Par Fred Kaplan – Le 23 décembre 2024 – Source Slate
Une fois de de temps en temps, un mémorandum diplomatique – un résumé proposant un changement de politique envoyé par un officier du service extérieur à ses maîtres politiques à Washington – a un impact capital. Le plus célèbre d’entre eux est le “Long télégramme” de George Kennan, envoyé en février 1946, qui exhortait à “un endiguement, patient mais ferme et vigilant sur le long terme, des tendances expansionnistes russes.”
Kennan, qui était chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis à Moscou, a rédigé ce mémo de 5 000 mots alors que les débats faisaient rage au pays sur la façon de gérer le passage de l’Union soviétique d’allié en temps de guerre à adversaire de la Guerre froide. La note a fait une énorme brèche dans ce débat lorsque Kennan en a publié une version abrégée, sous le titre “Les sources de la conduite soviétique”, dans le numéro de juillet 1947 de Foreign Affairs. (Le journal anonymisait l’auteur sous le nom de « X », mais le mot s’est répandu qu’il s’agissait de Kennan.)
De nos jours, un mémo tout aussi long, écrit près de 50 ans plus tard, au début de l’ère de l’après–Guerre froide et de la Russie post-soviétique, soulève des questions sur la façon dont le monde d’aujourd’hui pourrait être différent si Bill Clinton en avait tenu compte autant que Harry Truman a tenu compte de celui de Kennan.
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L’administration Biden n’a pas renoncé à la guerre en Ukraine. Une réunion dans le cadre de la Réunion au Format Ramstein doit avoir lieu jeudi en Allemagne, présidée par le secrétaire américain à la Défense sortant Lloyd Austin, pour répondre aux besoins de défense de l’Ukraine, auxquels le président ukrainien Zelensky participera également.
Le gouvernement américain a récemment pris de nouvelles sanctions contre RT, le département d’État annonçant une nouvelle « campagne diplomatique », menée par les diplomates américains, canadiens et britanniques qui promet de « rallier les alliés et les partenaires du monde entier pour qu’ils se joignent à nous dans la lutte contre la menace posée par RT ».
Alors que les tambours battent de plus en plus fort au sujet des menaces présumées venant de Russie, l’administration Biden a aujourd’hui insufflé une nouvelle vie à l’opération de désinformation démystifiée et déshonorée du Russiagate.
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