Par M.K. Bhadrakumar – Le 1er mars 2024 – Source Indian Punchline
L’annonce faite mercredi par le ministère chinois des affaires étrangères selon laquelle le représentant spécial de Pékin pour les affaires eurasiennes, Li Hui, quittera son pays le 2 mars pour une « deuxième série de navettes diplomatiques sur la recherche d’un règlement politique de la crise ukrainienne » peut sembler incongrue.
Deux jours plus tôt, le président français Emmanuel Macron déclarait qu’il n’excluait pas la possibilité d’envoyer des troupes occidentales sur le terrain en Ukraine afin d’empêcher une victoire russe. Li Hui devrait se rendre en Russie, au siège de l’UE à Bruxelles, en Pologne, en Ukraine, en Allemagne et en France.
Au cœur de l’Asie-Pacifique, l’île autonome de Taïwan – anciennement République de Chine (ROC) – se retrouve une fois de plus au carrefour de l’histoire et de la géopolitique alors qu’elle surfe sur une élection présidentielle cruciale.

En 1997, Zbig Brzezinski, le premier à avoir fait de l’Afghanistan un bourbier dans lequel la Russie devait être entraînée, a écrit son célèbre ouvrage, The Grand Chessboard (Le Grand Échiquier). Cet ouvrage a ancré « pour toujours » dans le zeitgeist des Américains la doctrine Mackinder selon laquelle « celui qui contrôle le Heartland asiatique contrôle le monde » .
L’économiste Paul Krugman, lauréat du prix Nobel, ne mâche pas ses mots :
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