écrivent régulièrement sur ce sujet, vous pourriez être surpris d’apprendre que nous en savons encore très peu sur les principales causes des conflits réels, et encore moins sur pourquoi et comment ils se terminent. De plus, il nous manque même une définition convenue de ce qu’est un “conflit”, ce qui signifie que diverses tentatives pour calculer la fréquence et la durée des conflits, ainsi que pour identifier leur fin, donnent des résultats très différents. Pourtant, le problème n’est pas une recherche inadéquate ou trop peu de ressources, ni même trop peu de publications. Des milliers de personnes, au moins, titulaires d’un doctorat, s’évertuent à produire des millions de mots par an sur tous les aspects des conflits, mais le terrain ne semble pas réellement avancer. Nous ne semblons rien apprendre et nous ne comprenons pas mieux ces problèmes qu’il y a cinquante ans.

Maintenant, je devrais dire tout de suite que je ne m’inclus pas dans le “nous” ici. Je n’ai jamais cru à l’utilité des explications génériques des conflits et j’ai exhorté, en vain, les gens pendant de nombreuses années à cesser de parler de “conflit” et à examiner les “conflits” individuellement, à partir desquels il pourrait être possible de tirer des conclusions provisoires plus larges. Le problème est qu’il existe de nombreux lobbies différents avec des idées dogmatiques différentes sur le conflit, travaillant à des objectifs contradictoires les uns avec les autres et se basant sur différents exemples qu’ils peuvent ne pas bien comprendre. Ce qui transforme ce simple gaspillage d’argent et d’efforts en quelque chose de beaucoup plus dangereux pour le moment car cela handicape grandement notre capacité à comprendre ce qui se passe dans les conflits en Ukraine et en Iran, et surtout comment, le cas échéant, ils peuvent se terminer. Nous (ils) sommes comme des scientifiques essayant de faire des observations avec des instruments obsolètes puis se disputant sur les résultats. Alors aujourd’hui, je vais brièvement exposer le problème, donner quelques exemples, puis essayer de voir ce que l’histoire, et même le pauvre bon vieux sens, peuvent nous dire sur la façon dont ces conflits pourraient éventuellement se terminer, en supposant que nous puissions même décider de ce que signifie “la fin” ici.

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La nouvelle Grande Muraille : La logique du comportement de la Chine en matière de politique étrangère


Par Vassily B. Kashin & Co – Le 1er avril 2026 – Source Russia in Global affairs

Au début des années 2020, la Chine a entamé une série de mesures qui, en cohérence et en ampleur, n’ont aucun précédent depuis le début des années 1970 et, à certains égards, depuis les préparatifs de l’Union soviétique pour la Seconde Guerre mondiale. Dans la littérature chinoise, elles sont explicitement comparées aux grands programmes de mobilisation entrepris lorsque la Chine se préparait à une guerre contre l’URSS, dans les années 1960 et 1970, en particulier avec la construction du Troisième Front.1

Ces mesures ne sont pas visibles, mais constituent un élément important de la tendance générale à la sécurisation totale de tous les aspects de la politique chinoise (même, par exemple, la culture et l’écologie) selon le Concept de sécurité holistique de Xi Jinping.2

Le coût extrême des mesures indique que, bien que les dirigeants chinois expriment des conceptions optimistes, comme la Communauté de destin commun pour l’Humanité et une « mondialisation économique universellement bénéfique et inclusive« , ils adhèrent néanmoins à une vision extrêmement sombre du monde au 21e siècle. Il se prépare – à tout le moins – à une grave crise militaire et politique, y compris la rupture de tous les liens économiques normaux et un glissement au bord de la guerre. Au pire, il se prépare à des scénarios encore plus cauchemardesques.

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  1. Le programme de construction du Troisième Front三线建设 (sanxian jianshe) était une campagne industrielle et de défense à grande échelle lancée en 1964 dans un contexte de forte détérioration des relations avec l’URSS. Son but était de créer des installations industrielles, protégées des attaques extérieures, dans les régions intérieures montagneuses de l’ouest du pays. ↩
  2. Le concept de  » sécurité nationale holistique « 体体国 ‘(zongti guojia anquanguan), mis en avant par Xi Jinping en 2014, est basé sur une compréhension élargie de la sécurité nationale englobant non seulement l’armée et la politique, mais aussi l’économie, la finance, l’énergie, l’alimentation, la technologie, le cyberespace, l’idéologie, la culture, l’écologie, l’espace extra-atmosphérique et les zones océaniques et polaires profondes. ↩

The Economist : Déclenchons une guerre pour que les européens s’y habituent


Par Moon of Alabama – Le 17 juillet 2026

The Economist, le média britannique appartenant au clan des banquiers Rothschild, pousse depuis longtemps à la guerre contre la Russie.

Ce journal est cependant embêté car la population de l’Europe (occidentale) n’a aucun intérêt ni envie de mourir pour ceux qui profitent de tels conflits.

Diverses enquêtes faites en Europe montrent que les gens n’ont aucun intérêt à « défendre leur pays« , lorsqu’on leur propose que cette « défense » se passe au-delà du côté est du fleuve Dniepr.

Les éditeurs ont donc invité un universitaire, financé par les États-Unis, à fournir des idées sur la façon dont les Européens peuvent être incités à faire la guerre.

Nathalie Tocci, une professeure à la John Hopkins University School of Advanced International Studies Europe, a répondu à l’invitation (archivé) :

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Les responsables occidentaux devraient écouter Trenin quand il met en garde contre une escalade russe


Par André Korybko – Le 12 Juillet 2026 – Source Blog de l’auteur

Le président du Conseil russe des affaires internationales, Dmitri Trenin, a publié un article dans RT sur « La dangereuse logique de l’OTAN 3.0 ». Selon lui, « Les Européens rêvent d’éliminer la Russie en tant que pole important dans la géopolitique de l’Eurasie : pour eux, cela signifierait la « solution finale » au « problème russe » tant redouté. Le défaut fondamental de la pensée européenne est leur conviction que la Russie préfèrera la défaite, la dégradation et la désintégration plutôt que d’utiliser l’arsenal qu’elle possède actuellement ».

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Réflexions sur la cérémonie funéraire à Téhéran


Par M.K. Bhadrakumar – Le 4 juillet 2026 – Indian Punchline

Le gouvernement [indien] a pris la grande décision de nommer le gouverneur du Bihar, le lieutenant-général Syed Ata Hasnain pour représenter le pays aux funérailles du défunt Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei. C’est un choix inhabituel de déléguer un général à la retraite pour les funérailles d’une figure religieuse vénérée, mais un choix réfléchi dans le but d’injecter de la verve dans les relations bilatérales et de rétablir l’équilibre dans les politiques de l’Inde au Moyen-Orient.

En effet, la cérémonie funéraire à Téhéran s’avère être un événement extraordinaire d’un genre que le monde a rarement vu, dans un élan spontané de respect et de chagrin. Il porte un immense symbolisme politique – équivalent à une dénonciation de l’horrible meurtre exécuté par le président américain Donald Trump et son complice le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Comme Shakespeare l’a dit « Car le meurtre, même s’il n’a pas de langue, parlera ».

De telles funérailles d’État sont des événements internationaux avec de grandes opportunités pour la diplomatie. L’événement à Téhéran se déroule dans un contexte extraordinaire de dynamique du pouvoir — à la fois en Iran et au niveau régional et international.

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