Par Peter Turchin − Le 15 août 2025 − Source Cliodynamica

Source : Figure 3 dans Empirically Testing Predictions of an Attrition Warfare Model for the War in Ukraine, avec l’ajout de la ligne « We are here ».
L’Ukraine est l’un des sujets que j’ai abordés dans End Times. Après avoir remis la version finale du texte à l’éditeur fin 2022, j’ai continué à suivre l’actualité concernant l’évolution du conflit dans ce pays, car j’étais curieux de voir si mon analyse de l’État ukrainien (une ploutocratie) et de la guerre qui y sévit (un conflit par procuration entre l’OTAN et la Russie) se vérifierait au fil des événements. Il était donc intéressant de constater qu’au début de l’année 2023, les opinions sur ce conflit et les prévisions quant à son évolution future pouvaient être diamétralement opposées, selon l’auteur et son idéologie. Le ton des médias grand public (reflétant la position officielle des États-Unis) était plutôt triomphant. Mais de nombreux analystes américains, anciens militaires et professionnels du renseignement, avaient un point de vue très différent.
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« Gaza est en feu ; l’État juif ne cédera pas« , proclame avec enthousiasme le ministre israélien de la Défense Katz : « Tsahal frappe d’une main de fer les infrastructures terroristes« . En fait, au cours des dernières semaines, Israël a frappé des « infrastructures » en Cisjordanie, en Iran, en Syrie, au Liban, au Yémen et en Tunisie en plus de Gaza.
L’OTAN pourrait instrumentaliser cette supercherie pour lancer contre Kaliningrad des opérations provocatrices de guerre électronique, massives mais avec un « déni possible », qui feraient significativement augmenter le risque d’un accident impliquant des civils.
Voici la traduction en français d’un entretien donné récemment au Japon. M’exprimer régulièrement au Japon sur les questions géopolitiques (depuis vingt ans au moins) m’a aidé à développer une vision désoccidentalisée du monde, une conscience géopolitique non-narcissique. On verra ainsi dans cet entretien que c’est ma réflexion déjà ancienne sur l’éventuelle acquisition par le Japon de l’arme nucléaire qui m’a conduit à une vision plutôt sereine de la question iranienne.