Trop de revendications de victoire commencent à paraître suspectes
Par Ugo Bardi – Le 1 décembre 2019 – Source CassandraLegacy
Le Financial Times du 29 novembre 2019. Les États-Unis sont-ils vraiment devenus indépendants sur le plan énergétique ?
Les théoriciens du pic pétrolier ont toujours été le punching-ball préféré des grands experts du pétrole, mais récemment, les attaques contre l’idée du pic pétrolier ont commencé à devenir si fortes et si répandues que je commence à penser qu’il doit y avoir quelque chose qui cloche dans le monde du pétrole aujourd’hui. À titre d’exemple particulièrement significatif, je peux citer un article récent de Michael Lynch sur Forbes. Je comprends que certaines personnes ont un os à ronger et elles veulent le ronger proprement, mais là c’est un peu trop. M. Lynch est certainement convaincu que ses opinions sur le pic pétrolier sont justifiées, mais il est peut-être trop tôt pour faire un tour de piste en criant victoire.
Par
Dans un article récent intitulé « 

Les présentateurs du monde entier sont confrontés à un nouveau défi : rapporter les nouvelles sur les États-Unis avec un visage sérieux. Prenons l’exemple de la comédie de mise en accusation qui se déroule aux États-Unis et qui fait partie du quotidien de la télévision russe, que je surveille de loin. Ici, après des années de reportage sur le récit de l’« ingérence russe« , le script s’est peu à peu transformé en celui d’une comédie, une sorte de Commedia dell’Arte. Dans un sketch typique, « notre homme à Washington », Donny, supplie Poutine de le faire sortir du froid, mais Poutine lui dit : « Tiens bon, Donny, on doit d’abord aligner Tulsi pour la présidence. » La beauté de ce paradigme comique, c’est que ce sont les Américains qui écrivent tous les scénarios ; les Russes, comme une grande partie du reste du monde, ne peuvent tout simplement que s’asseoir et rire.

Le 15 novembre, une vague de protestations touchait plus de 100 villes iraniennes à cause d’une mesure extrêmement impopulaire prise par le gouvernement : une hausse de la taxe sur le carburant pouvant atteindre 300%, sans campagne de relations publiques pour en expliquer les raisons.