Par Alastair Crooke – Le 10 juillet 2025 – Source Conflicts Forum
La grande question qui se pose après l’attaque américaine du 22 juin contre l’Iran – juste après la question « que va devenir l’Iran ? » – est de savoir si, dans son calcul, Trump peut « imposer rhétoriquement » l’idée d’avoir « anéanti » le programme nucléaire iranien suffisamment longtemps pour empêcher Israël de frapper à nouveau l’Iran, tout en lui permettant de poursuivre son slogan spectaculaire, « NOUS AVONS GAGNÉ : C’est moi qui commande maintenant et tout le monde fera ce que je dis ».
Telles étaient les principales questions conflictuelles qui devaient être réglées avec Netanyahu lors de sa visite à la Maison Blanche cette semaine. Les intérêts de Netanyahu sont essentiellement axés sur « plus de guerre ouverte » et diffèrent donc de la stratégie générale de cessez-le-feu de Trump.
Son approche « In-Boom-Out & Ceasefire » (entrée-bombe-sortie et cessez-le-feu) vis-à-vis de l’Iran laisse entendre que Trump imagine avoir créé l’espace nécessaire pour reprendre son objectif premier : instaurer un ordre plus large centré sur Israël pour Moyen-Orient, s’appuyant sur des accords commerciaux, des liens économiques, des investissements et la connectivité, afin de créer une Asie occidentale dirigée par les entreprises et centrée sur Tel-Aviv (avec Trump comme « président » de facto).

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La chute d’Assad en Syrie a déclenché une suite d’événements rapides qui menace désormais l’influence russe dans le Sud-Caucase, en Mer Caspienne et en Asie Centrale : c’est l’ensemble de la périphérie du Sud de la Russie qui est concerné.
Même au plus fort de la crise entre les États-Unis et l’Iran depuis la révolution islamique de 1979, les observateurs perspicaces n’ont jamais perdu de vue que cette rupture acrimonieuse était davantage le signe d’une relation distante aspirant à la réconciliation que d’une fracture irrémédiable. Si la réconciliation a pris autant de temps, c’est parce qu’il s’agissait d’une relation où la mémoire se mêlait au désir.
En 2019, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, annonçait le « Pacte vert » européen. Elle décrivait ce plan climatique comme étant un « moment historique », une transformation révolutionnaire de l’économie européenne qui permettrait d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et entraînerait des changements dans presque tous les secteurs de l’économie.