Mikhail Khazine: 2016, année de la Grande Rupture 2/5


Par Mikhail Khazine − 18 juin 2015

khazine

Au début du XXe siècle, donc, a eu lieu la première crise majeure dite de «chute de l’efficacité marginale du capital» due aux limites de l’élargissement du marché dans les conditions d’alors. La crise s’est déroulée en deux temps, d’abord 1907-1908. Peu nombreux sont ceux qui connaissent cette crise parmi le grand public, même si la littérature spécialisée en parle. L’écrivain Jack London par exemple ainsi que d’autres l’évoquent et la décrivent.

Continuer la lecture

Mikhail Khazine : 2016, année de la Grande Rupture 1/5


Par Mikhail Khazine − 18 juin 2015

khazine

Mikhail Léonidovitch Khazine est un économiste russe, statisticien, publiciste, journaliste, contributeur médiatique TV et radio. Il est l’un des principaux animateurs des programmes Dialog sur RBK et Économie à la russe sur RSN. Il est aussi l’auteur de nombreux articles dans les revues Profil, Expert et Odnako. Il est aussi membre permanent du Club d’Izborg et du Conseil eurasien international et président du Conseil d’études économiques.

Continuer la lecture

Trump montre les signes d’une détente historique avec la Russie


Alors qu’entretemps Obama s’exprime de plus en plus comme John McCain


Bhadrakumar

Par M K Bhadrakumar – Le 24 novembre 2016 – Source Russia Insider

Les premiers signaux définitifs semblent indiquer que les politiques étrangères américaines sont destinées à subir un changement historique sous la présidence de Donald Trump. Russia Today l’a confirmé vendredi en citant une «source proche» (sans mentionner la nationalité). Le média spécule que Trump a nommé le Lt. gen. à la retraite Michael Flynn comme conseiller de sécurité nationale dans l’administration entrante. Fait intéressant, le premier rapport faisant autorité est originaire de Moscou.

Continuer la lecture

[Globalization Exit]
les peuples quittent le navire

The march to GLEXIT – Globalization Exit


Wayne Madsen

Par Wayne Madsen – Le 25 novembre 2016 – Source Strategic Culture

Le monde, par l’entremise des urnes, a parlé. Du vote britannique sur le Brexit – la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne – à l’élection de l’anti-mondialiste Donald Trump en tant que président des États-Unis, le monde se prononce contre l’homogénéisation en un super État flasque imbriquant les gouvernements, les identités culturelles, les religions et les politiques.

Continuer la lecture

L’eau, un problème concernant les droits de l’homme à Standing Rock


Par Marjorie Cohn – Le 4 novembre 2016 – Source marjoriecohn.com

Alors que des milliers d’indigènes de la tribu des Sioux, d’autres tribus amérindiennes et leurs alliés continuent à protester contre le gazoduc Dakota Access, les médias de masse continuent de se concentrer presque exclusivement sur l’élection présidentielle. La plupart des médias ont ignoré l’attaque vicieuse de la semaine dernière contre les Protecteurs de l’Eau, comme ils s’appellent eux-mêmes.

La construction du gazoduc violerait le droit humain à l’eau, le droit des peuples autochtones de pratiquer leurs traditions culturelles et plusieurs lois fédérales.

Continuer la lecture

Les crises du néolibéralisme ne se résoudront pas par encore plus de néolibéralisme


Par Systemic Disorder – Le 16 novembre 2016 – Source Systemic Disorder

Nous aurons de graves ennuis si nous sommes incapables de concevoir des modèles économiques alternatifs. Il n’est pas nécessaire de s’attarder aux détails comme l’accroissement des inégalités, l’instabilité, le renforcement du contrôle des entreprises, la crise environnementale imminente, l’emploi toujours plus précaire (quand il y en a) et l’incapacité à répondre aux besoins de milliards de gens dans le monde, pour voir que le capitalisme manque d’humanité. Continuer la lecture

Tous à bord du monde post-TPP

All Aboard the Post-TPP World


Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 25 novembre 2016 – Source Strategic Culture

Une poignée de main mi-figue mi-raisin entre le président américain Barack Obama et le président russe Vladimir Poutine, avant et après avoir parlé «pendant environ quatre minutes», debout, en marge du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Lima, au Pérou, a capturé à la perfection le déclin mélancolique de l’ère Obama.

Continuer la lecture

Mort imminente du Traité Trans-Pacifique (TTP)…


La Chine prend le relais des États-Unis 

Préambule de l'auteur 

La bataille pour la domination du commerce mondial penche en faveur de la Chine. Face aux menaces de Donald Trump d'imposer des barrières tarifaires et de supprimer les accords de libre-échange, dont le TPP, Beijing tisse des liens avec divers partenaires importants de Washington. Lors du XXIVe sommet de l'APEC, il est apparu clairement que la mort imminente du TPP est devenue une excellente occasion pour la Chine qui, étonnamment, avait proposé aux pays qui ont signé le TPP en février de cette année, l'établissement d'une grande zone de libre-échange... mais sans les États-Unis.

Ariel Noyola Rodriguez

Par Noyola Ariel Rodriguez – Le 21 novembre 2016 – Source Russia Today

L’influence des États-Unis dans le commerce mondial se dilue. Quelques heures après la victoire électorale de Donald Trump sur Hillary Clinton, l’équipe du président Barack Obama a surpris ses propres amis en leur demandant d’abandonner, soudainement, la campagne de lobbying intense qu’ils menaient au Congrès pour la ratification de l’Accord trans-pacifique de coopération économique (TPP).

La mort du TPP est imminente. Selon ses dispositions, pour entrer en vigueur, il faut l’approbation législative d’au moins six pays et, en plus, ceux-ci doivent totaliser 85% du produit intérieur brut (PIB) des douze membres. L’économie américaine en représente à elle seule plus de 60%. Par conséquent, une fois que Obama aura laissé la ratification du TPP entre les mains de Trump, il est presque certain qu’il sera enterré par le prochain Congrès des États-Unis.

Michael Froman, représentant au Commerce pour les États-Unis, avait déjà averti en juillet de cette année que si les législateurs de son pays échouaient à ratifier le TPP, les «clés du château» de la globalisation des échanges passeraient entre les mains de la Chine. Ses paroles étaient prophétiques. Les aspirations impériales d’Obama ont capoté. L’Amérique ne dictera plus les règles du jeu.

Actuellement, l’essentiel du commerce est concentré en Asie, avec la Chine en tête. Les dirigeants de Pékin ont travaillé pendant un certain temps sur diverses initiatives de libre-échange de caractère multilatéral en vue de consolider leur influence aux niveaux régional et mondial : le partenariat économique global régional (RCEP) et le libre commerce en Asie-Pacifique (FTAAP).

Lors du XXIVe sommet  de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), tenu à Lima (Pérou), le Président de la Chine, Xi Jinping, a proposé aux pays signataires du TPP, tant d’Amérique – Chili, Mexique et Pérou – que d’Océanie – Australie et Nouvelle-Zélande – de rejoindre les accords de libre-échange promus par son gouvernement et l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN). Mais laquelle des deux initiatives de libre-échange promues par la Chine est-elle vraiment de nature à supplanter le TPP ?

Il sera très difficile pour Beijing de faire fonctionner le FTAAP – traité de libre-échange entre les membres de l’APEC, créé en 2014, qui inclut les États-Unis… et la Chine – parce que si Donald Trump, à ce jour, a été catégoriquement opposé au TPP, il est clair qu’il ne soutiendra jamais une initiative de libre-échange menée par la Chine. Rappelez-vous aussi que Trump a promis à ses électeurs d’abandonner ou, dans le meilleur des cas, de renégocier les accords de libre-échange signés par les États-Unis au cours des dernières décennies. À leur avis, les accords tels que l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) sont un désastre.

Selon ce scénario, la Chine cherche à rallier à sa cause les principaux partenaires commerciaux des États-Unis en vertu de l’engagement de continuer à encourager la libre circulation des marchandises. De mon point de vue, le RCEP est l’initiative de libre-échange qui donne à la Chine la possibilité de combler le vide laissé par Washington après son abandon du TPP . «La Chine devrait mettre en place un nouvel accord qui réponde aux attentes de l’industrie et maintienne la dynamique de la mise en place d’une zone de libre-échange», a dit au début de novembre Li Baodong, le vice-ministre des Affaires étrangères de la Chine.

Le RCEP est composé de tous les pays membres du TPP, à l’exception du Canada, du Chili, du Mexique, du Pérou et, bien sûr, des États-Unis. Avec un total de plus de 3 milliards d’habitants, le RCEP inclut également d’autres pays d’Asie ayant un grand dynamisme économique : Cambodge, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Philippines, Laos, Myanmar et Thaïlande. La question se pose alors de savoir si le RCEP serait une sorte de TPP élargi, avec la Chine remplaçant les États-Unis.

Pas exactement.

L’envergure de la RCEP n’est pas la même que celle du TPP. Jusqu’à présent, les objectifs de la RCEP sont limités à l’élimination des barrières tarifaires. Le TPP, pour sa part, est beaucoup plus qu’un accord de libre-échange, parce que, entre autres choses, il met à la disposition des grandes sociétés des droits à la propriété intellectuelle, menace la protection de l’environnement, viole les droits des travailleurs et, comme si ça ne suffisait pas, laisse aux mains de tribunaux internationaux d’arbitrage [mis en place par les multinationales, NdT] le règlement des différends entre les gouvernements et les entreprises.

Par conséquent, plusieurs dirigeants considèrent favorablement le plan B proposé par les Chinois. Parmi eux, le président du Pérou, Pedro Pablo Kuczynski, qui considère qu’un accord de libre-échange alternatif au TPP est nécessaire. Bien que les pays de l’Alliance du Pacifique – composée des trois membres du TPP d’origine latino-américaine, plus la Colombie – soient intéressés à continuer d’entretenir d’excellentes relations avec les États-Unis, en même temps, plusieurs d’entre eux veulent construire des accords avec la Chine et la Russie.

Sans aucun doute, l’incertitude politique qui afflige les États-Unis depuis les élections du 8 novembre dernier est magistralement exploitée par le dragon chinois. Face à la menace de Trump d’ouvrir une nouvelle ère de protectionnisme, la réponse de Xi est très énergique : la globalisation des échanges menée par Pékin continuera, avec ou sans le soutien de Washington.

Ariel Noyola Rodríguez est économiste, il a fait ses études supérieures à l’Université nationale autonome du Mexique. Contact : noyolara@gmail.com. Twitter :@noyola_ariel.

Traduit et édité par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

   Envoyer l'article en PDF   

L’offensive de charme de Trump : la Russie sur ses gardes


Bhadrakumar

Par MK Bhadrakumar – Le 24 novembre 2016 – Source Indian Punchline

Ironie du sort, c’est maintenant au tour du président russe Vladimir Poutine de reprendre ce que feu Ronald Reagan avait un jour conseillé à propos des relations soviéto-américaines : «Faire confiance, mais vérifier». Poutine pourrait cependant introduire une légère modification : «Faire confiance, mais prudemment». Reagan a prononcé ces mots célèbres après avoir décidé qu’il pouvait faire des affaires avec Mikhaïl Gorbatchev – en fait pour insister spécifiquement auprès de ce dernier sur les procédures étendues de vérification qui permettraient aux deux parties de surveiller la conformité du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire signé le 8 décembre 1987.

Continuer la lecture

Le triangle stratégique Russie–Chine–Iran


Par F. William Engdahl – le 21 novembre 2016 – Source New Eastern Outlook

Les liens économiques, politiques et militaires se développement entre l’Iran, la Chine et la Russie, formant ce que je considère un triangle d’or émergeant en Eurasie et cherchant à pénétrer des régions isolées. Cela, alors qu’il semble que la stratégie géopolitique des États-Unis, dans la perspective d’une administration Trump, soit d’éloigner Washington de l’Iran et de la Chine, tout en faisant miroiter un possible relâchement de la confrontation entre Washington et Moscou.

324131231

Géopolitique classique, à la Halford Mackinder ou à la Kissinger, qui cherche à éviter la guerre sur deux fronts, qui était en train de se retourner contre un Washington arcbouté sur sa tentative de modifier l’équilibre des puissances. Pour le moment, la dynamique d’une coopération plus étroite, engagée ces dernières années, entre les trois États pivots du Heartland eurasien, entre dans une phase d’approfondissement stratégique. Le dernier signe en est la visite du ministre chinois de la défense et de hauts responsables russes à Téhéran.

Continuer la lecture