Par Batiushka – Le 3 décembre 2022 – Source The Saker Blog

Il y a toujours eu et il y aura toujours des heurts et des tensions entre différentes civilisations. Pour reprendre les paroles d’une vieille chanson de Bob Dylan :
Les protestants détestent les catholiques,
les catholiques détestent les protestants,
Les musulmans détestent les hindous,
les hindous détestent les musulmans,
Et tout le monde déteste les Juifs.
Ainsi chantait un juif, de son vrai nom Robert Zimmerman. (Les grands-parents du père de Dylan ont fui aux États-Unis après le pogrom de 1905 à Odessa, une ville qui, pour le moment, se trouve toujours en Ukraine) 1.
- Nous devrions peut-être mentionner ici qu’aucun pogrom n’a jamais eu lieu en Russie, mais seulement dans ce qui est maintenant la Lituanie, la Pologne, la Moldavie et l’Ukraine occidentale. (Avant 1942, Odessa était essentiellement une ville juive). Les pogroms étaient importés de l’Ouest voisin, où de violents pogroms ont également eu lieu au XIXe siècle, notamment dans les pays germanophones. Le nombre total de victimes sur une vingtaine d’années de ce qui était essentiellement des émeutes raciales entre pauvres et riches juifs (avec de nombreux pauvres de toutes nationalités se retrouvant entre les deux), parfois déclenchées par des juifs, parfois par l’autre camp, est à peu près le même que celui des Allemands assassinés en un jour moyen pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans l’ensemble, les non-juifs ont été plus nombreux à mourir que les Juifs au cours des pogroms de l’Empire russe. Bien entendu, l’Occident n’en parle jamais. Peut-être parce que c’est l’Occident, et non la Russie, qui a produit le nazisme meurtrier de Juifs ? Et pourquoi y avait-il tant de Juifs vivant dans l’Empire russe de toute façon ? Parce qu’ils avaient été expulsés au Moyen Âge de l’Europe occidentale raciste. C’est juste une question de fait. ↩
La question semble simple, mais elle est en réalité immensément complexe. Je vais essayer d’exposer quelques-uns des problèmes, des hypothèses et des implications que cette question implique.

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Tout au long de cette année, je me suis beaucoup intéressé à notre conflit contre la Russie en Ukraine, et j’ai également commencé par ailleurs à suivre les déclarations publiques formulées par le professeur Jeffrey Sachs, de l’Université de Columbia, mais jusqu’à la semaine dernière, j’avais manqué son interview de la fin du mois d’août sur ce sujet précis. Bien que son apparition dans l’émission Democracy Now! d’Amy Goodman ait accumulé plus de deux millions de vues, j’étais passé à côté.
L’Occident se rend compte qu’alors que les sanctions sont sensées pouvoir mettre les pays à genoux, la réalité est qu’une telle capitulation n’a jamais eu lieu (exemple : Cuba, la Corée du Nord, l’Iran). Et, dans le cas de la Russie, il est possible de dire que cela ne se produira tout simplement pas.