Par Ron Unz − Le 11 juillet 2022 − Source Unz Review
Il arrive qu’un seul événement joue un rôle central dans l’effondrement d’un empire en cours de dislocation.
Tel a été le cas du désastre de Tchernobyl de 1986. Le processus de fusion nucléaire accidentelle, et l’explosion d’un des réacteurs nucléaires les plus avancés de l’URSS ont libéré un nuage de radiation à grande échelle sur l’Europe. La catastrophe a été considérée comme une preuve dévastatrice de la terrible décrépitude du système soviétique, et est devenue l’une des affaires les plus considérables des dernières décennies du XXème siècle.

L’Occident, à sa manière aventureuse, s’est lancé dans la guerre contre l’axe Russie-Chine, sans y prendre garde. Il s’attendait à des « victoires » faciles grâce à des sanctions qui feraient imploser l’économie russe et à des tactiques militaires de guerre urbaine empruntées à la Syrie qui saigneraient l’armée russe. Au lieu de cela, il s’agit d’une débâcle monumentale. Plus encore, ses multiples échecs et sa propagande insultante et condescendante constituent un point de rupture, ouvrant une nouvelle ère plutôt que de figer l’ordre ancien, comme l’Occident l’avait espéré.
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«Economiser le gaz pour un hiver sûr» : tel est le nom du plan présenté le 20 juillet par Bruxelles, avec un objectif de réduction de la consommation européenne de gaz fixé à hauteur de 15% pour faire face à la diminution des livraisons russes et de passer l’hiver sans catastrophe majeure. 
