… sur fond des négociations inachevées du Brexit.
Par Jorge Vilches − Le 3 avril 2022 − Source The Saker

La brexitologie s’est fortement centrée sur les règles de pêche du Royaume-Uni, et est totalement passée à côté des colossales réserves d’or de l’Union européenne, qui sont toujours sous la garde de la Bank of England. Pour ajouter l’insulte aux dégâts, un divorce désastreux entre le Royaume-Uni et l’UE, en matière de services financiers, s’est produit quasiment sans que personne n’en parle… non seulement sans le fracas du protocole d’« équivalence financière » encore et toujours reporté… mais sans non plus le moindre geignement de la part des médias spécialisés ou des opposants au Brexit. Mais voici que la crise en Ukraine, avec ses nouvelles règles de paiement pour le pétrole et le gaz russes indispensables… qui coïncide avec ces dossiers du Brexit, d’une importance capitale, mais inachevé… La situation promet d’évoluer vers une guerre interne vicieuse de l’OTAN, pour l’or. Pour paraphraser James Carville, avec une touche britannique traditionnelle : « It´s the bloody gold, stupid ».1 2
La réalité est que l’opération militaire actuelle en Ukraine, en temps utile, se réduira à une note de bas de page dans l’histoire mondiale, mais la guerre financière totale qui a frappé la Russie sera essentielle pour définir le nouvel ordre mondial à venir. En fait, nous avons peut-être déjà assisté à un tournant historique de l’économie mondiale : le 26 février, l’Occident a saisi toutes les réserves de change de la Banque centrale de Russie qu’il détenait. 


La semaine dernière, j’ai écrit que le président russe Vladimir Poutine avait

