Les Casques blancs financés par GB/USA participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens


Moon of Alabama

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Le 3 janvier 2017 – Source Moon of Alabama

Le blocus de l’eau de Wadi Barada qui assoiffe 5 millions de personnes à Damas prend une tournure intéressante. L’organisation des Casques blancs financée par les États-Unis et le Royaume-Uni semble y être directement impliquée. Cela augmente le soupçon que le blocage illégal de l’eau que subissent les civils de Damas fait partie d’une campagne organisée par les États-Unis. La campagne a pour but de saboter le fonctionnement des services publics dans les zones tenues par le gouvernement en représailles pour la libération de d’Alep-Est. Continuer la lecture

La Syrie après le dernier cessez-le-feu 3/3


Première partie : la Tripartite est-elle vraiment sur le point de dépecer la Syrie ?

Deuxième partie : les munitions diplomatiques syriennes entrent dans la lutte politique d’Astana.

Syria After The Latest CeasefireIl est conseillé de lire les deux premières parties afin de comprendre le contexte et les prévisions analytiques relatives à la Syrie.

Cet article est une revue sommaire des deux articles précédents et doit donc être traité comme une source de référence.

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Les munitions diplomatiques syriennes pour les négociations d’Astana 2/3


Par Andrew Korybko – Le 29 décembre 2016 – Source Oriental Review

Astana, capitale du Kasakhstan

Première partie : la Tripartite est-elle vraiment sur le point de dépecer la Syrie ?

Des solutions syriennes

La première chose qu’il faut préciser, c’est que l’armée arabe syrienne et la majorité patriotique du pays qu’elle représente viennent de gagner la guerre et qu’il n’y a aucune raison pour qu’elles acceptent toutes sortes de « concessions » à « l’opposition », compte tenu des circonstances qui prévalent après le succès de la libération d’Alep. Même compte tenu de la nécessité de sécuriser les territoires nouvellement libérés et de reconstituer les troupes (que ce soit physiquement, émotionnellement ou psychologiquement), il n’y a aucun argument valable pour expliquer pourquoi l’opération de libération nationale ne pourrait pas continuer après un bref repos tactique. La seule explication plausible est que les principaux protecteurs internationaux de la Syrie, la Russie et l’Iran, n’ont pas la volonté politique de consacrer les ressources nécessaires pour poursuivre cette campagne, comme l’a expliqué en détail l’auteur en août dernier, dans son article intitulé La Turquie en Syrie, la FSA et la future querelle sur la Constitution de la Syrie.

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L’Ambassade des États-Unis en Turquie ment ouvertement sur le soutien étasunien aux YPG kurdes


Moon of Alabama

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Le 29 décembre 2016 – Source Moon of Alabama

Ambassade et consulats des États-Unis en Turquie – 28 décembre 2016

La vérité sur la désinformation dans les médias turcs à propos des opérations des États-Unis et de la Coalition contre ISIL en Syrie :

Il y a beaucoup de désinformation dans les médias turcs sur les opérations des États-Unis et de la Coalition contre ISIL en Syrie. Pour ceux que la vérité intéresse, la voici :

[…]

Le gouvernement des États-Unis n’a pas fourni d’armes ni d’explosifs aux YPG ni au PKK. Un point c’est tout.

Washington Post – 28 décembre 2016

Sur la route de Raqqa :

Au cœur de la question il y a la politique militaire des États-Unis d’envoyer des armes à la zone contrôlée par la principale milice kurde syrienne : les Unités de protection du peuple connues sous le nom de YPG.

La décision a payé jusqu’à présent. Les YPG – qui constituent la composante kurde des FDS (Forces démocratiques syriennes) – se sont révélées l’allié militaire le plus efficace des États-Unis en Syrie et ont repris de vastes étendues de territoire.

La déclaration de l’ambassade qui nie soutenir en armes et munitions les YPG est clairement un mensonge. Que les États-Unis fournissent et aient fourni des armes et des munitions aux YPG depuis 2014 est tout à fait vrai.

Dans la même déclaration, l’ambassade des États-Unis a également nié que les États-Unis soutenaient ou appuyaient ISIS alias DAESH :

Le gouvernement des États-Unis (USG) ne soutient pas DAESH. L’USG n’a ni créé ni soutenu DAESH par le passé. Les allégations selon lesquelles le gouvernement des États-Unis soutient DAESH sont fausses.

Il y a pourtant beaucoup de signes que les États-Unis ont activement soutenu ISIS alias DAECH, au moins dans ses premières années.

En 2013, l’officier des forces spéciales géorgiennes d’origine tchétchène, Abu Omar al-Shishani, qui avait bénéficié d’une formation militaire complète aux États-Unis, était le commandant d’ISIS qui dirigeait ISIS et l’Armée syrienne libre soutenue par les États-Unis et commandée par le colonel Abdul Jabbar al-Okaidi rémunéré par les États-Unis, lors de la prise de la base aérienne syrienne de Menagh.

Qui a ravitaillé et payé ISIS pour ce service ?

De récentes vidéos d’ISIS filmées près d’al-Bab montrent des attaques d’ISIS sur des tanks turcs Léopard 2A4 avec des missiles antichar TOW fabriqués par les États-Unis. Ils sont tombés du ciel ?

Il est facile de prouver que la déclaration de l’ambassade des États-Unis en Turquie est un mensonge. On a du mal à comprendre pourquoi le Département d’État croit intelligent de proférer officiellement des mensonges aussi flagrants. Cela ne fait que jeter le doute sur ses autres déclarations.

Capture d’écran de la déclaration de l’ambassade :

Traduction : Marie Staels

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La tripartite est-elle vraiment sur le point de découper la Syrie ? 1/3


andrew-korybko

Par Andrew Korybko – Le 29 décembre 2016 – Source Oriental Review

Is the Tripartite really on the verge of “dicing up” Syria?Reuters vient de sortir un rapport scandaleux, fait à la va-vite, avec des déclarations de « sources anonymes » alléguant que la tripartite composée de la Russie, de l’Iran et de la Turquie conspirent à « découper la Syrie en sphères d’influence ». Considérant qu’il est bourré de « déclarations invérifiables » et de spéculations hasardeuses, l’article ne devrait pas être pris trop au sérieux et pourrait très bien être de la désinformation conçue pour affaiblir le partenariat multilatéral en développement entre ces trois grandes puissances.
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Gülen assassin… ou le tropisme eurasiatique de la Turquie ?


andrew-korybkoPar Andrew Korybko – Le 23 décembre 2016 – Source Katehon

Gülen a-t-il commandité l’assassinat de l’ambassadeur russe à Ankara ?

La meilleure question à se poser est la suivante : « Est-ce que cela importe ? » Eh bien, oui, en ce sens que l’important est de savoir qui soulève ces accusations, quelle que soit finalement leur véracité prouvée ou non. Deux des individus les plus influents de l’État turc suggèrent que le suspect et le supposé terroriste américain Fethullah Gülen avaient quelque chose à voir avec l’assassinat de l’ambassadeur de Russie en Turquie.

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La « chute d’Alep » vue par les journaux du Moyen-Orient


Ou la zizanie provoquée par la défaite


Par Yuriy Zinin – le 22 decembre 2016 – Source New Eastern Outlook

La libération d’Alep et le retrait des militants radicaux de cette ville syrienne ont provoqué une tempête de réponses et de commentaires à travers diverses sources médiatiques du Moyen-Orient.

Tout en essayant de minimiser ce grand succès pour Damas, les sources médiatiques du camp anti-syrien ont essayé de poser leurs arguments. Ils perçoivent la chute d’Alep comme le résultat direct de diverses intrigues et conspirations, tout en admettant de graves erreurs de calcul faites par la soi-disant « opposition ». Dans le même temps, ces sources médiatiques maudissent l’Occident pour avoir tourné le dos aux « combattants révolutionnaires » syriens et la Turquie pour avoir « trahi leur cause », etc.

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Canons discordants…

Note du Saker Francophone

Voici une opinion peu ordinaire : après une description détaillée implacable, au scalpel, des actions de la coalition islamo-atlantique à Alep, et ailleurs, l'auteur pense que celle-ci aurait remporté une belle victoire médiatique contre la Russie, aux conséquences potentiellement dramatiques.

Pour notre part, nous pensons que pour avoir trop longtemps crié "Au loup !" la propagande occidentale a largement perdu de sa crédibilité.

Par Stratediplo – Le 20 décembre 2016 – Source stratediplo

Après avoir desserré, autour de la portion principale d’Alep, l’étau des milices islamistes supplétives de l’OTAN et du Conseil de coopération du Golfe, l’armée syrienne a pu renverser la situation et assiéger le réduit d’Alep-Est, progressivement rétréci à 10% de la population de la ville il y a un an puis à 2% début décembre, puisque des centaines de milliers d’habitants ont fui les quartiers encore occupés par les moudjahidines pour se réfugier dans ceux déjà libérés par l’armée régulière. Continuer la lecture

Fausses nouvelles par omission – Bientôt interdit de les dénoncer ?


Moon of Alabama

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Le 23 décembre 2016 – Source Moon of Alabama

Des gradés israéliens prétendent que le Hezbollah utilise des transporteurs de troupes blindés en Syrie, une affirmation correcte, des transporteurs de troupes qu’il a reçus des Forces armées libanaises (FAL), un mensonge. Les transporteurs en question sont de très très vieux véhicules à chenilles et les FAL ont reçu une seule fois des véhicules un peu plus perfectionnés des États-Unis. Israël fait ce genre de déclaration régulièrement. Continuer la lecture

Qui combat vraiment en Syrie : la liste noire de la honte de l’Occident


L’Occident, très pathétique, déplore la chute d’Alep. Ce que l’Union européenne et le gouvernement fédéral allemand ne disent pas : à Alep, comme en Syrie, combattent surtout des détachements de mercenaires, qui sont financés par l’Occident et ses alliés. Sans eux, il n’y aurait pas eu de guerre en Syrie.


Des habitants d’Alep-Est observent l’évacuation de mercenaires de leur ville le 15 décembre 2016 (photo: SANA/DPA)

Le 18 décembre 2016 – Source Deutsche Wirtschafts Nachrichten

Pour l’opinion publique allemande, il n’est souvent pas clair de démêler qui combat contre qui en Syrie. Un seul côté semble clair : une alliance de la Russie, de la Syrie, de l’Iran et du Hezbollah islamique. Mais contre qui combat au juste cette alliance ? La désignation des opposants au président élu Bachar al-Assad va des « rebelles » à l’« opposition » en passant par les « insurgés ». En effet, il y a même un parti d’opposition au Parlement syrien aujourd’hui, il y détient même un ministère (de la Réconciliation nationale). Pourtant les combattants « rebelles » sont presque exclusivement soutenus par des gouvernements étrangers et des services de renseignement.

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