Par Moon of Alabama – Le 17 aout 2024
L’incursion ukrainienne dans la région russe de Koursk a des conséquences encore plus graves pour l’Ukraine que ce qu’on pensait jusqu’à présent.
Au cours des six derniers mois, pour se venger des attaques ukrainiennes contre les infrastructures russes, notamment les raffineries de pétrole, les forces russes ont gravement endommagé le réseau électrique ukrainien. Presque toutes les installations conventionnelles de production d’électricité en Ukraine ont été endommagées. La moitié des 18 gigawatts de capacité de production d’électricité de l’Ukraine a été mise hors service. Les centrales électriques endommagées étaient souvent utilisées pour chauffer de grands immeubles d’appartements de type soviétique. Sans électricité ni chauffage, l’hiver sera très difficile pour de nombreuses personnes en Ukraine.
Les deux parties ont manifesté leur intérêt pour l’arrêt des frappes contre les infrastructures de l’autre partie. Un accord à ce sujet était en cours d’élaboration et aurait pu être possible. Mais, comme le rapporte le Washington Post, l’attaque ukrainienne sur Koursk l’a fait capoter :
On aura beau tenter d’occulter cette évidence, elle saute aux yeux : la Chine a accompli en soixante-quinze ans ce qu’aucun pays n’a réussi à faire en deux siècles. Elle a imaginé des solutions inédites, multiplié les succès comme les échecs. Aujourd’hui, cette odyssée continue, charriant à nouveau son lot d’incertitudes. Un regard rétrospectif, toutefois, laisse voir l’immensité du chemin parcouru, la profondeur des transformations accumulées, l’importance des progrès réalisés. La République populaire de Chine a été proclamée par Mao Zedong le 1er octobre 1949. Lorsqu’ils fêtent cet anniversaire, les Chinois savent bien ce qu’est devenu leur pays. Mais ils savent aussi dans quel état il se trouvait en 1949. Dévasté par des décennies de guerre civile et d’invasion étrangère, c’était un champ de ruines. D’une pauvreté inouïe, le pays ne représentait qu’une part infime de l’économie mondiale, alors qu’il en représentait encore le tiers en 1820. Le déclin de la dynastie Qing et l’intrusion des puissances prédatrices ont ruiné cette prospérité. Avec le «siècle des humiliations», la Chine a subi les affres d’une longue descente aux enfers. Le pays a été occupé, pillé et ruiné. En 1949, il n’est plus que l’ombre de lui-même. Ravagées par la guerre, les infrastructures sont délabrées. Incapable de nourrir la population, l’agriculture souffre de l’absence criante d’équipements, d’engrais et de semences.
Par M.K. Bhadrakumar – Le 15 aout 2024 –
L’année prochaine marquera le 230e anniversaire du célèbre essai d’Emmanuel Kant «