Par Arnaud Bertrand – Le 7 novembre 2025 – Source X

La dirigeante numéro 2 taiwanaise a fait un discours choc au parlement européen. La deuxième dans la hiérarchie s’est adressée à une conférence non officielle de députés européens, une initiative risquant de provoquer une réponse furieuse de la part de Pékin.
L’Europe vient de franchir une énorme ligne rouge chinoise : c’est un geste plus provocateur que les États-Unis eux-mêmes n’avaient jamais osé faire. Ça n’était jamais arrivé avant.
Ce qui rend cette décision franchement incompréhensible : pourquoi l’Europe franchirait-elle une ligne rouge que les États-Unis, même lorsqu’ils étaient au sommet de leur puissance, ont toujours considéré qu’ils ne pouvaient pas se permettre de franchir ? D’autant plus pour un sujet où l’Europe n’a aucun rôle à jouer et alors que l’Europe est bien plus dépendante du commerce chinois que ne le sont les États-Unis ? Il n’y a rien à gagner ici pour l’Europe, et beaucoup à perdre : cette décision est purement destructrice.
La courte visite du ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa’ar en Inde a été plutôt mince. Bien qu’il s’agisse de sa première visite en Inde en tant que ministre des Affaires étrangères, et malgré l’approche « pratique » du Premier ministre Narendra Modi sur la relation Inde-Israël qui a connu un énorme essor au cours de ses 11 années au pouvoir, il est surprenant
Pendant une grande partie de son existence, la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH) et son organe d’application, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), ont occupé une place relativement peu controversée dans l’imaginaire européen et britannique, créditée d’avancées marquantes en matière de droits civils, de la protection de la liberté journalistique à l’égalité pour les homosexuels. Pourtant, 75 ans après sa fondation, l’institution qui était autrefois considérée comme un gardien de la liberté est devenu quelque chose de tout à fait différent : une cour transnationale qui fonctionne en pratique comme une autorité supranationale, se réservant le pouvoir de décider et de redéfinir constamment ce qui compte comme un “droit de l’homme”.
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Ce 19 octobre, les Boliviens viennent d’élire Rodrigo Paz Pereira à la présidence. Sénateur de centre-droit et fils de l’ancien président Jaime Paz Zamora (1989-1993), Paz s’est présenté sur une plate-forme de “Capitalisme pour tous”, battant l’ancien président conservateur Jorge Quiroga au second tour. Ce duel entre deux candidats de droite a marqué la fin décisive de près de deux décennies de domination politique du parti de gauche Vers le socialisme (MAS), anciennement dirigé par Evo Morales, qui a exercé trois mandats présidentiels entre 2006 et 2019. Au premier tour de scrutin, le candidat du MAS à la présidence n’a recueilli que 3% des voix et la représentation du parti à la Chambre des députés est passée de 75 à un député ; au Sénat, il est passé de 21 à zéro.