
Par John Pilger – Le 2 décembre 2016 – Source CounterPunch
Quand je suis allé à Hiroshima en 1967, l’empreinte de l’ombre sur les marches était toujours là. C’était l’impression presque parfaite d’un être humain à l’aise : les jambes écartées, le dos plié, une main sur son côté alors qu’elle attendait l’ouverture d’une banque.
À huit heures et quart, le matin du 6 août 1945, elle et sa silhouette furent gravées dans le granit. J’ai regardé l’ombre pendant une heure ou plus, inoubliable. Quand je suis revenu plusieurs années après, elle n’était plus là : emportée, disparue, un embarras politique.
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