Par Arnaud Bertrand – Le 27 juillet 2025 – Son blog
Adam Tooze, un célèbre professeur de l’Université Columbia, a récemment fait deux présentations fascinantes (l’une au Centre pour la Chine et la mondialisation à Pékin et l’autre avec le podcast Sinica), affirmant que nous vivons le changement aussi important de la civilisation humaine que celui de la Révolution industrielle.
Il soutient que la Chine n’a pas fait que “progresser” ; elle a fondamentalement réécrit les règles de développement et de transformation des sociétés modernes. Selon ses mots « La Chine n’est pas seulement une sorte de problème analytique. C’est LE problème analytique de la modernité. C’est la clé maîtresse pour comprendre la modernité.”
Comment ça ? Dans cet article, j’examine l’argument fascinant de Tooze depuis son fondement statistique – un seul graphique montrant la consommation explosive d’énergie de la Chine qui éclipse toute l’histoire humaine antérieure – jusqu’à ses implications immensément conséquentes pour tout, de la politique climatique au développement mondial.
La légitimité politique par la guerre
Face au délire belliciste en cours dans l’Union européenne, on se demande si nous ne sommes pas désormais confrontés à un cas macroscopique de psychopathologie politique : tous les mécanismes de défense décrits par Freud sont à l’œuvre.
Nous espérons que la suite de faits, de graphiques et de réalités tangibles exposées ici vont permettre d’apaiser ces craintes, car le rôle, la direction prise par le prix et les jours de l’or n’en sont qu’à leurs débuts.
Historiquement, lorsque les plus grandes puissances européennes de la période moderne, la Russie et l’Allemagne/Prusse, étaient en paix l’une avec l’autre, leurs peuples et leurs économies prospéraient et les réalisations culturelles et scientifiques du continent menaient le monde. Inversement, lorsqu’eux et leurs alliés se sont affrontés, l’Europe a sombré dans un massacre barbare, d’énormes pertes en vies humaines et la destruction physique de ce que des générations avaient construit.

Quand j’étais en classe de 3ème, le programme scolaire a fait que j’ai étudié les ouvrages de 