
Après avoir été de 2009 à 2014 secrétaire général de l’Otan (sous commandement USA), Anders Fogh Rasmussen a été embauché comme consultant international par Goldman Sachs, la plus puissante banque d’affaires étasunienne.

Après avoir été de 2009 à 2014 secrétaire général de l’Otan (sous commandement USA), Anders Fogh Rasmussen a été embauché comme consultant international par Goldman Sachs, la plus puissante banque d’affaires étasunienne.
Par Immanuel Wallerstein – Le 15 août 2015 – Source iwallerstein.com
Commentaire No 407
Le libre-échange est un des principaux mantras du capitalisme comme système historique. Le libre-échange est prêché comme la meilleure solution pour accroître la production, réduire ses coûts et par conséquent les prix à la consommation, et pour augmenter l’égalité des revenus à long terme. Tout cela est peut-être vrai. Mais nous ne le saurons jamais puisque nous n’avons jamais connu un monde de libre-échange. Le protectionnisme a toujours été le mode dominant des relations économiques entre les États.
«...Le travail de la Fed est de détruire l'économie américaine et le dollar, pas de les sauver. Cela explique pourquoi la Fed continue de nier la tourmente économique et fonce à corps perdu dans un scénario de hausse des taux, même si personne dans les médias ne le leur a demandé. [...] Pour toute personne ayant un sens critique, la fin de partie est claire : la centralisation totale est le but, et la peur économique est l'outil qu'ils espèrent utiliser pour y arriver [...] Ce n'est qu'en admettant qu'il y a une fin à la fantaisie, une fin douloureuse, que nous serons en mesure d'aider à déterminer notre future réalité.» Brandon Smith
Par Brandon Smith – Le 7 août 2015 – Source alt-market

Dans l’esprit d’une personne schizophrène, les éléments internes de la fantaisie (positifs et négatifs) sont rendus manifestes dans la psyché et projetés sur le monde réel. Souvent, les images fantasmées de l’esprit ne sont pas simplement des images pour eux. Plutôt, ce qu’ils imaginent devient inconsciemment la réalité. Leurs facultés d’observation deviennent tellement limitées, soit en raison d’une réaction à un traumatisme ou simplement d’une incapacité inhérente à faire face, qu’ils ne peuvent pas déchiffrer la différence entre réalité et fiction. Une personne pourrait continuer comme ça pendant un certain temps si tous ses besoins sont assumés par quelqu’un d’autre. Mais au moment ou le soutien se termine (et ça vient toujours), les réalités de la nécessité, sans mentionner l’offre et la demande, referont surface. On ne peut pas vivre dans un monde schizophrénique indéfiniment.
Par The Saker Original – Le 14 août 2015 – Source unz.com
La Russie s’est engagée dans un effort massif et très médiatisé afin de sécuriser les 6 200 km de sa Frontière Nord et être prête à défendre ses intérêts dans les territoires arctiques jusqu’à 500 km de sa frontière. Ceci signifiant que 3 100 000 km2 d’une zone extrêmement difficile et inhospitalière doivent être mis sous protection. Vous pouvez réaliser l’immensité de la tâche.
Continuer la lecture
Par Yuriy Rubtsov – Le 13 août 2015 – Source strategic culture
Le 1er Août, la Russie a institué les Forces de l’aérospatiale comme une nouvelle branche de son armée. Les Forces de l’aérospatiale (VKS) ont été formées par la fusion de la Force aérienne russe (VVS) et des Forces de défense aérospatiale russe (VKO).
«... En novembre de l'année dernière, US Rep. Chris Stewart (R.Utah) a vu son projet de loi adopté par la Chambre. Stewart est un tueur à gages pour le capitalisme. Son projet de loi est conçu pour empêcher les scientifiques indépendants et qualifiés de conseiller l'Environmental Protection Agency (EPA). Ils seront remplacés par des personnes désignées par l'industrie affiliée, qui peuvent avoir, ou non, l'expertise scientifique pertinente, mais dont les chèques de paie dépendront de la façon dont ils raconteront à l'EPA ce que leurs employeurs veulent entendre. Rep. Stewart affirme qu'il s'agit d'une question d'équilibre entre les faits scientifiques et les intérêts de l'industrie (sic).» Paul Craig Roberts
Par Paul Craig Roberts – Le 12 août 2015 – Source CounterPunch
Il y a peu d’entreprise, pour ne pas dire aucune, qui absorbe la totalité du coût de ses opérations. Les sociétés basculent beaucoup de leurs coûts sur l’environnement, le secteur public, et les tierces parties lointaines. Par exemple, actuellement 3 millions de gallons d’eaux usées toxiques [11 350 m3] provenant d’une mine du Colorado ont fui et font tranquillement leur chemin vers le lac Powell dans l’Utah. Les systèmes d’alimentation en eau d’au moins sept villes dépendant des rivières ont été fermés. Les déchets avaient été abandonnés par l’entreprise privée, à la fermeture de la mine, et ont été accidentellement libérés par l’Environmental Protection Agency, ce qui peut-être vrai mais pourrait aussi bien être une dissimulation pour couvrir la responsabilité de la mine. Si le réservoir du lac Powell est pollué, alors il est probable que le coût d’exploitation de la mine, ainsi imposé à des tiers, dépasse la valeur totale de la production de celle-ci sur toute sa durée de vie.
Les économistes appellent ces coûts des coûts externes ou coûts sociaux. La mine a fait des bénéfices en fabricant des polluants, dont le coût est supporté par ceux qui n’ont eu aucune part dans les bénéfices.
Si c’est ainsi que fonctionne le capitalisme réglementé, alors vous pouvez imaginer ce que ça serait s’il n’était pas réglementé. À ce sujet, il suffit de penser au système financier non réglementé, aux conséquences que nous subissons déjà de ce fait, et à ce qui nous attend.
Malgré les preuves massives du contraire, les libertariens s’accrochent fermement à leur conception romantique du capitalisme, qui, libéré de l’ingérence du gouvernement, sert le consommateur avec les meilleurs produits aux prix les plus bas.
Si seulement c’était vrai !
Les progressistes ont leur propre contrepartie du romantisme des libertariens. Ils considèrent le gouvernement comme le chevalier blanc qui protège le public contre la cupidité des capitalistes.
Si seulement, ça aussi, c’était vrai !
Tout le monde, et plus particulièrement les libertariens et les progressistes, devrait lire le livre de Jeffrey St. Clair, Born Under A Bad Sky (2008) [Né sous une mauvaise étoile]. St. Clair est un écrivain attachant, et son livre est enrichissant à plusieurs niveaux. Si vous n’avez jamais navigué sur les rivières de l’Ouest américain, ni relevé le défi de rapides dangereux ou campé parmi les moustiques et serpents à sonnettes, vous pourrez découvrir ces facettes grâce à St. Clair, tout en apprenant simultanément comment la corruption du Park Service, du Service des forêts et de l’Administration Territoriale aide les compagnies forestières, les compagnies minières et les éleveurs de bétail à faire de l’argent par le pillage des forêts nationales et des terres publiques.
Les subventions publiques prévues pour les mineurs, les bûcherons et les éleveurs sont aussi extravagantes et aussi nuisibles à l’intérêt public que les subventions versées par la Réserve fédérale et le Trésor aux banques too big to fail [trop grosses pour faire faillite].
Progressistes et libertariens ont besoin de lire les rapports de St. Clair sur la façon dont le Service des forêts crée des routes dans des forêts vierges, afin de subventionner l’abattage d’arbres séculaires et la destruction de l’habitat des espèces animales rares et menacées. Nos romantiques doivent apprendre comment des terres de faible valeur sont négociées contre des terres publiques de plus grande valeur afin de transférer la richesse du public au secteur privé. Ils ont besoin d’apprendre comment les éleveurs, autorisés à utiliser les terres publiques, détruisent les berges et l’habitat de la faune et de la flore aquatique. Ils doivent comprendre que les chefs des agences de protection fédérales eux-mêmes sont des opérateurs pour le compte des entreprises privées forestières, minières, et pour les coopératives d’élevage qui travaillent pour elles-mêmes et non pour le public. Les Américains de tous bords doivent comprendre que, tout comme ils sont manipulés par les sénateurs et les députés, achetés, vendus et payés par le complexe militaro-sécuritaire, Wall Street et le lobby d’Israël, ils sont également manipulés par les agences gouvernementales publiques en charge de réglementer les mines, les forêts et l’élevage qui protègent des intérêts privés.
L’intérêt public n’apparaît jamais dans le paysage.
Les deux plus grands réservoirs, lac Mead et lac Powell, sont à 39% et 52% de leur capacité. Les lacs immenses dont dépend l’ouest des États-Unis se tarissent. Et maintenant, le lac Powell va recevoir 3 millions de gallons [11 350 m3] d’eaux polluées contenant de l’arsenic, du plomb, du cuivre, de l’aluminium et du cadmium. Les puits dans les plaines inondables par les rivières polluées sont également en danger.
Les polluants, qui ont fait virer l’eau à l’orange, suivent la rivière Animas depuis Silverton, traversent le Colorado via Durango puis se déversent dans le fleuve San Juan à Farmington, Nouveau-Mexique, une rivière qui se jette dans la rivière Colorado qui alimente le lac Powell et le lac Mead.
Tous ces dommages sont causés par une mine capitaliste.
En novembre de l’année dernière, US Rep. Chris Stewart (R.Utah) a vu son projet de loi adopté par la Chambre.
Stewart est un tueur à gages pour le capitalisme. Son projet de loi est conçu pour empêcher les scientifiques indépendants et qualifiés de conseiller l’Environmental Protection Agency (EPA). Ils seront remplacés par des personnes désignées par l’industrie affiliée, qui peuvent avoir, ou non, l’expertise scientifique pertinente, mais dont les chèques de paie dépendront de la façon dont ils raconteront à l’EPA ce que leurs employeurs veulent entendre .
Rep. Stewart affirme qu’il s’agit d’une question d’équilibre entre les faits scientifiques et les intérêts de l’industrie.
Paul Craig Roberts est ancien secrétaire adjoint du Trésor américain. Il a été journaliste et rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Son livre Comment l’économie a été perdue est désormais disponible auprès de Counterpunch en format électronique. Son dernier livre est Comment l’Amérique a été perdue.
Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone
Par Avic – Le 14 août 2015 – Source reseauinternational

La récente dévaluation du yuan qui fait couler beaucoup d’encre pourrait être considérée d’un tout autre point de vue que celui mis en avant par les experts. Les raisons dues à la conjoncture économique chinoise y sont certes pour quelque chose, mais elles ne sont peut-être qu’accessoires et sont à replacer dans un contexte global.
Des sources de capitaux domestiques et en provenance du Moyen-Orient ou d’Asie remplacent l’UE et les États-Unis. Les sanctions ont causé des difficultés en Russie, mais aucune à laquelle elle n’ait su s’adapter
Le 11 août 2015 – Source Russia Insider

Centre Financier de Moscou
MOSCOU, TASS. Le 30 juillet, Washington a étendu les sanctions à onze nouveaux individus et à quinze entités juridiques, principalement de Russie. Les filiales de Vnesheconombank sont incluses dans la liste. La banque est soumise aux sanctions de l’Union européenne et des États-Unis depuis plus d’un an.
Par Gilles Munier – Le 11 août 2015 – Source france-irak-actualite
Le colonel James R. Cluff, commandant la base aérienne de Creech – située dans le Nevada, à une soixantaine de km de Las Vegas – se plaint des conditions de travail des pilotes de drones-tueurs.
Il explique les erreurs de tirs et les dommages collatéraux par la fatigue des 1 066 droneurs sous ses ordres. Ils travaillent 12 heures par jour, dit-il, cinq jours par semaines, sans prendre de repos, alors que par le passé ils n’occupaient le poste que six mois dans l’année. Certains droneurs de drones totaliseraient 1281 heures de vols, quatre fois plus que les pilotes normaux.
Il faut savoir qu’un tir de missile, à des centaines de milliers de kilomètres, mobilise des dizaines de personnes – techniciens au sol, informaticiens, analystes – et requiert des centaines d’heures de vol de drones. A titre d’exemple, les tirs de 875 missiles de MQ-1 Predator et de MQ-9 Reaper sur des cibles en Irak et en Syrie ont nécessité 3 300 vols. Or, de Creech, les droneurs pilotent tous les jours une centaine de drones vers l’Irak, la Syrie, le Yémen, le Pakistan, l’Afghanistan et la Somalie, décollant des bases américaines au Proche-Orient ou ailleurs…
Pour remplir le nombre toujours plus important de missions demandées aux droneurs par Barack Obama, l’US Air Force recrute maintenant des contractors – généralement des pilotes de chasse retraités –, au double du salaire perçu par les militaires, et alloue des primes mensuelles de 650 à 1 500 $ aux droneurs engagés pour des durées dépassant 6 ans.
Ombre au tableau : le taux de suicides dû au stress, aux remords, à la vue en direct des massacres provoqués par les missiles, est plus élevé que dans les bases aériennes militaires traditionnelles.
Aux Etats-Unis, les manifestations pour interdire l’utilisation de drones-tueurs se font plus nombreuses. En mars 2015, des militants se sont réunis devant la base de Creech pour réclamer sa fermeture. Dernièrement, une organisation de vétérans a demandé aux droneurs de refuser d’accomplir leurs missions.
Sources
Drone pilots go to war in the Nevada desert, staring at video screens (Los Angeles Times – 17/6/15)
Air Force Trims Drone Ops to Get Workforce ‘Healthy’ (Defense One – 18/5/15)
Air Force struggles to keep pace with explosion in the use of combat drones (Washington Post – 17/6/15)
Merci à Freddy
«...Si j'étais encore le rédacteur du Wall Street Journal que je fus, l'état déplorable de l'économie américaine serait en première page des nouvelles.» Paul Craig Roberts
Par Paul Craig Roberts – Le 11 août 2015 – Source counterpunch
Vous souvenez-vous de l’époque où existaient des journalistes réels? C’était avant que le régime Clinton ne concentre les médias, les transformant en un ministère de la Propagande, un outil de Big Brother.
La fausse réalité dans laquelle vivent les Américains se prolonge dans la vie économique. Le rapport sur l’emploi de vendredi dernier était la continuation d’une longue série de mauvaises nouvelles bidouillées en bonnes nouvelles.