Par Caitlin Johnstone − Le 17 octobre 2021
Les agences de presse AP et AFP, multiplicateurs de propagande à l’échelle mondiale, ont toutes deux informé leurs lecteurs qu’un « fugitif » vient d’être extradé vers les États-Unis.
« Un homme d’affaires fugitif proche de Maduro, le président vénézuélien, est extradé vers les États-Unis », titre l’AFP.
« Alex Saab, un fugitif proche du gouvernement socialiste du Venezuela, a été mis dans un avion à destination des États-Unis pour faire face à des accusations de blanchiment d’argent », a annoncé AP sur Twitter.
On peut se demander ce qui fait spécifiquement de cet homme un « fugitif » et ce que ce statut a à voir avec son extradition vers un gouvernement étranger dont les lois ne devraient avoir aucune incidence sur sa vie. Il se trouve qu’Alex Saab, citoyen vénézuélien d’origine colombienne, est un « fugitif » de l’autorité autoproclamée du gouvernement américain, qui décide quelles populations de notre planète sont autorisées à avoir un accès facile à la nourriture. Son crime est de travailler à contourner les sanctions américaines écrasantes qui font mourir de faim les civils vénézuéliens, par dizaines de milliers.
La course à la présidence de 2020 a été serrée, et la victoire électorale étroite du Démocrate Joe Biden signifie qu’un nombre relativement faible de votes évoluant dans un sens différent aurait pu produire un résultat différent. Donald Trump a maintenu que l’élection avait été « truquée » en faveur de son rival et qu’elle lui avait été « volée ».
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Il y a quelques années, j’ai écrit

La seule tache sur notre conscience est que l’ONU, organisation supposément neutre, et les États-Unis, supposément alliés de ce pays, unissent leurs forces pour soutenir un groupe armé anti-gouvernemental dans le deuxième pays d’Afrique par la taille de sa population, visant à un changement de régime selon des méthodes considérées comme terroristes par Addis Abeba.
Washington ne sait pas trop quoi faire après la fin chaotique de la guerre « éternelle » de l’Amérique. Certains à Washington regrettent amèrement d’être sortis d’Afghanistan et plaident pour un retour immédiat ; d’autres veulent simplement passer à autre chose – à la « guerre froide » avec la Chine, bien sûr. Les cris suscités par la débandade initiale de l’Establishment et l’expression de sa douleur face à la débâcle du retrait de Kaboul indiquent toutefois à quel point l’accent presque obsessionnel mis sur l’obstruction de la Chine apparaît néanmoins comme une retraite humiliante pour les faucons américains, habitués à des interventions plus globales et illimitées.
Des camps se forment pendant la querelle entre l’Iran et l’Azerbaïdjan. Mais cette dispute n’a rien à voir avec l’ethnie, la religion ou la tribu. Il s’agit surtout de savoir qui pourra forger les nouvelles voies de transport régional.
