Chronique d’un éveil citoyen – Épisode 10 : Penser la monnaie


Note du Saker Francophone

Après l'Épisode 9: Perspectives sociologiques, voici l'épisode 10 sur la monnaie. La démarche reste la même, épisode après épisode, il s'agit à partir d'une prise de conscience personnelle, de mettre en forme cette nouvelle opinion et la partager pour s'entraider à faire monter le niveau de conscience globale et perturber le contrôle d'une minorité sur la majorité sans son consentement.

Cet épisode s'attaque au cœur du Système, la monnaie. Je vous laisse découvrir la synthèse de ses recherches qui part de l'histoire de la monnaie pour arriver jusqu'aux problématiques qui agitent les milieux de la réinformation. En 20', ce n'est qu'une synthèse sûrement critiquable mais cela reste un exercice très intéressant fait par l'un d'entre nous.

Retrouvez plus de sources sur deux de ces publications Agoravox
 - Penser la monnaie et la dette
 - Comprendre le système monétaire, bancaire et financier

 

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Le calice empoisonné jusqu’à la lie… de la zone Euro à la zone morte

«... Toute nation souveraine a le droit de ne pas être appauvrie par les créanciers qui ont prêté des sommes bien au-delà du montant qui peut être payé sans être obligé de se livrer à des privatisations à des prix de détresse. Ces exigences sont semblables à une attaque militaire, et ont un objectif similaire : la saisie des terres de l'économie endettée, de ses ressources naturelles, de son infrastructure publique, et du contrôle de son gouvernement.» Michael Hudson
Hudson

Hudson

Par Michael Hudson – Le 3 octobre 2016 – Source CounterPunch

Les articles et interviews de James Galbraith recueillis dans son livre Welcome to the Poisoned Chalice montrent son exaspération croissante contre la troïka – la Banque centrale européenne (BCE), le FMI et de la bureaucratie de l’UE – qui a refusé de relâcher ses exigences, alors que la Grèce voyait son économie s’appauvrir à un degré pire que lors de la Grande dépression. L’attitude combative contre la Grèce était, en un mot, un rejet de la démocratie parlementaire après que la nouvelle coalition Syriza des partis de gauche a remporté l’élection en janvier 2015, avec un programme de résistance à l’austérité et aux privatisations.

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Armageddon ? Pas sûr !
Suivez la bourse…


La Guerre ne se produira pas tant que les marchés boursiers sont béats. Si l’Occident voulait vraiment en découdre avec la Russie, il mettrait d’abord son argent à l’abri.


 

Alexandre RazouvaevPar Alexander Razuvaev – Le 12 octobre 2016 – Source Russia Insider

La confrontation politique et militaire entre la Russie, les États-Unis, et l’Occident en général, est de plus en plus forte. Personne ne semble faire de concessions. Les États-Unis veulent affirmer un leadership remis en question, alors que la Russie se bat pour son avenir sur la scène mondiale, quelque chose de non prévu dans le scénario américain. Il y a même des craintes de conflit par procuration entre les deux grandes puissances, comme c’est arrivé deux fois, en Corée et au Vietnam. Certains sont particulièrement enclins à attiser la peur, parlant même de guerre tous azimuts.

En fait, il est peu probable qu’il existe des raisons sérieuses de préoccupation. L’Armageddon attendra. Les marchés boursiers ont toujours su lire dans le marc de café. Il y a cent ans, avant l’effondrement de l’Empire russe, les actions des sociétés russes ont été réduites à néant – des courtiers en valeurs mobilières ont restauré des boutiques dans le centre de Moscou après la Révolution, mais le KGB les a immédiatement remarqués et ils ont mal fini.

À l’heure actuelle, il n’y a pas d’effondrement des marchés boursiers, ni en Russie, ni ailleurs dans le monde. Si l’Occident voulait s’engager profondément dans un conflit avec la Russie, il faudrait d’abord sauver les fonds. Par exemple, BP vendrait ses 20% de participation dans Rosneft, et les fondations étrangères retireraient leurs fonds de la Sberbank, l’amenant à la faillite. La vente aurait une incidence à la fois sur la dette extérieure et intérieure, en affaiblissant le rouble russe. Actuellement, rien de spécial n’est observé sur le marché.

Bien sûr, de nouvelles sanctions sont possibles, bien que la Russie et l’Occident semblent avoir fait tout ce qu’ils pouvaient, sans pertes sérieuses. La position de la Russie dans l’économie mondiale est relativement faible, mais une interruption de ses exportations de pétrole, de gaz ou de titane serait douloureuse pour l’Occident. Voilà pourquoi seules des étapes symboliques devraient être attendues des deux côtés, résultant probablement en une zone de libre-échange entre l’Union eurasienne et l’OCS [Organisation de coopération de Shanghai].

En conclusion, «le marché est souriant». En raison du conflit Russie / Ouest, le rouble est vendu avec une décote militaro-politique, ce qui est très rentable pour le budget de la Russie, en période de déflation.

Alexander Razuvaev

Article Original paru sur Na Linii, traduit par Julia Rakhmetova

Traduit et édité par jj, relu par Cat pour la Saker Francophone

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La Russie grenier à blé mondial grâce aux sanctions US


La Russie s’installe pour longtemps parmi les meilleurs exportateurs mondiaux de céréales


Sputnik_logoLe 8 octobre 2010 – Source sputniknews

Selon Bloomberg, la Russie a établi un record de tous les temps pour le secteur agricole du pays, de près de 112 millions de tonnes de céréales récoltées à ce jour. En outre, la Russie est devenue le plus gros exportateur mondial de céréales.

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Les salaires stagnent même si la Réserve fédérale a commencé à le remarquer


Le 29 septembre 2016 – Source Systemic Disorder

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http://www.sudeducation.org

Vous travaillez plus dur tout en ne gagnant pas plus. Ce n’est pas un produit de votre imagination. La toute dernière recherche qui le démontre vient, c’est intéressant, de la branche de Saint-Louis de la Réserve fédérale des États-Unis. Continuer la lecture

Wall Street :
le chaînon manquant
Trump – Chine

© Brendan McDermid


Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 29 septembre 2016 – Source Russia Today

Le yuan est sur le point d’entrer dans le panier du FMI des monnaies de réserve ce samedi − aux côtés du dollar américain, de la livre sterling, de l’euro et du yen. Ceci n’est rien moins qu’un tremblement de terre géoéconomique.

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Jaugeons de la fin du jeu


Par James Howard Kunstler – Le 3 octobre 2016 – Source kunstler.com

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Tout ce que Hillary avait à faire la semaine dernière, c’était de se montrer et de rester debout sur un podium pendant quatre-vingt dix minutes sans tomber en pâmoison tandis que Donald Trump aboyait et grommelait lors de cette drôle de conférence de presse que nous aimons appeler un «débat». C’était le mieux que je pouvais faire pour continuer à regarder ce spectacle écœurant. Plus et vous leur auriez balancé votre téléviseur dans les dents, ou peut-être vous leur auriez fait un doigt d’honneur, comme Elvis avait l’habitude d’en faire.

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Que peuvent les Russes face à une attaque américaine en Syrie ?

Aux dernières nouvelles, la Russie a lancé un ultimatum passif aux États-Unis sur la Syrie
Saker US

Saker US

Par The Saker – Le 5 octobre 2016 – Source The Saker

Les tensions entre la Russie et les États-Unis ont atteint un niveau sans précédent. Je suis totalement d’accord avec les participants à l’émission CrossTalk, la situation est même pire et plus dangereuse que pendant la crise des missiles cubains. Les deux camps se dirigent maintenant vers ce qu’on appelle un Plan B  qui, pour le dire simplement, représente au mieux pas de négociations et, au pire, une guerre entre la Russie et les États-Unis. Continuer la lecture

Le plus grand braquage de l’Histoire de l’humanité

Photo by John Morgan | CC BY 2.0

Bon, résumons l'OCDE : l'économie mondiale ralentit, les bénéfices des entreprises s'entassent, la stimulation monétaire a perdu de son charme, et les risques d'instabilité financière sont en hausse.

Oh, à propos, avez-vous noté la petite phrase sur «une importante réévaluation des actifs» ? En jargon financier ça veut dire «un crash», un grand, un cataclysme fracassant, un tremblement de terre. L'auteur constate tout simplement une évidence, que les banques centrales nous entraînent dans une autre descente en vrille à soulever les tripes, suivie d'une autre crise financière atroce. – Mike Whitney

2016-09-24_11h42_10Par Mike Withney – Le 30 septembre 2016 – Source CounterPunch

Voici votre quiz d’économie pour aujourd’hui :

Question 1. Que pensez-vous qu’il se passerait si vous injectiez $3 000 milliards dans le système financier ?

a) Le prix des actions augmenterait.
b) Le prix des actions baisserait.
c) Le prix des actions serait stable.

Question 2. Que pensez-vous qu’il se passerait si vous injectiez $3 000 milliards dans l’économie ? (Via une relance budgétaire pour les projets d’infrastructure, la prolongation des prestations de chômage, des coupons alimentaires, etc.)

a) L’activité augmenterait et l’économie croîtrait.
b) L’activité baisserait et l’économie se contracterait.
c) L’activité resterait la même, donc la croissance resterait inchangée.

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Les énergies renouvelables intermittentes ne peuvent pas transformer favorablement le réseau électrique


Par Gail Tverberg − Le 31 août 2016 − Source OurFiniteWorld

Résultats de recherche d'images pour « electric grid »

Beaucoup de gens comptent sur le vent et l’énergie solaire photovoltaïque pour transformer le réseau électrique d’une manière favorable. Est-ce vraiment possible ? Est-il vraiment possible pour les énergies renouvelables intermittentes de générer une part importante de l’électricité du réseau ? La réponse semble de plus en plus être «Non, les coûts sont trop élevés, et le retour sur investissement serait trop faible». Nous rencontrons déjà des problèmes majeurs avec le réseau, même avec de faibles pénétrations d’électricité renouvelable intermittente : aux États-Unis: 5,4 % de la consommation d’électricité en 2015 ; Chine : 3,9 % ; Allemagne: 19,5 % ; Australie : 6,6 %.
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