
On va se tartiner la Gôche et sa tambouille !
Un troupeau « d’éléphants » marnant dans la gadouille…
Et plus qu’hier on va les voir,
à chacun son tour le crachoir,
mélangeant nos espoirs comme une ratatouille….
PACO, caresseur d’animots

On va se tartiner la Gôche et sa tambouille !
Un troupeau « d’éléphants » marnant dans la gadouille…
Et plus qu’hier on va les voir,
à chacun son tour le crachoir,
mélangeant nos espoirs comme une ratatouille….
PACO, caresseur d’animots
Par Andrew Korybko – Le 18 novembre 2016 – Source OrientalReview
Outre la perspective de division de la sécurité militaire et les prévisions de «scénarios sombres» appliqués jusque-là pour comprendre la géopolitique africaine, il y a aussi l’approche plus unificatrice et positive de l’analyse des institutions financières, économiques et augmentant l’intégration du continent.

Par MK Bhadrakumar – Le 24 novembre 2016 – Source Indian Punchline
Ironie du sort, c’est maintenant au tour du président russe Vladimir Poutine de reprendre ce que feu Ronald Reagan avait un jour conseillé à propos des relations soviéto-américaines : «Faire confiance, mais vérifier». Poutine pourrait cependant introduire une légère modification : «Faire confiance, mais prudemment». Reagan a prononcé ces mots célèbres après avoir décidé qu’il pouvait faire des affaires avec Mikhaïl Gorbatchev – en fait pour insister spécifiquement auprès de ce dernier sur les procédures étendues de vérification qui permettraient aux deux parties de surveiller la conformité du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire signé le 8 décembre 1987.
Par Dan Glazebrook – Le 15 novembre 2016 – Source CounterPunch

À la fin de 2012, Peter Turchin, un professeur à l’Université du Connecticut, a fait une déclaration surprenante. Sur la base d’une analyse des bouleversements révolutionnaires à travers l’histoire, il a constaté qu’il y avait trois conditions sociales en place, peu de temps avant toutes les épidémies majeures de violence sociale : une augmentation de la population dans l’élite; une diminution du niveau de vie des masses; et des niveaux énormes d’endettement de l’État. Le modèle statistique que son équipe a développé suggère que sur cette base, une vague majeure de bouleversement social et de violence révolutionnaire est prévue aux États-Unis en 2020. Son modèle n’avait aucun moyen de prédire qui dirigerait le pays. Mais l’élection de cette semaine donne une indication de la façon dont c’est susceptible de se dérouler.
Par F. William Engdahl – le 21 novembre 2016 – Source New Eastern Outlook
Les liens économiques, politiques et militaires se développement entre l’Iran, la Chine et la Russie, formant ce que je considère un triangle d’or émergeant en Eurasie et cherchant à pénétrer des régions isolées. Cela, alors qu’il semble que la stratégie géopolitique des États-Unis, dans la perspective d’une administration Trump, soit d’éloigner Washington de l’Iran et de la Chine, tout en faisant miroiter un possible relâchement de la confrontation entre Washington et Moscou.

Géopolitique classique, à la Halford Mackinder ou à la Kissinger, qui cherche à éviter la guerre sur deux fronts, qui était en train de se retourner contre un Washington arcbouté sur sa tentative de modifier l’équilibre des puissances. Pour le moment, la dynamique d’une coopération plus étroite, engagée ces dernières années, entre les trois États pivots du Heartland eurasien, entre dans une phase d’approfondissement stratégique. Le dernier signe en est la visite du ministre chinois de la défense et de hauts responsables russes à Téhéran.
En hommage à Fidel Castro, et à l’occasion de sa disparition, nous republions un article de Eduardo Galeano paru en 2008
Crédit lemonde.fr
Par
Ses ennemis disent qu’il a été un roi sans couronne et qu’il confondait l’unité avec l’unanimité.
Et en cela ses ennemis ont raison.
Ses ennemis disent que si Napoléon avait eu un quotidien comme le Granmma, aucun Français n’aurait appris la débâcle de Waterloo.
Et en cela ses ennemis ont raison.
Ses ennemis disent qu’il a exercé le pouvoir en parlant beaucoup et en écoutant peu, parce qu’il était plus habitué aux échos qu’aux voix.
Et en cela ses ennemis ont raison.
Mais ses ennemis ne disent pas que ce ne fut pas pour poser pour l’Histoire qu’il a offert son poitrail aux balles quand est survenue l’invasion, qu’il a affronté les ouragans d’égal à égal, d’ouragan à ouragan, qu’il a survécu à 637 attentats, que son énergie contagieuse a été décisive pour transformer une colonie en patrie, et que cela ne fut pas par la sorcellerie de Mandinga ni par un miracle de Dieu que cette nouvelle patrie a pu survivre à dix présidents des États-Unis, dont le couvert était mis pour le déjeuner.
Et ses ennemis ne disent pas que Cuba est un des rares pays qui ne participe pas à la coupe mondiale du paillasson.
Et voilà qu’ils ne disent pas que cette révolution, qui a grandi dans le châtiment, est ce qu’elle a pu être et non ce qu’elle a voulu être. Ni ne disent qu’en grande partie le mur entre le désir et la réalité est devenu plus haut et plus large à cause du blocus impérial, qui a noyé le développement d’une démocratie à la cubaine, qui a obligé à la militarisation de la société et a octroyé à la bureaucratie, qui pour chaque solution a un problème, l’alibi dont elle a besoin pour se justifier et pour se perpétuer.
Et voilà qu’ils ne disent pas que malgré tous les chagrins, malgré les agressions venant de dehors et les décisions arbitraires de dedans, cette île en souffrance mais obstinément joyeuse a généré la société latino-américaine la moins injuste.
Et ses ennemis ne disent pas que cet exploit fut l’œuvre du sacrifice de son peuple, mais aussi l’œuvre de la volonté têtue et de l’antique sens de l’honneur de ce caballero qui s’est toujours battu pour les perdants, comme son fameux collègue des champs de Castilla.
Eduardo Galeaneo
Par Slobodan Despot − le 26 novembre 2016 − Source Antipresse

On l’appelle simplement le «Saker» (faucon sacre). C’est un Suisse d’origine russe, polyglotte et cultivé, et son nom de plume se confond avec celui de son site. Il est le fondateur d’un des blogs les plus influents de ces dernières années : Vineyard of the Saker (http://thesaker.is). Lancé à l’origine aux États-Unis comme le journal de bord d’un Européen expatrié, exaspéré par la propagande anti-russe, le Saker a acquis un lectorat fidèle et passionné depuis les événements d’Ukraine et de Syrie qui ont marqué une intensification des opérations de l’«Empire» contre les intérêts de la Russie.
Aujourd’hui, le Saker a essaimé dans le monde entier. En France avec le Saker Francophone, en Amérique du Sud (http://sakerlatam.es), en Russie (http://thesaker.ru), en Italie (http://sakeritalia.it
Par-delà le contrepoint très utile qu’il fournit au matraquage anti-russe des médias de grand chemin, le réseau global-antiglobaliste du Saker témoigne aussi des nouvelles alliances en train de se former grâce aux nouveaux outils de communication. Sa constitution fait référence à la fois à la communauté du logiciel libre, aux résistances transversales, et, au bout du compte, à une conscience nouvelle, globale et locale à la fois, des dangers d’esclavage et d’annihilation qui menacent l’humanité sous tous les cieux et en toutes les langues… Comme à l’époque soviétique, on y découvre des journalistes «officiels» écrivant sous des identités d’emprunt, des stratégies développées pour contourner la censure, des sacrifices personnels consentis pour faire vivre la parole de vérité.
Ce grand entretien téléphonique avec le Saker fait partie des incursions les plus passionnantes d’Antipresse dans le bruit du temps présent. Il constitue, entre autres choses, un témoignage de première main sur la réalité du système d’écrasement de l’humain où nous vivons, et dont les USA étaient jusqu’ici l’épicentre.
Entretien audio par Slobodan Despot – 50′
https://soundcloud.com/despotica/antipresse-52-le-saker-nous-parle
Note du Saker Francophone C'est un plaisir non dissimulé de relayer cette interview du Saker US par Slobodan Despot que beaucoup connaissent sans doute déjà au travers des éditions Xenia ou de son site antipresse qui vient de fêter son 1er anniversaire et que nous ne pouvons que vous recommander. Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur Slobodan, vous pouvez commencez par relire son analyse du rôle de traducteur que nous avions publié en avril 2015. Pour le Saker US, c'est l'occasion pour vous de le découvrir puisqu'il se présente sous le feu des questions.
Par Sam Smith − Le 18 novembre 2016 − Source prorevnews

Temple de la renommée Honte
Nous avons besoin d’un procès pour juger tous ceux qui portent une responsabilité notable pour le siècle passé, le plus meurtrier et écologiquement destructif de l’histoire de l’humanité. Nous pourrions l’appeler le tribunal des crimes de guerre, de la pollution aérienne et des malversations financières, et nous pourrions mettre dans le box des accusés des politiques, des dirigeants d’entreprises et de grands propriétaires de média, avec des écouteurs, comme Eichmann, et les obliger à écouter les preuves qu’ils ont tué, et comment ils l’on fait, des millions de gens et presque assassiné la planète et rendu la plupart d’entre nous plus misérables que nécessaire.
Bien sûr, nous n’aurions pas le temps de nous occuper d’eux un par un. Il faudrait regrouper les banquiers d’investissement de Wall Street en un paquet, les membres du Council on Foreign Relations en un autre, et tout le reste de la Harvard Business School et diplômés en Droit de Yale dans un troisième. Nous n’avons pas besoin de châtiments, uniquement dans un but pédagogique. Il n’y aurait pas de peine capitale, mais plutôt un bannissement vers une usine Nike outre-mer avec le vœu d’un silence perpétuel.
Traduit par le site les-crises.fr
Note du Saker Francophone
C'est probablement le meilleur angle d'attaque anti-système. Répéter encore et encore l'une des finalités du combat. Faire prendre conscience à ces gens et à leurs successeurs de la façon dont tout cela va se terminer. L'auteur aurait pu ajouter la création d'un Hall of Shame pour que l'histoire retienne bien qui ils étaient et ce qui se passe lorsque les citoyens renoncent à leurs pouvoirs.
On vous laisse faire la correspondance avec les groupes à juger pour la France, la Belgique, la Suisse, le Canada et ailleurs. Il faut déconstruire ce Système inique pour ce qu'il est mais les principaux acteurs de ce Système n'ont jamais été forcés de prendre part aux abominations faites en son nom.
Par Stephen Karganovic – Le 21 novembre 2016

Un processus de révision du Code pénal de la Serbie se poursuit actuellement. Il est apparu récemment qu’un groupe de travail gouvernemental avait été créé à cette fin. Rien n’est connu publiquement sur la composition de ce comité ou sur son mandat.
L’un des objectifs (ou directives) du groupe de travail est apparemment d’introduire un changement dans le Code criminel, qui ferait du «déni de génocide» à Srebrenica un crime en Serbie. En conséquence, l’article 387 du Code criminel actuel a été révisé et complété par une nouvelle clause 5, qui rendrait ce déni punissable d’une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement.
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Le 22 novembre 2016 – Source entrefilets
Le Système a peur. Depuis quelques semaines, sa petite machinerie à dominer, pourtant si bien huilée, se ramasse des pelletées de sable à travers les rouages. Pensez donc ! Le peuple à l’outrecuidance de se torcher ouvertement avec le papier à musique de sa démocratie-spectacle, votant soudain pour des gens «déplorables» pas prévus dans la partition, déjouant ses pronostics, ridiculisant ses hérauts.