Par Eric Zuesse − Le 30 juillet 2022 − Source Oriental Review
L’Allemagne, jusqu’ici grande et puissante au sein de l’Union européenne, et qui a pu imposer l’austérité aux économies européennes plus faibles qu’elle, comme la Grèce, l’Espagne, l’Italie et le Portugal demande à présent que les autres nations membres de l’UE viennent à l’aide des Allemands pour les sortir de ce qui promet de devenir bientôt une urgence énergétique ; l’Allemagne ayant obtempéré aux exigences étasuniennes de non seulement contribuer aux sanctions étasuniennes contre la Russie, mais d’aller jusqu’à mettre fin au projet de gazoduc Nord Stream 2, qui était supposé accroître — au lieu de décroître (comme cela sera désormais le cas) — les approvisionnements de gaz naturel russe à l’Europe. Jusque récemment, l’Allemagne était le moteur industriel de l’UE, et c’est par conséquent elle qui a le plus à perdre à cause d’approvisionnements énergétiques réduits et très coûteux. C’est le scénario qui est en train de se produire, et qui va s’aggraver au cours de l’hiver prochain.
L’impensable se produit pour la seconde fois en cinq mois : Gazprom, la gigantesque société gazière russe écrit aux entreprises gazières allemandes pour annoncer un cas de force majeur observé depuis le 14 juin, qui l’exonère de verser des pénalités pour les pénuries qui se sont produites depuis cette date.
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Berlusconi a écrit dans Il Giornale cette semaine que l’Occident est isolé en raison de sa monomanie ukrainienne : « La réponse de l’Occident [à l’Ukraine] a été unanime, mais qu’entendons-nous par Occident ? Les États-Unis, l’Europe et certains pays de la région Pacifique qui ont des liens traditionnels avec les États-Unis, dont l’Australie et le Japon. Et les autres pays du monde ? Presque rien » .