Par Thomas Riggins – Le 11 mars 2015 – Source Countercurrents
Les manœuvres politiques et militaires qui ont lieu actuellement en Ukraine ont le potentiel de devenir hors contrôle. Si nous ne comprenons pas ce qui a provoqué cette crise, il n’y a aucun espoir d’empêcher l’escalade. Afin de comprendre ce qu’il en est vraiment, nous devons nous abstenir de simplement montrer du doigt un camp ou l’autre en attribuant l’entière responsabilité de la crise à l’un des camps, même si la responsabilité est peut-être inégalement répartie.
Les médias de l’establishment occidental (reflétant la position des États-Unis et de l’UE) semblent partager l’idée que la crise est le résultat de la politique étrangère revancharde menée par la Fédération de Russie et son président Vladimir Poutine d’une part, et du désir du gouvernement de Kiev de construire une Ukraine démocratique sur le modèle de l’Europe occidentale et libre de toute influence et domination russes, de l’autre.
Pour beaucoup de monde, c’est très simple: il s’agit d’une guerre par procuration entre une Russie non démocratique et dictatoriale qui a probablement l’intention de recréer les anciennes frontières de l’URSS, et les démocraties occidentales emmenées par les États-Unis, appelés une fois encore à défendre le monde libre. L’expression une nouvelle guerre froide résume cette position.



Cette semaine, le Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon a joint sa voix aux appels en faveur d’une coalition internationale afin de prévenir la destruction permanente d’anciens sites et objets culturels par le groupe terroriste État islamique. L’initiative vient après que l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a qualifié de crime de guerre la campagne de pillage et de destruction de sites archéologiques par l’EI.


