Par Andrey Sushentsov – Le 25 mai 2024 – Source RT
L’Europe reste un axe stratégique important pour la Russie, mais elle n’est plus le principal sujet de discussion. Aujourd’hui, beaucoup la considèrent comme un « continent perdu« , où la moitié occidentale a cessé d’agir en fonction de ses propres intérêts et a même du mal à les définir. Les États perdent de plus en plus leur autonomie et cèdent à la pression des États-Unis.
La présence croissante de l’OTAN aux frontières occidentales de la Russie inquiète notre pays. Des signes indiquent que le bloc dirigé par les États-Unis passe de l’hibernation à la préparation d’une confrontation militaire majeure en Europe. La voie de l’escalade et de la pression croissante sur la Russie est une impasse : Moscou prend la menace de l’OTAN au sérieux et a les moyens d’y faire face. La militarisation des États baltes, le renforcement de l’influence du bloc dans la mer Noire et près de la frontière russe multiplieront les épisodes de collision entre nos intérêts et nous, maintiendront dans une tension constante.
Par
Une telle chose ne s’est jamais produite au cours des cent dernières années, depuis que les États-Unis ont quitté l’hémisphère occidental en tant que puissance impériale : l’irruption d’un adversaire dans l’une de leurs bases militaires à l’étranger.
Par 
L’urgence croissante pour les États-Unis de « contenir » le développement de la Chine a été mise en évidence cette semaine lorsque Janet Yellen est arrivée à Pékin pour ce qui s’est avéré être une incroyable mendicité. Quelques jours avant son arrivée, elle avait fait le buzz en déclarant que la Chine fonctionnait désormais en « surcapacité » (!!), une exclamation mémorable historiquement.
Les deux dernières années ont produit ce qui est, pour la plupart des gens du monde qui réfléchissent à ces choses, l’un des tournants géopolitiques les plus inattendus et stupéfiants de l’histoire moderne.
Les dirigeants occidentaux vivent deux événements stupéfiants : la défaite en Ukraine et le génocide en Palestine. Le premier est humiliant, l’autre honteux. Pourtant, ils ne ressentent ni humiliation ni honte. Leurs actions montrent clairement que ces sentiments leur sont étrangers et qu’ils sont incapables de franchir les barrières bien ancrées du dogme, de l’arrogance et des insécurités profondément ancrées. Ces dernières sont à la fois personnelles et politiques. C’est là que réside l’énigme. En effet, l’Occident s’est engagé sur la voie du suicide collectif. Suicide moral à Gaza ; suicide diplomatique – les fondations posées en Europe, au Moyen-Orient et dans toute l’Eurasie ; suicide économique – le système financier mondial basé sur le dollar est en péril, l’Europe se désindustrialise. Le tableau n’est pas beau à voir. Il est étonnant de constater que cette autodestruction se produit en l’absence de tout traumatisme majeur – externe ou interne. C’est là que réside une autre énigme connexe.