Par Moon of Alabama – Le 14 février 2019
Le 25 janvier, deux jours après que Guaidó se soit auto proclamé président du Venezuela, le manque de planification dans cette tentative de coup d’État menée par les américains était déjà évident :
J’ai l’impression que Trump s’est fait embobiner. Il est évident depuis longtemps qu’il accorde peu d’attention aux détails et qu’il ne réfléchit pas bien. Probablement Bolton, Pompeo et Rubio lui ont présenté un plan en trois étapes :



Le président Trump a tort d’affirmer que les États-Unis ont détruit État islamique dans la grande zone du nord-est syrien qu’il tenait – c’est la Russie et ses alliés qui l’ont fait – mais il a raison de proposer de retirer les 2 000 militaires étasuniens stationnés dans ce pays ravagé par la guerre. Ce petit contingent américain n’a aucune utilité pour un combat ou un objectif stratégique positif à moins qu’il ne serve à contrecarrer les négociations de paix actuellement en cours sous la direction de la Russie ou à servir de tête de pont pour une guerre américaine contre l’Iran. Pire encore, sa présence représente un risque constant que des militaires étasuniens soient tués par des forces russes opérant également dans cette zone relativement restreinte, risquant ainsi de transformer la nouvelle guerre froide en un conflit très chaud, même par inadvertance. Que Trump comprenne ou non ce danger, sa décision, si elle est réellement mise en œuvre – on y résiste farouchement à Washington – rendra les relations américano-russes, et donc le monde, un peu plus sûres.
Par le Saker – Le 15 novembre 2018 – Source 


