Psychopathologie politique de l’Union Européenne


Par Geminello Preterossi – Le 5 juillet 2025 – Source The Indicter     

Face au délire belliciste en cours dans l’Union européenne, on se demande si nous ne sommes pas désormais confrontés à un cas macroscopique de psychopathologie politique : tous les mécanismes de défense décrits par Freud sont à l’œuvre.

Le premier est la négation : de la réalité, du contexte, de ses propres pulsions destructrices, etc., qui est maintenant allé jusqu’au niveau psychotique, qu’il est devenu déni, forclusion (c’est-à-dire perte de la relation avec la réalité, typique de la psychose). Puis la projection, le déplacement, le fractionnement, le retrait, l’idéalisation du soi. Après tout, Freud lui-même dans « l’Inconfort de la civilisation », mais aussi dans sa correspondance-dialogue avec Einstein, avait thématisé le contexte psychanalytique de la guerre. Ce contexte s’accompagne également d’une forte dose d’infantilisme politique, qui contribue à alimenter une dérive fanatique et irrationnelle qui sacrifie les vrais intérêts des peuples européens, et leur propre volonté, au maintien d’un faux Moi européiste. Il y a donc du cynisme, il y a des intérêts (même inavouables), mais ce qui est en jeu, c’est une question existentielle, une question identitaire aux implications profondes, qui touchent au côté obscur de la construction européenne.

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Vous pensez qu’il est trop tard pour acheter de l’or ? Loin s’en faut…


Par Matthew Piepenburg − Le 1er juillet 2025 − Source Von Greyerz

Nombreux sont les observateurs qui se demandent s’il est trop tard pour acheter de l’or, si l’or a atteint un sommet, et s’ils ont raté la bonne opportunité.

Nous espérons que la suite de faits, de graphiques et de réalités tangibles exposées ici vont permettre d’apaiser ces craintes, car le rôle, la direction prise par le prix et les jours de l’or n’en sont qu’à leurs débuts.

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Statut, classe et crise de l’expertise


En célébrant le « bon sens » plutôt que l’autorité des experts, le populisme effectue une dramatique inversion de statut. Il offre aux électeurs non éduqués le pouvoir de la connaissance et remet à leur place ceux qui les méprisent.


Par Dan Williams – Le 31 mai 2025 – Source Conspicuous Cognition

I. Dans l’une des scènes les plus mémorables des Frères Karamazov, le gentil protagoniste Aliocha offre au capitaine appauvri et désespéré Snegiryov une somme d’argent importante. Peu de temps auparavant, le frère d’Aliocha avait publiquement humilié Snegiryov en le traînant hors d’une taverne par sa barbe. L’argent est présenté à titre de compensation pour l’incident.

Au début, Snegiryov a l’air de l’accepter :

« C’est pour moi ? Tant d’argent—deux cents roubles ! Bon dieu ! Pourquoi, je n’ai pas vu autant d’argent depuis quatre ans ! Pitié pour nous !”

Il rêve d’utiliser cet argent pour régler ses dettes, aider sa femme et ses enfants malades et commencer une nouvelle vie. Mais après cette première explosion de gratitude et d’enthousiasme, son comportement change:

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C’est quoi cette « guerre » dont vous parlez ?


Par Aurelien − Le 16 avril 2025 − Source Aurélien 2022

La guerre est ce qui arrive quand la parole échoue. Mark Twain

La guerre, semble-t-il, est dans l’air, ou du moins à l’horizon, ou si ce n’est pas le cas, peut-être à venir. Même si nous n’avons aucune idée précise de sa localisation exacte, la « guerre » est apparemment « probable », voire inévitable, entre les États-Unis, Israël ou les deux et l’Iran, ainsi qu’entre les États-Unis et la Chine, même si les causes et la nature d’une telle guerre ne sont pas claires. Les experts s’inquiètent de savoir si le soutien de l’Occident à l’Ukraine signifie que nous sommes « en guerre » avec la Russie. Les hommes politiques insistent sur le fait que ce n’est pas le cas. Depuis plusieurs années, d’autres experts prédisent avec morosité que la crise ukrainienne conduira inévitablement à une guerre nucléaire, peut-être par accident, ou peut-être en raison d’une dynamique inhérente impossible à arrêter et échappant au simple contrôle humain.

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Pour que l’Europe prospère, la Russie et l’Allemagne doivent être en paix


Par Uwe von Parpart – Le 16 avril 2025 – Source CIRSD

Historiquement, lorsque les plus grandes puissances européennes de la période moderne, la Russie et l’Allemagne/Prusse, étaient en paix l’une avec l’autre, leurs peuples et leurs économies prospéraient et les réalisations culturelles et scientifiques du continent menaient le monde. Inversement, lorsqu’eux et leurs alliés se sont affrontés, l’Europe a sombré dans un massacre barbare, d’énormes pertes en vies humaines et la destruction physique de ce que des générations avaient construit.

Les hommes et les femmes d’État, de l’Est et de l’Ouest (s’il y en a), chargés de régler le conflit pivot actuel du monde, axé sur l’Ukraine, feraient bien de revoir les relations Russo-allemandes pour bien comprendre ce sujet.

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« agnostique vis-à-vis du contenu » : Une dirigeante de l’UE réfute ses politiques opposées à la liberté d’expression, dans une lettre étrange envoyée au Congrès


Par Jonathan Turley − Le 28 mars 2025 − Source Zero Hedge

La brillante commissaire européenne Henna Virkkunen, jamais élue par personne, mais ravie d’étaler son goût exquis pour les beaux arts.

Peu après mon retour de Berlin, à l’issue du Forum Mondial, j’ai témoigné devant le Comité Judiciaire du Sénat, et averti de la menace en construction envers la liberté d’expression que cause le Digital Services Act [DSA] de l’union européenne. Jim Jordan, président du Comité Judiciaire de la Chambre, s’est emparé du sujet et a reçu une lettre de la part de Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission Européenne sur les sujets de souveraineté technologique. Sa lettre est aussi vague que fallacieuse.

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La Pravda Américaine : Qui a écrit les pièces de Shakespeare ?


Par Ron Unz − Le 17 mars 2025 − Source Unz Review

Quand j’étais en classe de 3ème, le programme scolaire a fait que j’ai étudié les ouvrages de William Shakespeare pendant un semestre, ce qui semblait juste au vu de la place qu’occupe cet auteur dans la langue et la culture anglaises.

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Russophobie et sinophobie : projection, narcissisme et déni


Par Kari McKern – Le 7 mars 2025 – Source Pearls and irritation

Le déclin a une certaine cadence, suivant un rythme d’arrogance et de désespoir, d’erreurs de calcul et d’illusions. L’empire en phase terminale, déconnecté de la réalité tout en s’accrochant aux mythes de sa propre indispensabilité, s’en prend aux menaces perçues non pas parce qu’elles sont réelles, mais parce qu’il ne peut concevoir un monde dans lequel il n’est plus le centre gravitationnel de l’histoire. Ainsi, la russophobie et la sinophobie ne fonctionnent pas simplement comme des constructions idéologiques, mais comme des symptômes de décomposition systémique, les rêves fiévreux d’une civilisation qui s’efforce de traiter sa propre obsolescence.

Ces angoisses ne fonctionnent pas dans le vide. Il ne s’agit pas de simples tensions diplomatiques, ni d’évaluations rationnelles des intentions et des capacités des adversaires. Il s’agit de névroses profondément ancrées, structurellement nécessaires à la manière dont l’Occident justifie aujourd’hui ses politiques, alloue ses ressources et maintient sa cohésion politique interne. Elles servent à la fois de distraction et de principe unificateur, externalisant les dysfonctionnements internes et ralliant des populations de plus en plus fracturées autour d’un ennemi commun. Ce faisant, ils créent activement les conditions d’un conflit, en déformant la perception, en freinant la diplomatie et en veillant à ce que les différends, même modestes, soient présentés comme des épreuves de force existentielles.

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Le DOGE en tant que guerre des classes


Par Leighton Woodhouse – Le 14 février 2025 – Source Compact

Cela pourrait sembler étrange à certains : le nouveau président des États-Unis a remporté les élections en ralliant la classe ouvrière contre le marais de l’establishment, mais il a placé à la barre de son assaut contre l’État profond, contrôlé par l’élite, nul autre que l’homme le plus riche du monde. Mais ce n’est un paradoxe que si vous admettez quelques hypothèses que la description ci-dessus présuppose : que la “classe ouvrière” n’est en fait pas représentée du tout dans notre système politique, et que personne sauf “l’élite” n’est impliqué dans les luttes de pouvoir en son sein. Pour comprendre ce qui se passe réellement dans la deuxième administration Trump, il faut se défaire de ces deux notions. Ce à quoi nous assistons est la dernière bataille d’une longue guerre entre deux factions de l’élite américaine. La classe ouvrière ne fait office que de figurant sur la scène – un accessoire moral dans une lutte qui n’a rien à voir avec elle.

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