Quiconque est trop jeune pour se rappeler la HUAC (la Commission de la Chambre des représentants des États-unis sur les activités anti-américaines) et les destructions provoquées par la Guerre froide devrait les étudier. Nous sommes à quelques pas des deux.
Par Patrick Lawrence – Le 29 décembre 2016 – Source The Nation

Le sénateur John McCain lors d’une conférence bipartisane sur le soutien américain à l’Ukraine (Photo AP / J. Scott Applewhite)
Nous sommes assiégés, lecteurs. Comme les archives de ce magazine le révèlent à la perfection, le spasme de la russophobie menaçant de nous submerger n’est qu’une variante de la paranoïa anti-soviétique qui a marqué les années 1950 et le début des années 1960. « Nous sommes dans la confrontation avec la Russie la plus dangereuse depuis la crise des missiles cubains », a dit plus tôt ce mois-ci l’éminent spécialiste de la Russie (et contributeur à The Nation) Stephen Cohen dans Democracy Now ! d’Amy Goodman. Voilà le problème, la réalité que nous devons maintenant considérer avec le plus grand sérieux. Continuer la lecture

Il semble de plus en plus évident que l’arrêt extraordinaire rendu par la Commission européenne, le 29 juin 2016, accordant au désherbant toxique Glyphosate un sursis de 18 mois jusqu’en décembre 2017, a été pris afin de laisser suffisamment de temps à Bayer AG, le nouveau propriétaire de Monsanto depuis décembre 2016, pour mettre sur le marché son substitut de désherbant, une fois la fusion achevée. Le sujet est soumis à une rude controverse, surtout en raison d’une déclaration de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) à Genève, disant que le Glyphosate est un « probable cancérigène ». La Commission européenne a ignoré cette déclaration de l’OMS, s’est fiée à une frauduleuse étude sanitaire du gouvernement allemand et a ignoré la volonté d’une majorité des gouvernements de l’UE en accordant au glyphosate, l’ingrédient principal de l’herbicide RoundUp de Monsanto, une extension de licence commerciale.

