Comment, après la chute de Lehman Brothers, nous nous sommes approchés d’un « bank run » de grande envergure
Par John Authers – Le 8 septembre 2018 – Source Financial Times
En septembre 2008, une faillite d’AIG, selon beaucoup, aurait signifié un effondrement instantané du système bancaire européen, qui détenait du crédit américain très dégradé © Bloomberg
Il est temps d’admettre qu’un jour j’ai délibérément caché des informations importantes aux lecteurs. C’était il y a dix ans, la crise financière était à son comble, et je pense avoir fait ce qu’il fallait. Mais dix ans après la crise de 2008 (nos premières pages de la période sont sur ft.com/financialcrisisis), j’ai besoin d’en parler.
Le moment clé a été le 17 septembre, deux jours après la faillite de Lehman. Ce mercredi là a été – pour moi – le jour le plus effrayant de la crise, lorsque la finance mondiale s’est approchée le plus de la faillite totale. Mais je ne l’ai pas écrit ainsi dans le FT.



Une guerre sans merci est actuellement en cours. Grosso modo, cette guerre oppose les « Wasp américains » – qui se sont enrichis par le système de Bretton Woods, lequel a instauré le dollar américain comme monnaie mondiale – aux banquiers qui tiennent la City. Ces derniers sont en train d’instituer ce que Keynes voulait instituer dès 1944 : le Bancor, qui est un panier de monnaies, en tant que monnaie mondiale aujourd’hui appelé Droits de Tirage Spéciaux (DTS). Les enjeux de cette guerre monétaire invisible sont considérables, ils expliquent à eux seuls tous les troubles géopolitiques actuels.


Par Pepe Escobar – Le 24 août 2018 – Source 

Le récent sommet du G7, au Québec, marque l’un des points les plus bas de l’histoire de la relation entre le Canada et les États-Unis. La guerre des mots entre le président Donald Trump – et ses conseillers – d’une part, et le premier ministre Justin Trudeau d’autre part, fait suite à un désaccord croissant sur les termes de l’échange entre les deux pays, conflit provoqué par le président Trump en voulant imposer des droits de douane sur les importations de divers produits en provenance du Canada. La dispute met en évidence des différences entre le Canada et les États-Unis en ce qui concerne l’aspect économique de leurs relations.