
Après avoir été de 2009 à 2014 secrétaire général de l’Otan (sous commandement USA), Anders Fogh Rasmussen a été embauché comme consultant international par Goldman Sachs, la plus puissante banque d’affaires étasunienne.

Après avoir été de 2009 à 2014 secrétaire général de l’Otan (sous commandement USA), Anders Fogh Rasmussen a été embauché comme consultant international par Goldman Sachs, la plus puissante banque d’affaires étasunienne.
«... En novembre de l'année dernière, US Rep. Chris Stewart (R.Utah) a vu son projet de loi adopté par la Chambre. Stewart est un tueur à gages pour le capitalisme. Son projet de loi est conçu pour empêcher les scientifiques indépendants et qualifiés de conseiller l'Environmental Protection Agency (EPA). Ils seront remplacés par des personnes désignées par l'industrie affiliée, qui peuvent avoir, ou non, l'expertise scientifique pertinente, mais dont les chèques de paie dépendront de la façon dont ils raconteront à l'EPA ce que leurs employeurs veulent entendre. Rep. Stewart affirme qu'il s'agit d'une question d'équilibre entre les faits scientifiques et les intérêts de l'industrie (sic).» Paul Craig Roberts
Par Paul Craig Roberts – Le 12 août 2015 – Source CounterPunch
Il y a peu d’entreprise, pour ne pas dire aucune, qui absorbe la totalité du coût de ses opérations. Les sociétés basculent beaucoup de leurs coûts sur l’environnement, le secteur public, et les tierces parties lointaines. Par exemple, actuellement 3 millions de gallons d’eaux usées toxiques [11 350 m3] provenant d’une mine du Colorado ont fui et font tranquillement leur chemin vers le lac Powell dans l’Utah. Les systèmes d’alimentation en eau d’au moins sept villes dépendant des rivières ont été fermés. Les déchets avaient été abandonnés par l’entreprise privée, à la fermeture de la mine, et ont été accidentellement libérés par l’Environmental Protection Agency, ce qui peut-être vrai mais pourrait aussi bien être une dissimulation pour couvrir la responsabilité de la mine. Si le réservoir du lac Powell est pollué, alors il est probable que le coût d’exploitation de la mine, ainsi imposé à des tiers, dépasse la valeur totale de la production de celle-ci sur toute sa durée de vie.
Les économistes appellent ces coûts des coûts externes ou coûts sociaux. La mine a fait des bénéfices en fabricant des polluants, dont le coût est supporté par ceux qui n’ont eu aucune part dans les bénéfices.
Si c’est ainsi que fonctionne le capitalisme réglementé, alors vous pouvez imaginer ce que ça serait s’il n’était pas réglementé. À ce sujet, il suffit de penser au système financier non réglementé, aux conséquences que nous subissons déjà de ce fait, et à ce qui nous attend.
Malgré les preuves massives du contraire, les libertariens s’accrochent fermement à leur conception romantique du capitalisme, qui, libéré de l’ingérence du gouvernement, sert le consommateur avec les meilleurs produits aux prix les plus bas.
Si seulement c’était vrai !
Les progressistes ont leur propre contrepartie du romantisme des libertariens. Ils considèrent le gouvernement comme le chevalier blanc qui protège le public contre la cupidité des capitalistes.
Si seulement, ça aussi, c’était vrai !
Tout le monde, et plus particulièrement les libertariens et les progressistes, devrait lire le livre de Jeffrey St. Clair, Born Under A Bad Sky (2008) [Né sous une mauvaise étoile]. St. Clair est un écrivain attachant, et son livre est enrichissant à plusieurs niveaux. Si vous n’avez jamais navigué sur les rivières de l’Ouest américain, ni relevé le défi de rapides dangereux ou campé parmi les moustiques et serpents à sonnettes, vous pourrez découvrir ces facettes grâce à St. Clair, tout en apprenant simultanément comment la corruption du Park Service, du Service des forêts et de l’Administration Territoriale aide les compagnies forestières, les compagnies minières et les éleveurs de bétail à faire de l’argent par le pillage des forêts nationales et des terres publiques.
Les subventions publiques prévues pour les mineurs, les bûcherons et les éleveurs sont aussi extravagantes et aussi nuisibles à l’intérêt public que les subventions versées par la Réserve fédérale et le Trésor aux banques too big to fail [trop grosses pour faire faillite].
Progressistes et libertariens ont besoin de lire les rapports de St. Clair sur la façon dont le Service des forêts crée des routes dans des forêts vierges, afin de subventionner l’abattage d’arbres séculaires et la destruction de l’habitat des espèces animales rares et menacées. Nos romantiques doivent apprendre comment des terres de faible valeur sont négociées contre des terres publiques de plus grande valeur afin de transférer la richesse du public au secteur privé. Ils ont besoin d’apprendre comment les éleveurs, autorisés à utiliser les terres publiques, détruisent les berges et l’habitat de la faune et de la flore aquatique. Ils doivent comprendre que les chefs des agences de protection fédérales eux-mêmes sont des opérateurs pour le compte des entreprises privées forestières, minières, et pour les coopératives d’élevage qui travaillent pour elles-mêmes et non pour le public. Les Américains de tous bords doivent comprendre que, tout comme ils sont manipulés par les sénateurs et les députés, achetés, vendus et payés par le complexe militaro-sécuritaire, Wall Street et le lobby d’Israël, ils sont également manipulés par les agences gouvernementales publiques en charge de réglementer les mines, les forêts et l’élevage qui protègent des intérêts privés.
L’intérêt public n’apparaît jamais dans le paysage.
Les deux plus grands réservoirs, lac Mead et lac Powell, sont à 39% et 52% de leur capacité. Les lacs immenses dont dépend l’ouest des États-Unis se tarissent. Et maintenant, le lac Powell va recevoir 3 millions de gallons [11 350 m3] d’eaux polluées contenant de l’arsenic, du plomb, du cuivre, de l’aluminium et du cadmium. Les puits dans les plaines inondables par les rivières polluées sont également en danger.
Les polluants, qui ont fait virer l’eau à l’orange, suivent la rivière Animas depuis Silverton, traversent le Colorado via Durango puis se déversent dans le fleuve San Juan à Farmington, Nouveau-Mexique, une rivière qui se jette dans la rivière Colorado qui alimente le lac Powell et le lac Mead.
Tous ces dommages sont causés par une mine capitaliste.
En novembre de l’année dernière, US Rep. Chris Stewart (R.Utah) a vu son projet de loi adopté par la Chambre.
Stewart est un tueur à gages pour le capitalisme. Son projet de loi est conçu pour empêcher les scientifiques indépendants et qualifiés de conseiller l’Environmental Protection Agency (EPA). Ils seront remplacés par des personnes désignées par l’industrie affiliée, qui peuvent avoir, ou non, l’expertise scientifique pertinente, mais dont les chèques de paie dépendront de la façon dont ils raconteront à l’EPA ce que leurs employeurs veulent entendre .
Rep. Stewart affirme qu’il s’agit d’une question d’équilibre entre les faits scientifiques et les intérêts de l’industrie.
Paul Craig Roberts est ancien secrétaire adjoint du Trésor américain. Il a été journaliste et rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Son livre Comment l’économie a été perdue est désormais disponible auprès de Counterpunch en format électronique. Son dernier livre est Comment l’Amérique a été perdue.
Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone
Lorsque l’idéologie du technologisme implose
Avant-Propos
Le projet US du F35, appelé aussi JSF [Joint Strike Fighter], auto-désigné avion de combat universel du XXIe siècle globalisé par l'Empire du Bien et de la Vertu, a été lancé en 1996. Soit il y a presque 20 ans. Il est d'une furtivité extrême confinant au néant. Tellement furtif qu'il ne vole toujours pas et ne volera jamais.
Fruit de l'orgueil technologique post-moderne, il a dès l'origine été conçu pour ne pas avoir de prototype, étant entendu que la nation exceptionnelle ne pouvait produire que des objets exceptionnels, loin des tâtonnements et expérimentations vulgaires auxquels la réalité soumet les industriels des nations ordinaires.
Résumons, un projet qui a coûté pour l'instant $1 400 Mds au contribuable américain, un avion non certifié, qui ne vole pas mais qui est déjà produit à 125 exemplaires.
Cette aventure est typique du système politico-mafieux étasunien. Complicité entre les politiciens, le complexe militaro-industriel, les multinationales, bancaires et autres pour racketter le monde. À l'instar des banques trop grosses pour faire faillite, ce projet F35 ne peut être ni arrêté, ni amendé, ni aboutir. Il ne sert qu'à faire tourner la lessiveuse à essorer les contribuables étasuniens et européens qui ont décidé d'acheter cet avion. Et à l'instar d'une grande guerre globalisée contre la terreur qui n'a jamais fabriqué autant de terroristes.
L'important c'est la bottom-line, le profit.
Nous vous proposons, en plusieurs épisodes, un état des lieux extrêmement détaillé du projet, à partir des meilleures sources. Ces articles ne sont pas un inventaire des déboires vécus depuis vingt ans par le projet, dont vous pourrez certainement faire votre miel ailleurs, ici en français et depuis son origine.
Extrait du rapport:
«...Le programme F-35 est conçu de telle sorte qu'il n'a pas l'obligation de prouver sa capacité au combat avant d'avoir atteint un taux de production annuel de 57 avions, un taux sans précédent pour tout avion de chasse avec si peu d'essais opérationnels accomplis et tant de problèmes non résolus.»
Le Saker Francophone
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Par Mandy Smithberger – Le 12 mars 2015 – Source pogo.org
Première partie
Deuxième partie
Mandy Smithberger est directrice du projet de réforme militaire Straus au Centre d’Information de la défense en charge de la surveillance du gouvernement.
Selon le dernier rapport de la Direction des tests opérationnels et des évaluations [DOT&E], le F-35 n’est pas prêt pour les Contrôles opérationnels initiaux [IOC] et ne le sera pas de sitôt
L’Ukraine s’enfonce dans un abysse économique. Dix-huit mois après son accord d’association avec l’Union Européenne, les retraités se suicident et on parle ouvertement de faillite.
Par Mikhail Klikushin – le 30 juillet 2015 – Source observer.com

Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk, la ministre des Finances, Natalie Jaresko, et le ministre de l’Économie et du Commerce Aivaras Abromavicius assistent à la série «Europa-Forum » le 1er avril 2015 à Berlin. (TOBIAS SCHWARZ / AFP / Getty Images)
Nathalie Jaresko a le visage d’une magicienne triste dont le sortilège vaudou ne fonctionne plus depuis longtemps. Ministre des finances de l’Ukraine, Mme Jaresko est maintenant un personnage que l’on voit souvent sur les chaines de télé ukrainienne. Avant ce poste, cette personne à la double nationalité américaine et ukrainienne travaillait pour le département d’État américain. Dans les années 1990 elle a été responsable du bureau économique à l’ambassade américaine a Kiev, puis a gagné ses millions en tant que présidente d’un certain nombre de fonds d’investissement travaillant en Ukraine.
Les propositions de l’Eurogroupe pour sauver la Grèce sont un non-sens scandaleux. Le pays court à la dépression – et les sauveteurs européens demandent la libéralisation des horaires d’ouverture des magasins. Les mots nous manquent…
Le 12 juillet 2015 – Source : Deutsche Wirtschaftsnachrichten

Dimanche 12 juillet 2015: le Grec Euclid Tsakalotos et le Finlandais Alexander Stubb (Photo: dpa)
Pour la majorité des ministres des Finances de la zone euro, les dernières propositions de réforme présentées par les Grecs ne sont pas considérés comme suffisantes et nécessitent d’être rediscutées le dimanche. Les ministres voient un besoin d’amélioration dans plusieurs domaines. Voici une liste des exigences les plus importantes.
«Il y a un nouveau mur de Berlin… Et il s’appelle l’euro…Votre moment est arrivé, Monsieur Tsipras, reprenez le contrôle de votre pays»
Nigel Farage dirigeant de UKIP
Par Simon Black – Le 9 juillet 2015 – Source zerohedge via Souverain Man blog

Debout devant le Parlement européen hier, il a fallu seulement quatre minutes à Nigel Farage pour pulvériser complètement tous les arguments soutenant la zone euro.
Pour protéger les intérêts bien enracinés de ses oligopoles, le gouvernement espagnol interdit, en pratique, l’accès des PME et des ménages à l’énergie solaire
Par Don Quijones – Le 14 juin 2015 – Source WOLF STREET
S’il y a une chose que nous devrions retenir de ce long combat acharné contre la crise, c’est qu’il n’y a aucune limite à ce que nos gouvernement élus sont prêts à entreprendre pour protéger les intérêts et privilèges des oligarques et de leurs oligopoles. En Espagne, le gouvernement s’apprête même à s’approprier les rayons du soleil pour protéger la ploutocratie énergétique du pays.
Cet article, publié en septembre 2014, a été exhumé le 2 juillet par ZeroHedge, puis repris le lendemain par le Saker original. Il garde toute son actualité – même après la victoire du non au référendum grec le 5 juillet 2015. Le Saker francophone

Michael Nevradakis
Par Michael Nevradakis – Le 11 septembre 2014 – Source Truthout
John Perkins, auteur des Confessions of an Economic Hit Man [Confessions d’un assassin financier], explique comment la Grèce et d’autres pays de l’eurozone sont devenus les nouvelles victimes des assassins financiers.
Par Don Quijones, Spain & Mexico – Le 31 Mai 2015 – Source: WOLF STREET
Comme Matt Taibbi l’a dit une fois, Goldman Sachs, la banque d’investissement la plus puissante du monde, est comme «un grand vampire des abysses enroulé autour du visage de l’Humanité, aspirant sans relâche notre sang, c’est à dire tout ce qui sent l’argent». Mais de la façon dont les choses se déroulent en Espagne, le céphalopode redouté est peut être sur le point de perdre l’une de ses tentacules.
«...Dans le déluge de reportages des médias occidentaux sur la crise de la dette grecque, un aspect clé reste étrangement caché. Autrement dit, le fait que le fardeau de la dette de la Grèce de $320 Mds a été largement engagé par des décennies de militarisme exorbitant. Selon certaines estimations, au moins la moitié de la dette grecque totale – plus de 150 Mds – est due aux dépenses militaires... Si la Grèce devait réduire ses dépenses militaires de moitié, à environ 1% cent du PIB, comme en Italie, en Belgique, en Espagne ou en Allemagne, elle pourrait générer $2 Mds qui satisferaient les demandes immédiates du FMI et contribuerait aussi à éviter les mesures d'austérité drastiques exigées par la troïka.»
Par Finian Cunningham – Le 2 juillet 2015 – Source strategic-culture
Une conséquence notable du conflit en Ukraine et de la confrontation larvée en cours entre l’Occident et la Russie est l’augmentation spectaculaire des dépenses militaires dans plusieurs pays européens.