Par Moon of Alabama – Le 14 avril 2020
Nous ne savons toujours pas avec certitude d’où provient le virus qui est à l’origine de la pandémie actuelle. Le premier cas connu de Covid-19 en Chine a été retracé à mi-novembre. Bien que le virus soit très probablement d’origine naturelle, les responsables du Département d’État américain signalent maintenant des insécurités présumées au laboratoire de niveau de sécurité 4 de Wuhan, qui fait des recherches sur des virus similaires. Ils répandent des rumeurs infondées selon lesquelles le virus s’est échappé de là. Mais les États-Unis eux-mêmes possèdent de nombreux laboratoires de ce type dont les problèmes de sécurité sont documentés depuis longtemps et on peut raisonnablement soupçonner que le véritable patient zéro vient des États-Unis.
La science finira par résoudre cette énigme. Tant que ce n’est pas le cas, il n’y a pas grand-chose à gagner à poursuivre les spéculations à ce sujet.
Il était déjà évident depuis de nombreuses années que l’Empire anglo-sioniste n’était pas viable, qu’il devait sombrer tôt ou tard. Il y avait deux scénarios principaux qui étaient généralement considérés pour cet effondrement : une crise externe – à priori une défaite militaire majeure – ou une crise interne due à un effondrement économique.



Alors que les États-Unis et le Royaume-Uni, pour endiguer les infections de la Covid-19, adoptent une approche guerrière, avec des niveaux intrusifs d’intervention dans la vie sociale, ces gouvernements – comme corollaire du confinement – proposent des renflouements massifs. À première vue, cela peut sembler à la fois raisonnable et approprié. Mais attendez … Renflouer quoi, et qui ? 

Le coronavirus existe et remettre en cause la crise sanitaire n’a aucun sens. Pourtant, ce qu’elle nous révèle est autre. Impossible de fermer les yeux sur l’ampleur de la dégradation des institutions étatiques dans notre monde néolibéral, qui n’a eu de cesse de réduire le public au profit du privé et montre son incapacité à gérer une poussée virale, une pandémie, qui n’est ni la première, ni la dernière, mais qui, surtout, n’est pas la seule en cours et pas la plus meurtrière aujourd’hui. Or, des mesures absolument inédites sont adoptées à travers le monde, les pays qui résistent font l’objet de pressions sans précédent. Et parallèlement, l’on voit une peur grandissante s’infiltrer dans les populations et pour cause, elles sont mises en situation de détresse psychique, artificiellement en situation de survie. Autant la réalité de l’existence de la crise sanitaire est incontestable, autant son instrumentalisation apparaît toujours plus clairement.
