Par Laurent Schiaparelli − Novembre 2018

Suivant un énième scénario funeste sorti des tiroirs du Pentagone, la Chine se trouve depuis quelques semaines dans le rôle du nouvel « ennemi du jour » des États-Unis, qui viennent de se rendre compte que leur campagne anti-russe des deux dernières années, loin de déstabiliser Trump, n’avait pour résultat que de rapprocher la Russie de la Chine. Si en 1972, en pleine guerre froide, Nixon s’est rapproché de Zhou Enlai pour isoler la Russie, c’est aujourd’hui la même politique que suit l’État profond américain, cette fois-ci à l’envers, en tentant une détente avec la Russie pour isoler la Chine.

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Par Ron Unz – Le 11 juin 2018 – Source
Le Saint Empire romain, dit-on souvent, n’était ni saint, ni romain, ni un empire. On pourrait dire la même chose de ce qu’on appelle l’« ordre international libéral » – Il n’est ni libéral, ni international, ni en ordre. C’est peut-être un peu injuste, mais il n’est pas déraisonnable de se demander si le système qui régit les relations internationales est vraiment ce que les partisans de « l’ordre international libéral » imaginent (valeurs démocratiques, libre-échange, institutions internationales, droit international et autres). Quelle que soit la réponse, beaucoup de gens disent que le système actuel est en crise en raison de la résurgence de la Russie, de la montée de la Chine et du populisme d’extrême droite en Europe. Bien sûr, si l’ordre international libéral n’existe pas, il peut difficilement être en crise, mais les discussions à ce sujet sont néanmoins révélatrices car elles nous en disent long sur la façon dont les partisans de ce système le voient vraiment.