Par Andrew Korybko − Le 16 Août 2020 − Source One World

Plusieurs développements récents dans les relations russo-biélorusses – en particulier le retour en Russie de 32 mercenaires présumés de la société de mercenaires Wagner, le départ de Tsepkalo, leader de l’opposition biélorusse, et les deux appels téléphoniques entre les présidents Poutine et Loukachenko – laissent présager que les liens bilatéraux pourraient bientôt revenir à leur niveau fraternel d’antan, mais le fait est que Minsk n’a tout simplement pas d’autre option réaliste que de se réengager avec Moscou (quoique selon les termes de cette dernière) après l’échec dramatique de son « équilibre » et est donc destiné à être le « petit frère » de la Russie au lieu de son « frère égal ».
Par 

Et ainsi, le parti de la Résistance – les Démocrates – a terminé sa conférence solennelle de quatre jours d’informations cérémonielles et a envoyé son Primero Ingenioso Hidalgo alias Don Quichotte – alias Joe Biden, sur son cheval boiteux, cuirassé par les hosannahs des médias d’information, une sainte femme de couleur – Sancho Panza ? – à ses côtés pour l’aider, pointant sa lance d’instruction morale pour apporter amour, espoir et lumière à un monde enténébré par l’ombre de MAGA-Diablo, Trump-le-Terrible. De plus, Joe a promis de vaincre la Covid-19 et de guérir le cancer.

D’accord, je l’avoue, le titre est plutôt exagéré. Mais voici ce que j’essaie de dire : il y a des signes que la Russie intervient dans la crise biélorusse – enfin !
Historiquement, l’époque des grandes puissances a commencé au XVIIIe siècle, lorsque cinq États européens les plus puissants – le Royaume-Uni, la France, la Prusse, la monarchie des Habsbourg et la Russie – étaient en concurrence les uns avec les autres. Jusqu’à la Première Guerre mondiale, le club des grandes puissances était exclusivement réservé aux États européens
Comme tous les pays, la Russie a ses imperfections, et l’on peut toujours trouver des points à améliorer quant à ses stratégies, particulièrement vis-à-vis de la Guerre Hybride en cours contre le Bélarus, qui semble étrangement avoir pris le Kremlin de cours et l’avoir contraint à s’adapter à des tours et détours qu’elle aura manqué d’anticiper.