Par Andrew Korybko − Le 18 avril 2018 − Source orientalreview.org

Le département américain de sécurité intérieure (DHS [Department of Homeland Security, NdT]) a pour projet de mettre en place une base de données de surveillance des médias.
L’agence de l’« État profond » a mis en ligne un appel d’offre portant sur la création d’un système qui devra « offrir des outils de comparaison des médias, des outils de conception et de relookage, des outils de communication et la possibilité d’identifier les influenceurs médias les plus importants », en plus de 100 langues, et qui intégrera une fonction de recherche pour tracer « les articles en ligne ainsi que les conversations sur les médias sociaux », s’engageant vers « la surveillance en temps réel, l’analyse et l’évaluation des couvertures médias », et réalisant des analyses de « contenus ; volumes ; ressentis ; propagation géographique ; influenceurs ; langues et dynamisme » pour tout élément d’information en ligne. Outre cela, le DHS compte également construire des profils complets des personnes ayant une influence sur les médias sociaux, comprenant leurs informations de contact, l’historique de leurs publications, leurs sites partenaires, ainsi qu’un résumé de leurs publications passées.

« Très tôt dans la vie j’ai pris conscience qu’aucun événement n’est jamais correctement reporté dans un journal, mais en Espagne, pour la première fois, j’ai vu des articles de journaux qui n’avaient aucun rapport avec les faits, pas même la relation implicite à tout mensonge ordinaire. J’y ai lu de grandes batailles quand il n’y avait pas eu de combats, et un silence complet quand des centaines d’hommes avaient été tués. J’ai vu des soldats qui s’étaient battus courageusement dénoncés comme lâches et traîtres, et d’autres qui n’avaient jamais vu un coup de feu salués comme les héros de victoires imaginaires ; et j’ai vu des journaux de Londres vendre au détail ces mensonges et être suivis par des intellectuels enthousiastes qui construisent des superstructures émotionnelles sur des événements qui n’ont jamais eu lieu. J’ai vu, en fait, l’histoire s’écrire non pas en termes de ce qui s’est passé, mais de ce qui aurait dû se passer selon les différentes ‘lignes du parti’. »
Graffiti Berlinois assimilant Mark Zuckerberg à l’univers dystopique du roman 1984 de George Orwell


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