Par Mourad Sadygzadé – Le 29 novembre 2024 – Source Russia Today
Ces derniers jours, le nord de la Syrie a connu d’intenses combats, marquant les affrontements les plus violents depuis mars 2020, lorsqu’un cessez-le-feu a été négocié avec la participation de la Russie et de la Turquie. Le matin du 27 novembre, des groupes antigouvernementaux ont lancé une offensive dans les provinces d’Alep et d’Idlib. Selon certaines informations, l’opération implique des factions islamistes, dont Hayat Tahrir al-Sham (HTS), un groupe interdit en Russie, ainsi que des forces d’opposition armées telles que l’Armée syrienne libre soutenue par les États-Unis et la Turquie.
L’Armée libre syrienne (SFA), un groupe militant soutenu par les États-Unis et entraîné dans la base de Washington à Al-Tanf, dans l’est de la Syrie, a
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L’arrivée soudaine et non annoncée du général Mark Milley, le président de l’état-major interarmées, sur une base américaine poussiéreuse dans le nord-est reculé de la Syrie, vendredi, peut rappeler une célèbre citation de Dick Cheney, vice-président de la présidence de George W. Bush : « Le bon Dieu n’a pas jugé bon de placer le pétrole et le gaz uniquement là où il y a des régimes démocratiquement élus et favorables aux États-Unis. Il arrive que nous devions opérer dans des endroits où, tout bien considéré, on ne choisirait pas d’aller. Mais nous allons là où il y a des affaires à faire« .

L’effet domino produit par les pétroliers iraniens transportant du pétrole au Liban via la Syrie a grandement amplifié l’influence du Hezbollah au Liban et atteint les USA, la Russie et plusieurs pays arabes, en les forçant à aborder d’importants enjeux régionaux et internationaux à la table des discussions et à revoir la politique des USA en Asie occidentale, plus particulièrement en Syrie. Les pays occidentaux, y compris les USA, ont commencé à revoir leur position actuelle et leurs réserves en ce qui a trait à leurs relations avec la Syrie et son retour au sein de la Ligue arabe et de la communauté internationale. L’objectif – ou peut-être même le souhait – est d’offrir au président Bachar al-Assad la possibilité de reconsidérer ses relations à l’échelle internationale et régionale en n’accordant plus à l’Iran et à la Russie des rôles exclusifs au Levant.