Une année où, dans le prolongement de 2018, nous continuerons d’observer la discorde désintégrer l’ancien Monde occidental et la concorde structurer l’Eurasie.

Le Saker Francophone
Par Moon of Alabama – Le 29 décembre 2018
Nous avions souligné que le fait de ne pas suivre les directives de ses conseillers et de mettre fin à la guerre des États-Unis contre la Syrie était une décision qui allait définir la présidence de Trump :
« C’est la première fois que Trump prend une position décisive contre le système incarné par l’establishment néoconservateur et interventionniste dans son administration, l’armée et le congrès, qui dictent habituellement la politique étrangère américaine. C’est cette décision, et le fait qu’il s’y soit tenu, qui lui a finalement permis de devenir président. »
…et pourquoi Erdogan n’envahira pas le nord de la Syrie si Damas et Moscou parviennent à maîtriser le PKK
Par Moon of Alabama – Le 21 décembre 2018
La décision stratégique du président Trump de retirer les troupes étasuniennes de Syrie a des répercussions importantes. Le borg [État profond] américain et international est furieux qu’il ait mis fin à une occupation illégale en vertu du droit international aussi bien que du droit interne américain. « C’est anti-américain ! »
Par Moon of Alabama – Le 19 décembre 2018
Le Wall Street Journal vient d’annoncer que les troupes étasuniennes se préparent à quitter le nord-est de la Syrie :
WASHINGTON – En une soudaine volte-face, l’armée américaine s’apprête à retirer ses forces du nord-est de la Syrie, ont déclaré mercredi des gens informés sur le sujet, initiative qui plonge la stratégie américaine au Moyen-Orient dans la tourmente.
Les responsables américains ont commencé à informer leurs partenaires du nord-est de la Syrie de leur intention de commencer immédiatement à retirer les forces américaines de la région où elles étaient en train d’achever leur campagne contre État islamique, ont ajouté ces gens.
Cette décision fait suite à un coup de fil, passé la semaine dernière, entre le président Trump et le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui a menacé de lancer une attaque contre les partenaires kurdes des américains en Syrie.
Comment la Russie de Poutine utilise « absolument tout » comme une arme
Par Moon of Alabama – Le 17 décembre 2018
Question : Qu’est-ce que l’humour, l’information sur la santé, les calmars géants, les cafards robotisés, et le postmodernisme ont en commun ?
Réponse : la Russie en a fait une arme.

Par Moon of Alabama – Le 14 décembre 2018
La ou les personnes qui ont publié les premiers documents concernant la douteuse organisation britannique nommée Integrity Initiative ont trouvé que la discussion sur ce sujet ne faisait pas encore assez de vagues et ont décidé de publier d’autres documents.
La première divulgation, sur le site Cyberguerilla, eut lieu le 5 novembre. Nous en avons déjà discuté ici [en français, NdT]. Une plus petite divulgation, le 29 novembre, révélait plus d’informations sur le travail d’influence d’Integrity Initiative, travail payé par le gouvernement britannique, ciblant l’Allemagne, l’Espagne et la Grèce. Une troisième divulgation a eu lieu aujourd’hui.
Par Moon of Alabama – Le 12 décembre 2018
Les États-Unis ont émis un mandat d’arrêt contre le directeur financier et héritier présumé de Huawei, Mme Meng Wanzhou. La raison en est une violation présumée, il y a six ans de cela, des sanctions contre l’Iran. Mme Meng a été arrêtée au Canada. Elle a été libérée contre une caution sévère de 10 millions de dollars. Un procès pour extradition suivra en février ou mars.
…sur fond de déploiement de bombardiers nucléaire russes au Vénézuela.
Par Tyler Durden – Le 11 décembre 2018 – Zero Hedge
Le secrétaire d’État Mike Pompeo a critiqué la Russie pour avoir envoyé deux bombardiers Tu-160, à longue autonomie et capacité nucléaire, » à l’autre bout du monde « , c’est-à-dire au Venezuela, dans des commentaires twittés lundi soir. Le Kremlin a confirmé que les avions avaient déjà atterri à l’aéroport international Simon Bolivar du Venezuela, dans la capitale de Caracas, ce même jour.
« Les Russes et les Vénézuéliens devraient réaliser ce qu’il en est : deux gouvernements corrompus qui gaspillent les fonds publics et étouffent la liberté de leur peuples qui souffrent « , a déclaré Pompeo.

Deux bombardiers stratégiques lourds Tupolev Tu-160 de l’armée de l’air russe sont arrivés au Venezuela, en provenance de Russie soit un vol de 10 000 kilomètres.
Par M.K. Bhadrakumar – Le 4 décembre 2018 – Source Strategic Culture

Le sommet trilatéral entre la Russie, l’Inde et la Chine, qui s’est tenu en marge du G20 à Buenos Aires le 1er décembre, est un événement marquant pour la sécurité asiatique et la politique mondiale. Le format RIC [Russie, Inde, Chine] a fait un grand pas en avant quand les dirigeants des trois pays se sont mis d’accord « pour tenir d’autres réunions trilatérales de ce type en d’autres occasions de rencontre multilatérales » – pour citer une déclaration du ministère indien des Affaires étrangères.
Ce qui est particulièrement intéressant est de voir que le président russe Vladimir Poutine a pris l’initiative et que le premier ministre indien Narendra Modi et le président chinois Xi Jinping se sont instinctivement ralliés à cette idée. Les trois dirigeants étaient tout à fait conscients de la toile de fond sur laquelle s’est déroulée cette rencontre.
Par Lyle J. Goldstein – Le 28 novembre 2018 – Source The Nation
Les esprits négatifs face au partenariat Chine-Russie voudront peut-être réexaminer la question. Pendant des décennies, il était d’usage d’expliquer que ce lien bilatéral était soit négligeable, soit très problématique. La logique en était la suivante : les deux géants asiatiques font un assez bon spectacle, mais « le roi est nu ». Les relations commerciales ne sont pas très bonnes, les réseaux de transport sont limités, la coopération militaire semble surtout symbolique et les cultures ne pourraient pas être plus éloignées les unes des autres. Ensuite, il y a cette histoire désagréable datant de la fin des années 1960 qu’aucun des deux pays ne veut évoquer, mais qui, au fond, affecte encore la psychologie des deux puissances, les empêchant de développer une véritable « affection fraternelle ». Il y a une part de vérité dans chacun de ces lieux communs, mais ce serait une grave erreur que d’ignorer l’impressionnante croissance dans les relations bilatérales entre la Russie et la Chine.