Par Dmitry Orlov − Le 27 Mai 2025 − Source Club Orlov

Comme l’indique clairement le site web de l’OTAN, « l’OTAN est une alliance politique et militaire de pays d’Europe et d’Amérique du Nord ». Notez l’ordre des adjectifs : politique vient avant militaire. Ce n’est pas un hasard : l’OTAN n’a en effet aucune importance sur le plan militaire. Son seul succès a été de démembrer la Serbie pour créer le Kosovo. La destruction de la Libye ne peut guère être considérée comme un succès. Mais l’OTAN a certainement réussi sur le plan politique, puisqu’elle s’est considérablement agrandie. Entre l’effondrement de l’URSS et le début de l’opération militaire spéciale de la Russie dans l’ancienne Ukraine, elle a absorbé la République tchèque, la Hongrie, la Pologne, la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, l’Albanie, la Croatie, le Monténégro et la Macédoine du Nord. L’OTAN avait également l’intention d’ingérer l’Ukraine et la Géorgie, mais elle a échoué et s’est ensuite contentée de la Finlande et de la Suède, plus faciles à digérer, comme lot de consolation.
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Aujourd’hui,
L’un des mystères autour de la fin de partie en Ukraine est que le président Donald Trump n’ait pas publié, le 20 janvier, un décret retirant tout soutien à l’Ukraine. Cela aurait été le moyen le plus simple de mettre fin à la guerre.
Dans la frénésie médiatique actuelle entourant le conflit entre la Russie et l’Ukraine, un double standard flagrant continue de déformer la perception du public : la nature et l’impact de la guerre des drones. Les médias occidentaux, les politiciens et les ONG s’empressent de se jeter sur la Russie en demandant des actions de représailles, tout en restant étrangement silencieux sur la campagne de drones et d’escalade de l’Ukraine. Cette indignation sélective n’a pas seulement miné un dialogue sérieux pour la paix ; elle protège l’Ukraine de toute responsabilité alors qu’elle mène ce qui ne peut être décrit que comme une campagne de terreur contre les civils russes.