Par Ron Unz − Le 23 janvier 2023 − Source Unz Review
De nombreuses personnes considèrent notre magazine en ligne comme l’un des contenus les plus controversés publiés sur tout Internet, surtout avec les articles explosifs qui constituent ma longue suite La Pravda Américaine.
L’épidémie mondiale de Covid a constitué au cours des trois dernières années le sujet dominant, et a généré davantage de controverses que tout autre sujet, du moins jusqu’au moment de l’éclatement de la guerre en Ukraine.
Pourtant, assez étrangement, avec une seule exception d’importance — les origines du virus — mes opinions sur le Covid sont remarquablement alignées et banales vis-à-vis des médias dominants, d’après ce que j’ai pu lire dans le New York Times ou The Economist. Cette situation a naturellement provoqué l’indignation de nombre de nos lecteurs, qui avaient souvent été amenés à lire notre magazine internet parce qu’ils rejettent de manière automatique tout ce que les médias dominants affirment.

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Le Moyen-Orient sera bientôt confronté à une Europe fracturée, imposant de nouveaux dilemmes à la région, en plus de devoir naviguer entre les circonscriptions de politique étrangère du Beltway qui s’affrontent à Washington pour la primauté en matière de politique russe.
Derrière l’appel désespéré de Washington pour obtenir des chars et d’autres armes létales pour l’Ukraine, se profile la perspective lancinante que l’offensive hivernale de la Russie pourrait avoir déjà commencé dans le sud, où de violents combats ont éclaté le long de la ligne de contact dans la région de Zaporizhia. Si les informations en provenance du front restent sommaires, certains analystes pensent que la Russie envisage d’envoyer ses troupes et ses unités blindées vers le nord afin de bloquer les lignes d’approvisionnement vitales et de piéger les forces ukrainiennes à l’est. Un blitz russe vers le nord serait probablement synchronisé avec le mouvement d’un deuxième grand groupe poussant vers le sud le long de la rivière Oskil. Ces deux poussées en forme de poignard seraient accompagnées de multiples frappes de missiles visant les ponts stratégiques et les lignes de chemin de fer traversant le Dniepr. Si les Russes parvenaient à mener à bien une telle opération, le gros de l’armée ukrainienne serait effectivement encerclé à l’ouest, tandis que Moscou aurait repris le contrôle de la plupart de ses territoires traditionnels. L’offensive ne mettrait peut-être pas fin à la guerre, mais elle mettrait fin à l’existence de l’Ukraine en tant qu’État viable et contigu. Ceci est un extrait d’un article paru sur Aljazeera :