Par Brandon Smith – Le 27 juillet 2017 – Source alt-market.com

Cette semaine, le Fonds monétaire international a choqué certains analystes économiques avec une annonce selon laquelle l’Amérique n’était « plus la première dans le monde » en tant que moteur principal de la croissance économique. Cette assertion piquante s’inscrit parfaitement dans le récit du dernier sommet du G20 : que les États-Unis s’affaiblissent en laissant la porte ouverte pour que des pays comme l’Allemagne et la Chine s’unissent et remplissent le pourvoir laissé vacant. J’ai écrit à propos de cette relation croissante entre ces deux nations ainsi que de la démolition contrôlée continue de l’économie américaine dans mon article intitulé Le nouvel ordre mondial commencera par l’Allemagne et la Chine.
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Supposons que vous ayez Napoléon Bonaparte et Jésus-Christ chez vous pour le thé. Napoléon parle de conquête du monde alors que Jésus-Christ le regarde songeur. Une fois que Napoléon finit par se taire, Jésus-Christ l’entretient alors longuement sur le vrai royaume, LUI, qui n’est pas dans ce monde, mais dans le prochain, et comment il n’aura pas de fin. Avec lequel d’entre eux, le cas échéant, devriez-vous être d’accord ? Ce sont des hommes puissants avec de grands egos. Tout faux pas de votre part peut aboutir à ce que vos précieuses tasses de thé personnalisées aux couleurs d’Alice aux Pays des merveilles, délicatement peintes à la main par les dames qualifiées de Stoke-on-Trent, dans le Staffordshire, se brisent en morceaux. Contestez l’un d’entre eux, et cela se retournera contre vous. Renforcez les revendications de l’un contre l’autre, et la situation va dégénérer. Tout un dilemme !



Nous ressemblons de plus en plus à la France à la veille de sa révolution en 1789. Nos classes sont distribuées différemment, mais l’inégalité est tout aussi nette. L’aristocratie de l’Amérique, cette fois fondée strictement sur les comptes bancaires, agit de plus en plus de manière héréditaire comme sa progéniture insipide et ses relations avec des « stars » (en politique, dans le showbiz, dans les affaires et dans les arts) affirment leurs prérogatives sur la renommée, le pouvoir et la richesse. Les électeurs n’ont-ils pas dénoncé l’importation sinistre du message « c’est mon tour » de Hillary ?