Par Nicolas Bonnal – Juillet 2020 – Source nicolasbonnal.wordpress.com

Hannibal a traduit Dean Arnold, auteur qui évoque la conspiration des élites à travers les âges ; en vérité nous en sommes toujours au même point. Il y a un troupeau et un berger qui veut en réduire le nombre ou en corriger le comportement. Ce berger ou philosophe-roi s’entoure de gardiens (les phulakes de Platon). Il est aujourd’hui aidé par l’ingénierie sociale massifiée et industrialisée. Le grand Vince Packard, auteur des Hidden persuaders (alias la persuasion clandestine), termine son livre effarant (encore plus effrayant que le livre Propagande de Bernays) par l’évocation du bio-contrôle.

L’hystérie médiatique actuelle sur les « théories du complot » contamine les domaines scientifiques et les sciences humaines en particulier. En lisant certains articles de psychologie on s’aperçoit que les psychologues eux-mêmes tombent dans le fameux « biais cognitif de confirmation » qu’ils sont si prompts à repérer chez leurs patients en général et les « théoriciens du complot » en particulier. Quand on voit la paille dans l’œil du voisin…

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Quos Deus vult perdere prius dementat – un dicton datant d’environ 450 avant Jésus-Christ dit : « Ceux que les dieux veulent détruire … ils les rendent d’abord fous ». Ces mots résument en quelque sorte la manière dont les premiers Grecs, d’Homère aux grands tragédiens, concevaient la relation entre « les dieux » (ici les forces psychiques invisibles qui nous façonnent) et la sphère humaine au sens large.
Le moratoire fédéral sur les expulsions se termine à la fin du mois. 