Version anglaise : khamenei.ir
Traduction française : http://www.sayed7asan.blo
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Le 24 février 2015 – Source Moon of Alabama
En dépit des profondes inquiétudes exprimées par leurs alliés européens, les États-Unis trahissent leur propres déclarations de ne pas livrer d’armes à l’Ukraine et augmentent ainsi les chances de l’élargissement d’une guerre catastrophique en Europe.
Le président issu du coup d’État ukrainien Porochenko est allé au salon international des armes à Dubaï. Là, il a rencontré le chef des ventes d’armement militaire états-unien.
ABU DHABI – Le président ukrainien Petro Porochenko doit rencontrer, ici, des entreprises de défense américaines, mardi, lors du grand salon de l’armement, même si le gouvernement américain n’a pas autorisé les firmes à vendre des armes létales à Kiev.
Frank Kendall, le responsable des achats du Pentagone doit rencontrer une délégation ukrainienne lundi soir, cependant Porochenko ne devrait pas être là. Kendall, dans une interview, a dit qu’il apportera un message de soutien des États-Unis.
«Je pense que la conversation portera sur leurs besoins, a déclaré Kendall au site d’information Défense One quelques heures avant la réunion. Nous sommes limités pour l’instant dans ce que nous sommes en mesure de leur fournir, mais quand nous pouvons rendre service, nous le faisons.»
Porochenko, poussé par ses sponsors américains néocons, veut la guerre totale avec la Russie. Le vice-ministre des Affaires étrangères de Porochenko, actuellement en visite au Canada, a relayé le message:
Le vice-ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine dit qu’il se prépare à une guerre totale contre la Russie et veut que le Canada l’aide en lui fournissant des armes létales et la formation qui va avec.
Vadym Prystaiko, qui jusqu’à l’automne dernier était l’ambassadeur d’Ukraine au Canada, dit que le monde ne doit pas avoir peur de se joindre à l’Ukraine dans sa lutte contre une puissance nucléaire.
Dans l’esprit de ces gens mener une guerre totale contre une superpuissance nucléaire comme la Russie n’est pas un problème. Ce sont vraiment des fous.
La Russie dit que si les États-uniens livrent des armes à l’Ukraine, cela créera un vrai problème. Les Russes ne parlent pas pour ne rien dire. Juste pour donner un aperçu de la manière dont elle contrecarrerait un tel problème, la Russie vient de proposer à l’Iran de lui vendre un système de défense antimissile S-300 amélioré :
Sergei Chemezov, directeur général de la société de défense russe Rostec, a déclaré que Téhéran envisageait de leur acheter un système Antey-2500, un système de défense anti-aérienne à capacités anti-balistiques
L’Antey-2500 est un système mobile de missiles sol-air qui offre des capacités améliorées de combat, permettant la destruction d’avions et de missiles balistiques à une distance d’environ 2 500 km, selon son fabricant, Almaz-Antey.
Le système a été développé à partir d’une version moins avancée – le système S-300V des années 1980 – qui a une portée de 200 km. Un contrat de 2007 pour fournir le système S-300 à l’Iran avait été annulé en 2010, sous la pression des Etats-Unis et d’Israël…
Un tel système en Iran, en cas de conflit, mettrait en danger tous les avions états-uniens au Moyen-Orient.
Mais cette menace n’a pas fait reculer les États-Unis. Comme l’a dit le marchand d’armes des États-Unis à Abu Dhabi : «Quand nous pouvons rendre service, nous le faisons.» Les États-Unis vont maintenant blanchir leur programme d’armement de Kiev grâce à leurs dictatures-clien
Christopher Miller @ChristopherJM
Porochenko, les Émirats arabes unis sont d’accord pour livrer certains types d’armements et de matériel militaire à #Ukraine.
Les Émirats arabes unis ne sont pas connus pour être des fabricants d’armes. Mais ils achètent beaucoup d’armes américaines. Ils vont maintenant les transférer à l’Ukraine pendant que les États-Unis jureront leurs grands dieux qu’ils n’arment pas l’Ukraine. S’imaginent-ils qu’on va les croire ?
Voilà encore une dangereuse escalade du conflit en Ukraine due aux machinations américaines. Cela se produit au moment même où la Russie, la France, l’Allemagne et l’Ukraine se réunissent à Paris pour essayer d’accélérer la mise en œuvre de l’accord de Minsk 2 sur le cessez-le-feu et trouver une solution politique de la guerre civile en Ukraine:
Lundi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères d’Ukraine, Yevhen Perebyinis, a dit que pendant leur réunion à Paris, le quatuor des ministres des Affaires étrangères se concentrera sur la mise en œuvre des accords de Minsk et le retrait de l’artillerie lourde dans le Donbass.
Le gouvernement ukrainien a déclaré qu’il ne retirerait pas son artillerie aussi longtemps qu’il y aurait des escarmouches autour de quelques points chauds le long de la ligne du cessez-le-feu. A Shirokyne, à l’est de Marioupol, le bataillon néo-nazi Azov pro-gouvernemental continue d’attaquer les fédéralistes. La propagande ukrainienne soutient que les fédéralistes se préparent à attaquer Marioupol. C’est absurde et les fédéralistes ont nié avoir l’intention de poursuivre les combats. Contrairement au gouvernement ukrainien, les fédéralistes ont commencé à retirer leur artillerie et continueront à le faire.
Le gouvernement ukrainien viole l’accord de Minsk 2 en ne retirant pas son artillerie lourde de la ligne du cessez-le feu. Les États-Unis arment l’armée ukrainienne et vont bientôt entraîner les forces volontaires néo-nazies de la garde nationale.
Les grandes puissances européennes, l’Allemagne, la France et la Russie, essaient de calmer le conflit. Les États-Unis et leurs caniches de Kiev continueront à jeter de l’huile sur le feu. Si les Européens ne parviennent pas à contrecarrer Washington, l’Ukraine s’enflammera et l’Europe avec elle.
Dans la prochaine escalade, les livraisons états-uniennes d’armes à Kiev seront blanchies par l’intermédiaire d’Abu Dhabi.
Traduit par Dominique, relu par jj pour le Saker Francophone
Par Ghada Chehade – Le 21 février 2015 – Source Russia Insider

L’ennemi N°1
Alors que le conflit en Ukraine persiste et que les pourparlers de paix entre Poutine et les dirigeants d’Europe occidentale (Merkel et Hollande) continuent, il est important de s’intéresser aux acteurs et aux intérêts économiques qui bénéficient du conflit et du changement de régime en Ukraine, et de faire la comparaison avec la situation de pays comme la Syrie, la Libye et l’Irak.
Il y a des aspects de ces conflits, et des intérêts qui les sous-tendent, qui échappent au public parce que les médias subventionnés occidentaux les passent sous silence et que les gens, submergés par les difficultés humaines et politiques, ne pensent pas à les rechercher. Par exemple, les médias subventionnés passent tout leur temps à diaboliser un ennemi après l’autre, que ce soit Poutine du fait de la situation en Ukraine, Assad en Syrie, Kadhafi en Libye ou Saddam Hussein en Irak, etc., au lieu d’enquêter sur la manière dont des acteurs externes exploitent ou renforcent ces conflits et ces situations pour en tirer des profits politico-économi
Par Philippe Grasset – Le 19 Février 2015 – Source dedefensa
Armé de son demi-siècle d’expérience de chroniqueur US installé à Paris, William Pfaff observe ce 18 février 2015 la Compulsion to Dominate de Washington, affection mentale entrée dans sa phase aiguë après la chute du communisme, accélérée irrésistiblement par 9/11 et qui est désormais précipitée dans sa phase complètement compulsive; cela commence à lasser même ses plus fidèles serviteurs formés aux écoles transatlantiques de la soumission standard. Pfaff décrit surtout, dans son texte, les résultats de cette sorte d’obsession assez proche de la manie compulsive et servant de politique aux USA au Moyen-Orient, d’ISIS en Daesh et en «État islamique» qu’il est nécessaire d’abattre absolument et immédiatement, avec l’installation d’un désordre sur le désordre, cela d’une façon telle qu’on en constate aisément la création et l’accouchement du désormais fameux hyperdésordre.
Profitant d’un moment d’inattention de Washington, qui s’est allongé sur un divan pour sa consultation habituelle, Pfaff décrit aisément son diagnostic qui n’est pas dépourvu d’une ironie fatiguée…
«Il y a aux États-Unis une incorrigible conviction que seule l’indispensable nation peut amener la paix dans d’autres nations par toujours plus d’interventions et de guerres, provoquant des guerres civiles, tribales et sectaires dans lesquelles les États-Unis choisissent leur camp, nomment les dirigeants, et accordent les institutions.»
«Ainsi, le président Obama a-t-il demandé récemment au Congrès l’autorisation de mener une guerre contre ISIL pour trois ans. Washington est déjà occupé à réaliser des frappes aériennes et fournit de l’armement et de la formation aux troupes du Moyen-Orient, affirmant comme justification un droit inhérent à l’auto-défense individuelle et collective.
Quelle est la menace que représente ISIL pour les États-unis? S’il existe une menace pour les forces américaines dans la région, ce serait facilement résolu par le retrait de ces forces.
«Cela laisserait les Arabes à eux-mêmes pour se défendre contre peu importe quoi ou peu importe qui les menace. N’est-ce pas mieux de cette façon? La raison principale pour laquelle la guerre au Moyen-Orient a continué depuis près de quarante ans, c’est que les troupes américaines ont été déployées en permanence sous une forme ou une autre, avec une justification ou une autre, depuis l’opération Bouclier du désert en 1990. (Auparavant, l’administration Reagan avait envoyé les forces US au Liban pendant trois mois, avec des conséquences désastreuses pour les Marines US, provoquant le retrait de la force).»
«Washington a été obsédé par le Moyen-Orient depuis 1990, en raison du pétrole qui s’y trouve, d’Israël et de la reconnaissance du fait que la région constitue le centre et le dynamisme de la religion islamique, même si la majorité des musulmans dans le monde sont en Indonésie, au Pakistan, et ailleurs en Asie, et en Afrique…»
En fait, parlant de son ironie fatiguée (celle de Pfaff), nous faisions allusion plus précisément au dernier paragraphe de son commentaire qui n’est pas cité ci-dessus, qui le conduit tout de même, et fort justement, à en venir à l’Ukraine et à Poutine. Ce raccourci-là était nécessaire, tout comme ses dernières observations où il implique le couple Merkel-Hollande et ses escapades poutiniennes, et l’incompréhension béate des experts et commentateurs washingtoniens qui continuent à vouer la Russie aux gémonies absolument… Il est vrai que, dans une analyse prémonitoire, le même Pfaff avait prédit, aux premiers signes de la phase aiguë de la manie compulsive, que tout cela se terminerait en A Burlesque of an Empire («To Finish in a Burlesque of Empire?», dans l’International Herald Tribune du 12 mars 1992, voir le 23 novembre 2003 sur ce site) ; traduction inutile, «a burlesque of an empire» … Au contraire pour la conclusion de l’article d’hier de Pfaff, et, disons, au moins pour le plaisir de la plume:
«Depuis la chute de l’Union soviétique, la politique de Washington a été conduite par une obsession compulsive de domination, et pas seulement au Moyen-Orient. C’est ce qui, plus récemment, a inspiré le coup en Ukraine: compléter l’érection d’un mur de l’OTAN autour de la Russie, et intimider Vladimir de manière à faciliter son remplacement. Cela a conduit à l’intervention d’Angela Merkel et de François Hollande ce dernier week-end pour bloquer le programme américain d’envoi d’armes à ce pays, selon une démarche bien dangereuse, toujours pour intimider Vladimir Poutine. Les principaux pays européens n’ont plus confiance dans le gouvernement américain. Cela peut être considéré, peut-être même devrait-on dire que cela doit être considéré comme un développement rassurant, bien que nombre d’Américains n’aient pas encore compris pourquoi.»
Finalement, ce que marque l’article de Pfaff, c’est la mise en évidence soudaine d’une certaine fatigue, voire d’une grosse fatigue de l’Empire. Nous parlions plus haut, comme on dispose d’une image symbolique pour permettre une transition, «d’un moment d’inattention de Washington, qui s’est allongé sur un divan pour sa consultation habituelle»; il est vrai que, depuis quelques jours, disons une grosse semaine, on a soudain la perception d’une baisse de rythme de la folie compulsive de l’Empire. Deux événements servent d’explication de circonstance à cette sorte de passage à vide, qui ne sont que des occasions, des exutoires opérationnels de quelque chose de plus profond…
• La comédie grotesque d’un Obama demandant au Congrès des pouvoirs de guerre pour partir-en-guerre contre ISIS/Daesh, sur lequel on tape déjà et qui n’en a cure, qui est une créature de la nébuleuse Washington-Riyad et Cie, cette comédie devait donner un certain lustre à l’entreprise impériale saisonnière contre la menace-contre-la-civilisation de service. Le Congrès soutenant la chose, ce serait une sorte de légalisation au moins pour une saison de l’illégalité permanente où barbote l’Empire, ou plutôt le Système dans son appendice à prétention impériale au sein du bloc BAO. Cela permettrait de maintenir un rythme languissant, mais un rythme tout de même dans la marche en avant de cette machine destructrice d’entropisation. Mais Washington étant ce qu’il est devenu, une machine dans la machine fabriquant de l’impuissance et de la paralysie, le Congrès rechigne. Là où Obama croyait la piètre partie aisément jouable, il rencontre une étrange coalition des deux ailes, aussi bien des républicains super-hawks que des démocrates qui jouent à être effarouchés par les risques de l’aventure extérieure. Il y a même des commentateurs pour croire que l’occasion est bonne pour monter un procès, comme le propose Andrew J. Bacevich le 14 février 2015 :
«La demande du Président Obama pour l’Autorisation d’utiliser la Force Militaire (AUMF) ne pouvait pas arriver à un moment plus propice. Le projet d’AUMF représente pour le Congrès une extraordinaire opportunité de ne pas entériner les mesures déjà prises et de faire le bilan d’une entreprise qui dépasse déjà la guerre du Vietnam en longueur tout en ne montrant pas le moindre signe de succès final. L’effort de l’armée américaine, afin de stabiliser, de pacifier, de dominer ou de démocratiser le Grand Moyen-Orient a échoué irrémédiablement. Taper plus fort encore, avec des frappes aériennes ou des raids d’opérations spéciales ou même avec une opération offensive durable au sol ne donneront pas un résultat différent.»
• Sur le front ukrainien, ces quinze derniers jours ont constitué un revers majeur pour Washington. L’entrée en piste du couple Hollande-Merkel sous la houlette d’un Poutine qui s’avère increvable, la médiocrité exceptionnelle, – tout est exceptionnel avec Washington – de la direction ukrainienne, le chaos lunaire qu’est devenu l’armée ukrainienne dans ses expéditions intérieures, tout a conspiré, comme dans un vaste complot dont nul ne connaît l’instigateur, pour repousser l’Empire et ses livraisons d’armes sur la touche. Washington a encaissé tout cela sans riposter, il a même voté à l’ONU en faveur d’une motion déposée par la Russie haïssable et promise à être détruite. Depuis le sommet de Moscou, à Canossa-sur-la-Moskova, les USA semblent paralysés dans l’affaire ukrainienne, là aussi brusquement privés de leur rythme, à bout de souffle et à court d’idées déstabilisatrices. Comme l’observe Pfaff, les principaux pays européens n’ont plus confiance dans le gouvernement américain – et Dieu sait si ces gouvernements européens sont les derniers à encore soutenir les USA puisqu’ils considèrent en général se trouver dans la même galère (le bloc BAO). Et le gouvernement américain reste là, sans réaction, et le Congrès n’en fait pas plus, avec sa pile de lois votées pour soutenir et surarmer l’Ukraine contre la Russie, ces lois qui semblent brusquement devenues dérisoires.
Pour survivre dans l’occurrence actuelle qui réunit tous les ingrédients de l’effondrement, l’Empire a besoin de mouvement, c’est-à-dire du mouvement perpétuel en avant, de ce qu’on nomme la fuite en avant, courir toujours plus vite pour ne pas risquer de tomber si l’on cesse de courir, fuir la réalité de cette manie compulsive de la domination qui semble désormais s’exercer sur le vide. Pour cela, il faut du rythme, et pour maintenir le rythme, il faut du souffle. Si l’un et l’autre viennent à manquer et imposent une pause qui peut être fatale, alors se découvre le paysage où l’on évolue, qui est le produit direct des actes additionnés depuis des années, qui sont des actes de destruction, de désolation, de désertification nihiliste. Nous sommes dans un de ces moments, sans savoir bien entendu s’il est décisif ou passager. L’Empire s’est arrêté, brusquement épuisé, et il contemple sans rien voir précisément ni y comprendre grand-chose le produit de sa domination.
Comme le notait Pfaff il y a plus de vingt ans, cet Empire-là n’a même pas la grandeur de ses plus grands prédécesseurs, qui avaient le sens de la tragédie qu’est l’Histoire, et de la tragédie que leur propre sort constituait. L’incompréhension de ce qu’il est réellement, l’aveuglement pour contempler la production de sa politique nihiliste, l’empêchent d’atteindre à cette dimension qui fait qu’on reste à la hauteur de ses ambitions même contrariées jusqu’à l’effondrement, et qu’on peut prétendre avoir eu un destin historique. Effectivement, malgré les destructions, les souffrances, le mensonge général, l’hypocrisie élevée à la grandeur d’un des beaux-arts de l’esprit, malgré la puissance, le poids des armes et la rapacité de l’argent, malgré le pouvoir de l’illusion et du simulacre, l’Empire se retrouve nu dans ces moments-là, pauvre prisonnier d’une pathologie convulsive alimentée par un hybris dévorant, caricaturé impitoyablement par ses propres discours – A Burlesque of an Empire, décidément…
Philippe Grasset
Extraits en anglais traduits pas Toma, relus par Diane pour le Saker Francophone
Par Le Saker Original – 2 mars 2013 – Source vineyardsaker
«La Russie est devenue le premier ennemi de l’islam et des musulmans car elle s’est dressée contre le peuple syrien: plus de 30 000 Syriens ont été tués par des armes fournies par la Russie.»
Par Sayed7asan -Le 16 février 2015
Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 16 février 2015, à l’occasion de la commémoration des cadres martyrs du Hezbollah : Cheikh Ragheb Harb (1952-1984) ; Sayed Abbas Moussaoui (1952-1992) ; Hajj Imad Moughniyeh (1962-2008)
Dans cet extrait, Sayed Hassan Nasrallah dénonce à nouveau le danger que représente l’État Islamique pour la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient et du monde, à l’exception d’Israël, qui en est le premier bénéficiaire. Pour la première fois, il dénonce la main des services secrets israéliens et américains derrière les mouvements terroristes et takfiris et la duplicité de la coalition internationale contre Daech. Hassan Nasrallah identifie dans la barbarie même des terroristes une culture d’inspiration occidentale, étrangère à l’histoire et aux mœurs de l’Orient et de l’Islam. A l’image de l’implication du Hezbollah, il exhorte l’ensemble des pays du Moyen-Orient à prendre l’initiative de la confrontation contre l’État Islamique afin de préserver leurs peuples, leurs pays, les villes saintes de l’Islam et l’Islam lui-même, directement mis en danger par les horreurs qui sont perpétrées en son nom.
Le 19 février 2015 – Source Moon of Alabama
Hier, l’Armée arabe syrienne a essayé de dégager les villages de Nubl et de al-Zahraa assiégés pas les insurgés et de fermer le couloir entre la ville d’Alep et la frontière turque au nord. Les troupes avaient pris trois villages et presque réussi à encercler Alep quand elles ont été assaillies par des centaines d’ennemis venant de la direction de la frontière turque qui les ont repoussées une fois de plus.

La carte montre en vert clair les zones gagnées et perdues par l’armée syrienne (agrandir)
On pouvait voir, sur une vidéo sanglante (maintenant supprimée), plusieurs dizaines de combattants de l’Armée arabe syrienne massacrés dans ce qui semblait bien être une embuscade très bien organisée.
C’est curieux, parce que les groupes d’insurgés qu’on trouve habituellement dans la région ne sont pas réputés pour leurs qualités de stratèges.
Le 15 février 2015 – Source Moon of Alabama
Un article du New York Times sur les derniers rejetons de l’État islamique porte préjudice à l’armée des Etats-Unis en attribuant faussement à l’État islamique sa marque de service, à savoir la combinaison orange qu’elle utilise pour la torture des prisonniers:
Un rapport publié par le groupe central de l’EI la semaine dernière comprenait une photo de combattants en Libye sur laquelle son affilié là-bas exhibait 20 captifs chrétiens égyptiens portant les combinaisons oranges qui sont la marque de l’Etat islamique, ce qui indique au moins un certain degré de relation entre eux.
C’est comme de dire que la Statue de la Liberté est la marque de l’État islamique parce que certaines de ses vidéos de propagande montrent la statue en train de tomber.
Il est clair que la marque de la combinaison orange est la propriété exclusive de l’armée américaine depuis au moins une décennie. En voici la preuve photographique
Le New York Times suggère que l’utilisation de combinaisons oranges par des groupes djihadistes pour leurs prisonniers indique [qu’ils ont] au moins un certain degré de relation avec l’État islamique. Comme le NYT attribue à tort la marque de la combinaison orange à l’EI, la conclusion correcte, si l’on suit sa logique, est en fait que les djihadistes libyens ont au moins un certain degré de relation avec l’armée américaine.
A l’appui de cette conclusion pourrait également être invoqué le fait historique qu’en 2011, les États-Unis aidaient activement les djihadistes libyens à renverser le gouvernement libyen.
Mais le NYT aimerait vous faire oublier tout ça. Tout comme il veut vous faire oublier que le NYT lui-même faisait de la propagande en faveur de la guerre en Irak et que l’armée américaine utilisait les combinaisons oranges pour torturer là-bas des prisonniers, qui pour la plupart se sont avérés complètement innocents.
L’article du NYT, qui attribue faussement la marque de la combinaison orange à l’EI, est lui-même un sinistre brûlot de propagande pour que la guerre planétaire contre le terrorisme s’intensifie et pour que le Congrès donne à Obama tout pouvoir de conduire cette guerre à sa guise. Mais le NYT aura commodément oublié cela aussi quand le boomerang reviendra nous frapper de plein fouet.
Traduit par Dominique, relu par jj et par Diane pour le Saker Francophone.
Dimanche 15 février 2015.
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Auteur: Jacques Sapir
Date: 12 février 2015
Accord au Donbass
La réunion de Minsk s’est donc soldée par un accord, certes fragile, mais qui ouvre pour la première fois une perspective d’espoir pour les populations du Donbass. Ce accord devrait donc donner lieu à un cesser le feu qui s’appliquera le dimanche 15 février à 00h00. Il est clair que des combats importants risquent de survenir jusqu’à cette date. Néanmoins, les conditions politiques marquent une victoire significative pour les insurgés, mais aussi – plus subtilement – pour la Russie.
Lien: http://russeurope.hypotheses.org/3430
Auteur: Manlio Dinucci
Date: 10 février 2015
Les néo-nazis ukrainiens entraînés par les USA
En Ukraine les USA commenceront au printemps l’entraînement et l’armement de la Garde nationale: c’est ce que confirme officiellement le Commandement européen des États-Unis, en précisant que le programme entre dans l’initiative du Département d’État pour assister l’Ukraine à opérer sa défense interne. Le financement, déjà autorisé par le Congrès, est fourni par un Fond spécial constitué par le Pentagone et par le Département d’État pour fournir de l’entraînement et de l’équipement à des forces de sécurité étrangères, afin que les pays partenaires puissent affronter des défis importants pour la sécurité nationale des Etats-Unis.
Lien: http://www.mondialisation.ca/les-neo-nazis-ukrainiens-entraines-par-les-usa/5430492
Auteur: Sputnik
Date: 13 février 2015
Photos truquées de militaires russes en Ukraine: un sénateur US furieux
Les médias américains publient des faux censés prouver la participation des troupes russes aux combats dans le sud-est de l’Ukraine.

Les images truquées présentées au sénateur américain Inhofe
Lien:http://fr.sputniknews.com/international/20150213/1014667494.html#ixzz3Rkm9D3Xf
Auteur: Philippe Grasset
Date: 11 février 2015
Mélenchon contre l’hystérie antirusse
«Je désapprouve totalement ces grands mots qui évoquent cette guerre totale en Ukraine : comme s’il était possible d’oublier qu’il s’agit de faire la guerre à la Russie, absurdité dévastatrice totale. À présent, le danger est extrême. Sans doute est-ce pourquoi les responsables français et allemands sont-ils allés à Moscou. Tant mieux. Il était temps. Les provocateurs ukrainiens n’ont pas chômé. Ce sont les mêmes qui font échouer tous les accords depuis le début de la crise. Si je m’avance autant, c’est parce que personne ne peut prouver quel est l’intérêt de Poutine à une telle escalade! »
Lien: http://www.dedefensa.org/articlem_lenchon_contre_l_hyst_rie_antirusse_11_02_2015.html
Auteur: Gabriel Gatehouse, BBC News
Date: 12 février 2015
BBC: L’histoire inracontable du massacre du Maidan

La place Maïdan en février 2015
Une journée d’effusion de sang sur la place centrale de Kiev, il y a presque un an, a marqué la fin d’un hiver de protestation contre le gouvernement du président Viktor Ianoukovitch, qui peu après a fui le pays. Plus de 50 manifestants et trois policiers sont morts. Mais comment la fusillade a-t-elle commencé? Les organisateurs de la manifestation ont toujours nié toute implication – mais un homme a raconté à la BBC une autre histoire.
Lien: https://histoireetsociete.wordpress.com/2015/02/13/bbc-lhistoire-inracontable-du-massacre-maidan/
Auteur: Stephen Lendman
Date: février 2015
Ukraine, le coup d’État
Dix-huit des meilleurs analystes nord-américains montrent ici que le 22 février 2014, place Maïdan à Kiev, après des mois de déstabilisation politique financée par les États-Unis et l’Union européenne, des groupes soutenus par l’Occident ont confisqué par un coup d’État flagrant le pouvoir d’un président démocratiquement élu.
Lien: http://editionsdelga.fr/portfolio/ukraine-le-coup-detat-lendman/
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Auteur: Liberation
Date: 9 fevrier 2015
Les Etats-Unis vont nommer un diplomate spécialisé dans la défense des LGBT

Le drapeau de la Gay Pride et le drapeau américain lors d’une manifestation à San Francisco, le 13 juin 2011. (Photo Justin Sullivan. AFP)
Un envoyé spécial du Département d’État américain va être nommé courant février. Sa mission sera de défendre, à plein temps, les droits des gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels à travers le monde, annonce Mother Jones.
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Auteur: Sputnik
Date: 13 février 2015
La Chine se prépare-t-elle à la guerre ?
La modernisation à grande échelle de l’armée de la RPC résulte de la croissance économique du pays, pense-t-on dans la communauté des experts. Mais ce point de vue est loin de faire l’unanimité.
Lien:http://fr.sputniknews.com/analyse/20150213/1014672261.html#ixzz3RlnDi8Rh
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Auteur: Bernard Lugan
Date: 2 février 2015
Par leurs provocations irresponsables, les Charlie réussiront-ils à paralyser la lutte anti-jihadiste au Sahel
… Un officier supérieur égyptien pourtant peu suspect de sympathies islamistes me disait récemment: «Quand Charlie Hebdo représentait le pape Benoît XVI sodomisant un enfant de choeur, ses journalistes passaient pour de facétieux potaches et les catholiques protestaient par la prière. Mais quand ils insultent le prophète Mahomet, ils le paient de leur vie. Il est désolant de devoir constater que ce sont les malades mentaux salafistes qui, par l’assassinat, rappellent vos journalistes à la décence».
Lien: http://bernardlugan.blogspot.fr/2015/02/lafrique-reelle-n62-fevrier-2015.html
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Auteur: Jonathan Cook – The Palestine Chronicle
Date: 10 février 2015
Les États-Unis perdent leur emprise sur Israël et sur les Palestiniens

Commençant à se rendre compte du danger, la gauche israélienne appelle à présent Netanyahou à annuler son discours devant le Congrès américain, et la communauté juive américaine elle aussi préfèrerait l’annulation
Netanyahou est en train d’affaiblir Obama, mais cela va peut-être lui coûter cher politiquement.
Lien: http://www.info-palestine.eu/spip.php?article15204
Par Robert Parry – Le 4 février 2015 – Source consortiumnews
Exclusif: L’Arabie saoudite est sous l’orage après qu’un détenu d’al-Qaida a impliqué des hauts responsables saoudiens en tant que collaborateurs du groupe terroriste. Et les nuages pourraient même assombrir l’avenir politique du Premier ministre israélien Natenyahou en raison de son alliance bizarre avec Ryiad, explique Robert Parry dans cet article.
par Robert Parry, 4 février 2015
La révélation que le condamné Zacarias Moussaoui, membre actif d’al-Qaida, a identifié des hauts membres du gouvernement saoudien comme financiers du réseau terroriste transforme potentiellement la manière dont les Américains percevront dorénavant les événements au Moyen-Orient et fait courir un risque au gouvernement Likoud d’Israël, qui a forgé une alliance improbable avec certains de ces mêmes Saoudiens.
Selon un article paru dans le New York Times mercredi 4 février 2015, Moussaoui a déclaré, dans une déposition faite en prison, qu’il avait été choisi, en 1998 ou 1999, par des chefs d’al-Qaida en Afghanistan pour créer une base de données informatiques des donateurs du groupe, et que la liste incluait le prince Turki al-Faisal, alors chef des services secrets saoudiens, le prince Bandar bin Sultan, longtemps ambassadeur d’Arabie saoudite aux Etats-Unis, le prince al-Waleed bin Talal, un célèbre milliardaire et investisseur, ainsi que de nombreux dignitaires religieux.